‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 57 sur 241 · I. — Réactions colorées des substances protéiques · texte numérisé non relu

I. — Réactions colorées des substances protéiques

a) Réaction xanthoprotéique. — À 5 centimètres cubes de solution (1 partie de blanc d'œuf par exemple et 9 parties d’eau), on ajoute 0 ce. 5 à 1 centimètre cube d'acide nitrique à 36° Bé. Il se forme, en général, un précipité qui se redissout en partie par chauffage. On fait bouillir pendant 1 ou 2 minutes environ. Le liquideet le précipité se colorent en jaune. L'addition d’ammoniaque à ce liquide préalablement refroidi, ou de soude caustique, fait virer la teinte à l'orangé.

Cette réaction est due à la présence de noyaux aromatiques dont les dérivés nitrés sont colorés en jaune.

b) Réaction de Millon. — À 5 centimètres cubes de la solution protéique, on ajoute 1 à 2 centimètres cubes de réactif de Millon et on fait bouillir doucement. Il se fait un précipité qui se colore en rouge, du rouge carmin au rouge brique. Si on continue à chauffer, il peut se décolorer et se redissoudre partiellement. On doit donc chauller avec

beaucoup de précaution au début. Cette réaction est attribuable à la tyrosine. Le phénol la donne avec intensité. La gélatine ne la donne habituellement pas. La liqueur de Millon non diluée colore à froid, en moins d’une minute, la peau et les ongles (matières cornées) en rouge foncé.

On prépare le réactif de Millon en faisant dissoudre 1 partie de mercure dans 2 parties d’acide nitrique à 36° Bé et chauffant légèrement à la fin, s’il est nécessaire. Après dissolution complète, on étend le liquide vert de 2 volumes d’eau. On agite et on décante.

c) Réaction du biuret. — A quelques centimètres cubes de la solution protéique, on ajoute 1 centimètre cube de soude à 10 p. 100 pour alcaliniser fortement, puis une solution de sulfate cuivrique à 1 p. 100, goutte à goutte, avec une pipette. La première goutte donne une teinte rose violacée, qui vire au violet bleu par addition ultérieure de sulfate de cuivre. Cette colorationest due à la formation d’un composé cupro-potassique. Elle est donnée par toutes les substances protéiques, mais est surtout intense avec les albumoses, et encore plus avec les peptones.

J.— Réactifs urologiques.

a) Liquide d'Esbach (dosage de l’albumine).

Acitié DICriqQue se re 10 gr. Acide”CITique LR RE 20 gr.

Éau’disbiilée 45. Er 0e 02 q. s. pour 1 litre.

b) Liqueur de Fehling. (dosage de sucre).

Sulfate de cuivre pur et cristallisé. 34 gr. 65. Selde Seignette (tartrate de potasse et de-soude)} Reel ten Lessive de soude 205.000 er Eau:distiléé, 40402 19 Mis peur litre.

On fait dissoudre séparément le sulfate de cuivre dans 200 centimètres cubes environ d’eau distillée, puis le sel de Seignette et la lessive de soude dans une autre portion d'eau distillée. On mêle, on porte à l’ébullition pendant 10 minutes, on laisse refroidir et on complète le volume à 1 litre. (Conserver à l’abri de l'air, de la lumière, et en plusieurs flacons remplis et soigneusement bouchés).

aa. ce

Chaque centimètre cube de cette liqueur doit être réduit par 0 gr. 005 de glucose.

c) Diazo-réaclion d'Éhrlich (réaction xanthoprotéique).

Diméthylaminobenzoaldéhyde. . gr.

Acide chlorhydrique.. . . . . 25. gr.

Faurdishlée PR een 25 cc.

On verse quelques gouttes de ce réactif dans 4 à 5 centimètres cubes d'urine. Dans les cas positifs il se produit une coloration rouge.

d) Dosage de l’urée dans le sang d'aprés la méthode de Fosse (combinaison de l’urée avec le xanthydrol : dixanthylurée).

On prend, avec une pipette graduée, 10 centimètres cubes de sérum que l’on verse dans 100 centimètres cubes d'alcool à 95°. On ajoute quelques gouttes d'acide acétique pour acidifier le mélange. Il se forme un coagulum qui est complet après 4 heures de repos à la température du laboratoire. Ce coagulum est recueilli sur un filtre, essoré, puis lavé à 2 reprises avec 10 à 20 centimètres cubes d'alcool. Es,

Les filtrats, réunis dans une capsule de verre de 150 centüimètres cubes environ de capacité, sont évaporés doucement sur un bain-marie jusqu à réduction du volume à 5 cc. environ. On ajoute alors, dans la capsule, 50 centimètres cubes de solution alcoolique à 5 ou 8 p. 100 de xanthydrol, puis 50 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable.

On recouvre la capsule d’un disque de verre et on laisse en contact pendant 4 heures (au moins) à la température du laboratoire. Il ne faut pas dépasser le délai de 15 heures. Après quoi on recueille le précipité de xanthydrol sur un petit filtre exactement taré. Le meilleur filtre est un petit entonnoir cylindrique à douille capillaire, qu'on a préalablement garni d'un tampon d’ouate hydrophile et séché à 105° avant de le porter à la balance de précision. La filtration achevée, on sèche de nouveau le filtre à 105° et on pèse. La différence de poids, divisée par 7, donne le poids d’urée contenu dans 10 centimètres cubes de sérum mis en œuvre.

Pour le sérum humain normal. ce poids varie entre 15 et 80 milligrammes. Il s'élève à 100 dans certains états pathologiques.

K. — Préparation de la teinture de gaiïac. (Pour la recherche des oxydases.)

On fait dissoudre à chaud 5 grammes de résine de gaïac dans 70 centimètres cubes d'alcool à 959, puis on filtre et on ajoute environ 30 centimètres cubes d’eau.

Cette teinture doit toujours être employée fraîche, car elle se peroxyde très rapidement. Il faut la tenir rigoureusement à l'abri de l'air.

En choisissant un bloc de résine, on en écartera les parties superficielles, déjà oxydées. Si la résine est impure, on la dissout d’abord dans le chloroforme ; puis on filtre et on chasse le chloroforme par évaporation dans le vide. La poudre jaune restant est alors dissoute dans l'alcool. On obtient ainsi une solution très limpide.

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