‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 186 sur 241 · I. — SÉRUM ANTIDIPHTÉRIQUE · texte numérisé non relu

I. — SÉRUM ANTIDIPHTÉRIQUE

A.— Titrage d’un sérum antidiphtérique en unités antitoxiques.

On doit avoir à sa disposition :

1° Un sérum-étalon (par exemple celui que fournit l’Institut Pasteur de Paris ou l’Institut de Médecine expérimentale de Francfort-sur-Mein, en solution glycérinée et titrée) ;

20 Une toxine d’épreuve dont on a préalablement déterminé, par injection sous-cutanée à des cobayes du poids de 250 à 300 grammes, la dose minima mortelle en 4à 5 jours. Cette dose doit être voisine de 0 cc. 005 ou 1/200 de centimètre cube ;

3° De l’eau salée Dos dti 40 81:10 dé NaCle Dar litre pour les dilutions ;

40 Une série de pipettes (au moins 2) de 1 centimètre cube graduées en centièmes de centimètre cube, entre deux traits ;

5° Des pipettes de 1 et de 2 céntimètres cubes graduées par 1/10 de centimètre cube ;

6° Une série de petits verres coniques à expériences, de 15 centimètres cubes, recouverts de capuchons de papierfiltre et stérilisés à sec ;

70 Des seringues stérilisables de 1 et de 5 centimètres cubes ; |

8° Un certain nombre de jeunes cobayes du poids de 250 à 300 grammes (maximum) ;

9% Enfin le sérum antidiphtérique dont il s’agit d’effectuer le titrage. Ce sérum doit avoir été préalablement chauffé au bain-marie une heure à 58.

a) Sérum élalon. — Les solutions glycérinées de sérumétalon contiennent généralement 10 unités antitoxiques par centimètre cube (leur titre est d’ailleurs indiqué sur l’étiquette).

On en prend 1 centimètre cube qu'on dilue dans 9 centimètres cubes (ou dans x centimètres cubes d’eau salée physiologique, de telle sorte que chaque centimètre cube de dilution corresponde à une unité antitoxique ou UA (ou LE Immunitäts-Einheit d'Erlich).

Cette unité neutralise exactement in vitro 100 doses minima mortelles de toxine.

b) Toxine d'épreuve. — Il faut avoir une toxine dont on a déterminé par plusieurs expériences la dose minima mortelle en 4 ou 5 jours par injection sous-cutanée aux cobayes de 250 à 300 grammes.

Cette toxine doit être vieille d’au moins deux mois et avoir été conservée à la glacière, sous une couche de toluol, dans un flacon bien bouché. Elle est alors suffisamment stable et le même échantillon peut servir à un grand nombre de titrages.

Si l’on n'a pas de bonne toxine à sa disposition, on peut se procurer de la toxine d’épreuve (standardtoxine), toute titrée, à l’Institut Pasteur de Paris ou au laboratoire de Francfort.

En possession de cette toxine, dont nous supposons la dose minima mortelle DMM — 0 cc. 004, il s’agit de déterminer d’abord la dose qui est exactement neutralisée par 1 UA (1 unité antitoxique de sérum-étalon). Cette dose est appelée Lo. Pour la préciser, on fait, dans une série de verres coniques, des mélanges de toxine à doses croissantes à partir de 100 fois la dose minima mortelle (soit pour notre toxine dont la DMM est 0 cc. 004 >< 100 — 0 cc. 4) avec 1 centimètre cube de dilution de sérum-étalon contenant 1 UA ‘. On complète dans tous les vases au même volume, soit 3 centimètres cubes, avec de l’eau physiologique. On laisse en contact pendant 30 minutes à la température du laboratoire et on injecte successivement chaque mélange à un cobaye du poids de 250 à 300 grammes, sous la peau du ventre, près de la racine de la cuisse, — avec la même

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