‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 71 sur 241 · C. — Maladies des lapins · texte numérisé non relu

C. — Maladies des lapins

Pasteurellose (maladie du nez). — Très contagieuse. Elle setraduit par de l’inappétence, de la prostration, du jetage, parfois de la toux et de la diarrhée. La mort survient rapidement.

Pneumococcie. — Rare chez les lapins neufs, cette affection est fréquente chez les animaux inoculés. Le pseudo: pneumocoque qui en est la cause est un microbe de sortie (M. Nicolle).

Nécrobacillose. -- Due au bacille de la nécrose,ou bacille de Schmorl. Se traduit par de la dermite, des abcès souscutanés et pulmonaires, du coryza et des collections des sinus. È

Pseudo-tuberculose. — Relativement rare chez le lapin,

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elle est causée par le cocco-bacille de Malassez et Vignal. Son évolution est lente. À l’autopsie on trouve des lésions nodulaires du foie, de la rate et des intestins.

Coccidiose. — Elle revêt la forme intestinale ou la forme hépatique et se traduit par un amaigrissement progressif, l'aspect terne des poils, l’enflure du ventre, de la diarrhée et des convulsions. La mort survient en quelques jours chez les jeunes, en quelques semaines chez les adultes. A l’autopsie on trouve, dans le cas de coccidiose hépatique, des masses blanchâtres ou jaunâtres, échelonnées le long des canaux biliaires. Ces masses contiennent une énorme quantité d’oocystes ovalaires à double paroi, très réfringents. Dans la coccidiose intestinale, des plaques blanchâtres sont disséminées sur l'intestin grêle.

La diffusion de ces maladies très contagieuses sera évitée en surveillant attentivement les lapins et en séparant immédiatement ceux qui paraissent tristes ou ne mangent pas. Les cages infectées seront évacuées, puis abondamment lavées avec une solution crésylée forte. On répartira les animaux contaminés par petits lots dans des cages spéciales et on incinérera les cadavres ou on les enfouira profondément ‘en les saupoudrant de chaux vive.

D'autres affections parasitaires dues à des strongles, des tæœnias ou des cénures, peuvent également survenir. La cénurose, provoquée par la forme cystique du tœnia serialis du chien, se manifeste par des kystes plus ou moins volumineux au cou, à l'épaule ou sur la nuque et dans les séreuses. |

(rale des oreilles. — La gale psoroptique des oreilles, due à Psoroptes communis, débute par le conduit auditif externe et envahit parfois l'oreille moyenne, déterminant des troubles de l’attitude, des accidents épileptiformes et la mort. Cette affection se traduit localement par des croûtes. épaisses et adhérentes, obstruant le conduit auditif. Elle doit être attentivement surveillée par l’examen systématique des oreilles. Dès son apparition, les lapins en contact avec les malades seront séparés et on soumettra les galeux au traitement suivant : enlever les croûtes avec de l’eau savonneuse tiède et un écouvillon de coton, rincer à l’eau tiède, puis sécher, et introduire dans l'oreille une petite quantité de baume de Pérou, en massant légèrement la base

de l'organe. Des insufflations de fleur de soufre et des lavages au polysulfure de sodium à 5 p. 1.000 réussissent également bien.

Gale de la tête et des pattes. — Due à Sarcoptes scabiei, cuniculi, ou à Notoedres cati. Envahit l'extrémité des pattes et du nez qu'elle couvre de squames. Moins fréquente que la précédente, elle présente cependant la même contagiosité. On peut la traiter au moyen de frictions avec la pommade d'Helmerich, mais il est préférable de sacrifier les malades et de désinfecter les locaux.

D. — Maladies des cobayes.

Pneumonie et broncho-pneumonie. — Très fréquentes et très contagieuses, ces affections sont provoquées par des pasteurella. Les symptômes observés sont peu nets. Les malades se mettent en boule, les poils hérissés, s’immobilisent et maigrissent. Souvent du jetage apparaît en même temps que de la dyspnée. La mort survient en quelques jours. À l’autopsie on trouve des épanchements cavitaires et des lésions inflammatoires pulmonaires et pleurales.

Maladie du nez. — Elle a souvent pour cause la «sortie » d'un pseudo-pneumocoque chez des animaux sensibilisés par des inoculations diverses : microbes vivants ou morts, toxines (M. Nicolle). Ses symptômes consistent en un jetage séreux, puis purulent, qui obstrue peu à peu les cavités nasales, de l’amaigrissement et une dyspnée accentuée. La mort se produit après un temps variable qui peut atteindre plusieurs semaines. Dans la forme nasale pure, on observe seulement de la dégénérescence graisseuse du foie ; dans la forme broncho-pulmonaire, le poumon enflammé est carnifié. La péritonite avec épanchement est fréquente, la pleuropéricardite assez rare.

Pseudo-tuberculose. — Provoquée par le cocco-bacille de Malassez et Vignal. Cette affection peut être aiguë ou chronique (Ramon). Le type septicémique évolue en 24-48 heures et ne détermine pas d'autre symptôme caractéristique qu'une dyspnée croissante. Dans la forme ganglionnaire, on observe des adénopathies sous-glossiennes, cervicales ou inguinales s’'açcompagnant de suppuration. Le type clas-

sique se traduit par une cachexie progressive qui amène la mort en une ou plusieurs semaines. Il n'existe de lésions typiques que dans cette dernière forme : nodules blancs, plus ou moins volumineux, disséminés à la surface de la rate ou envahissant le parenchyme hépatique hypertrophié ; abcédation des ganglions mésentériques. Les poumons sont parfois envahis par un semis de petits tubercules de dimensions variables.

Peste. — Due à un virus filtrant. Assez rarement observée. , Paralysie. — Assez rare. Décrite en Autriche par Rômer,

elle existe également dans les élevages de la région parisienne. Le train postérieur des cobayes devient mou, puis se paralyse tout à fait et l'animal traîne les membres en extension quand il se déplace. Mort en 15 à 20 jours.

E. — Maladies des rats et souris.

Seplicémie des souris. — Due à un bacille décrit par Koch. Somnolence, dyspnée, mort rapide.

Typhose. — Due à des bacilles paratyphiques, dont b. typhi murium.

Sarcosporidiose. — Détermine une dégénérescence particulière du tissu musculaire et se traduit par de fines trainées blanchâtres le long des fibres.

Teignes. — Fréquentes.

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