‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 55 sur 241 · C. — Obturation des tubes ou vases de culture · texte numérisé non relu

C. — Obturation des tubes ou vases de culture

Cette obturation se fait le plus commodément avec des capuchons de caoutchouc qu'on peut stériliser à l’autoclave et conserver dans une solution de sublimé au millième. Mais, comme ils coûtent assez cher, on peut très bien les remplacer par l'obturation au moyen d’un mélange de 10 parties de vaseline fusible à 40° et d’1 partie de paraffine fusible à 55°, qu'on coule sur le bouchon d’ouate légèrement enfoncé dans le tube ou le goulot du vase et qu’on recouvre d’un capuchon de papier ou d’étain.

D. — Conservation et entretien des seringues

et aiguilles à injection.

Les seringues à injection stérilisables par la chaleur, à piston de caoutchouc ou de fibre, doivent être maintenues constamment immergées dans un bocal à large ouverture. bouché à l'émeri et contenant une solution saturée à froid de borate de soude.

On prendra soin de talquer et de faire jouer de temps en temps les pistons.

Les aiguilles à injection en acier seront conservées indéfiniment à l'abri de la rouille si, aussitôt après qu'on en a fait usage, on les plonge dans un flacon contenant la même solution de borate de soude saturée à froid et filtrée. Chaque aiguille doit toujours être pourvue d’un fil d'argent ou de nickel, afin d'empêcher l’obturation de son canal par de petits cristaux de sel.

Il est toujours recommandable d'ajouter un peu de borate de soude à l’eau dans laquelle on fait bouillir seringues, aiguilles, bistouris, instruments nickelés divers. C’est un excellent moyen d'éviter les taches de rouille.

E. — Stérilisation des aiguilles d'acier au chloroforme parañffiné.

La stérilisation est obtenue par l'immersion dans du chloroforme paraffiné (paraffine 3 grammes, chloroforme 100 centimètres cubes) ; on taille en copeaux la paraffine et on la fait dissoudre dans du chloroforme commercial ou anesthésique.

Après une heure de séjour dans ce liquide, l'aiguille peut être considérée comme stérile, mais on peut l'y laisser indéfiniment sans dommage.

Avec une pince flambée, on la retire du tube contenant le chloroforme paraffiné. On l’introduit, pointe en bas, dans un petit tube stérile bouché avec de l’ouate. On renverse le tube fermé et on l’abandonne sens dessus dessous durant quelques minutes : l'aiguille tombe et vient s'accoler au bouchon ; son embout déverse sur le coton tout le chloroforme contenu dans sa cavité. On redresse le tube et on le

porte à l’étuve à 37°. Cette température accélère l'évaporation du liquide volatil. Deux heures suffisent pour assécher les aiguilles.

La stérilisation ne s'accompagne d'aucune oxydation de l'acier. En s’évaporant, le chloroforme abandonne un enduit minuscule de paraffine sur la paroi intérieure de l'aiguille, qui s'oppose à la coagulation du sang.

F. — Conservation des tubes et bouchons de caoutchouc.

Les objets de caoutchouc, dont on fait rarement usage, se durcissent et se fendillent à l'air et à la lumière. Il faut, pour assurer leur conservation en bon état, les tenir à l’obscurité, noyés dans du talc en poudre fine. Ils gardent ainsi leur élasticité et leur souplesse.

Pour les tubes à gaz ou à vide, dont on se sert de temps en temps seulement, il est plus simple de les tenir immergés dans un large bocal rempli d’une solution de carbonate de soude à 10 p. 1.000 qu'on change tous les deux ou trois mois.

G. — Destruction des mouches et des moustiques dans les laboratoires, les logements, les écuries, etc.

Lavage des lanchers, carrelages et éviers au crésyl à P Y

sn 100.

b) Lait formolé. — On met, dans des cuvettes photographiques, en couche mince, du lait additionné, par litre, de 10 centimètres cubes de solution commerciale (à 40 p. 100) de formol. Les mouches qui s’abreuvent à ce liquide ne tardent pas à succomber.

On peut préparer de la même manière de la bière formolée. Les mouches en sont très friandes.

c) Papiers tue-mouche.

On peut en fabriquer très facilement soi-même avec du papier buvard ou du papier d'emballage, étalé en carrés sur des assiettes ou dans des cuvettes to mnlioud et imbibé de la liqueur préparée comme suit :

Faire bouillir 10 grammes de bois de quassia amara dans * 250 centimètres cubes d’eau. Passer et ajouter 135 grammes de mélasse ou de miel et 10 grammes d’émétique (tartrate de potasse et d'antimoine).

d) Cobolt (arsenic métallique réduit en poudre fine et qui, par son contact avec l'air, subit rapidement un commencement d'oxydation).

On étale cette poudre en couche mince dans des assiettes ou des cuvettes photographiques sur un papier buvard que l'on maintient mouillé avec une très petite quantité d’eau. Elle est très toxique pour les mouches.

(On trouve le Cobolt chez Poulenc frères.)

e) Vapeurs de crésyl chauffé (méthode de Bouëtet Roubaud, recommandée pour les écuries, salles d'animaux, etc.).

Dans un récipient métallique un peu profond, une vieille marmite par exemple, on fait bouillir, sur une lampe à pétrole ou à alcool, une quantité de crésyl pur correspondant à 5 grammes de crésyl par mètre cube d'espace à traiter.

f) Tabac (méthode préconisée par Simond et par Thiroux), Soufre, Pyrèthre, Quinoléine.

On détruit facilement les moustiques d’une case indigène en enveloppant celle-ci d’une vaste bâche en toile et en faisant brüler à l’intérieur, sur un petit réchaud contenant du charbon de bois bien allumé, 20 grammes de tabac en feuilles (ou de tabac à fumer) par mètre cube. Après une heure de contact, tous les moustiques sont tués.

On obtient le même résultat avec 5 grammes de soufre en canons ou en fleur par mètre cube, ou 10 grammes de poudre de pyrèthre, ou mieux avec un mélange de 10 grammes de tabac et de 10 grammes de poudre de pyrèthre.

La poudre de pyrèthre seule donne, par sa combustion, des vapeurs qui stupéfient les moustiques, mais qui ne les tuent que difficilement.

Les vapeurs de quinoléine à la dose de 0 gr. 50 par mètre cube tuent également bien les mouches et les moustiques dans les locaux mal fermés, après 2 heures de contact

(J. Legendre et G. Bourret).

g) Huile de schiste, recommandable pour la destruction des larves de mouches dans les fumiers et fosses d’aisances.

On l'utilise en émulsion à 5 p. 100 dans l’eau, projetée avec un balai de brindilles ou avec une pompe à pulvérisation.

Pour les fosses à purin ou d’aisances, il faut employer 10 litres de schiste par mètre cube de fumier ou d’ordures.

Nota. — Pour la défense contre les poux, puces, unaises, tiques, etc., voir le chap. xLix.

H. — Teinture noire lavable pour les tables en bois des laboratoires.

Cette teinture doit être appliquée, autant que possible, sur le bois neuf bien uni, ou après dégraissage soigneux à l'essence de pétrole.

On effectue un premier et abondant badigeonnage avec une solution aqueuse à 10 p. 100 de chlorhydrate d’aniline tiède. On renouvelle le badigeonnage après quelques heures.

On laisse sécher. Le lendemain, on applique une couche de solution de 100 grammes d'acide chromique dans un litre d'eau tiède. À défaut d'acide chromique, on peut employer un mélange de 120 grammes de bichromate de potasse, 241 grammes d'acide sulfurique à 66° B£ et 1 litre d’eau. Il se produit du sulfate de potasse avec mise en liberté d'acide chromique.

Le bois est ainsi teint dans sa profondeur en noir d’aniline qui résiste à la plupart des agents décolorants.

Après un ou deux jours, on lave à l’eau chaude, on laisse bien sécher et on imperméabilise le bois en le frottant avec des déchets de coton imprégnés de paraffine chaude, fondue.

CHAPITR ENT EI

A.— Solutions normales et décinormales d'alcalis et de divers sels.

Les solutions dites normales contiennent, par unité de volume du dissolvant, un poids de substance active égal à l'équivalent chimique de celle-ci, par exemple : 40 grammes par litre d’eau distillée pour la soude caustique ; 56 gr. 100 pour la potasse caustique ; 53 grammes pour le carbonate de sodium anhydre.

La solution décinormale de soude est préparée en dissolvant 4 grammes (exactement 3 gr. 97) de soude caustique pure dans 1 litre d’eau distillée. 1 centimètre cube de cette solution décinormale doit être exactement neutralisé par 1 centimètre cube de solution décinormale d'acide oxalique et contient 0 gr. 004 d'hydrate de soude.

La solulion décinormale de potasse est préparée en dissolvant 5 gr. 61 de potasse caustique pure dans 1 litre d’eau distillée. 1 centimètre cube de cette solution doit être neutralisé par 1 centimètre cube de solution décinormale d'acide oxalique et contient 0 gr. 0065 de potasse caustique.

La solution normale de carbonate de sodium est préparée en dissolvant 53 grammes de carbonate de sodium pur dans 1 litre d’eau distillée.

La solution normale d'ammoniaque — 16 gr. 93 par litre

Solution décinormale de permanganate de potasse — 3 gr. 5 par litre (conserver en flacon jaune).

Solution décinormale de nitrate d'argent — 16 gr. 868 par litre. 1 centimètre cube de cette solution = 0 gr. 003518 de chlore ou 0 gr. 0058 de chlorure de sodium.

B. — Solutions acides normales :

Acide chlorhydrique . . . . 36 gr. 18 par litre. »adsulfurique en nn 48 gr. 67 » »

MAR AZOUQUESSS RUE 63 gr. » »

» oxalique. 62 gr. 55 » »

ee à l'abri de la lumière. )

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