L. — Préparation de la pectine
(G. Bertrand et Mallèvre.)
2 k. 500 de carottes nouvelles, finement broyées, sont délayées dans environ 2 litres d'alcool à 950. On chauffe au bain-marie vers 60° pendant environ 1 heure pour dissoudre les matières colorantes, les graisses, etc. On décante l'alcool. On passe à la presse dans un linge pour obtenir un gâteau de carottes bien sec.
Ce gâteau est dissocié en menus morceaux et mis à macérer dans environ 1 litre d'acide chlorhydrique à 2 p. 100, pendant 24 heures, en ayant soin de mélanger de temps en temps. On reporte sous la presse et on retire un liquide duquel on précipite la pectine par 2 volumes d'alcool à 95°. Les flocons gélatineux de pectine décantés sont passés à travers une étoffe de laine, puis exprimés à la main. Il reste sur le tissu une masse blanche amorphe, qu’on enlève avec une spatule en corne et qu on dissout dans une très petite quantité d'eau tiède à 50°. Cette solution brute de pectine est mise à dialyser dans des sacs de collodion
pendant trois jours en changeant trois fois par jour l’eau extérieure. La pectine est alors purifiée. On peut la concentrer dans le vide à basse température. 2 k. 500 de carottes donnent environ 0 gr. 9 à 1 gr. 7 de pectine. Les solutions de cette substance, traitées par la soude caustique à 33 0/0, donnent un précipité insoluble dans l’eau, gélatineux, qu'on peut recueillir par centrifugation et laver à plusieurs reprises jusqu'à réaction neutre des eaux de lavage.
Cette pectine gélatineuse a la propriété de fixer l’alexine des sérums frais. Elle ne renferme aucune trace de matière azotée (W. Kopaczewski et S."Mutermilch). à
M. — Bain-marie. Points d’ébullition de diverses solutions salines saturées.