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Fig. 3. — Inoculation intraveineuse chez le lapin (dans la veine marginale de l'oreille).
à celles qu'emploient les dentistes pour les injections de liquides anesthésiques dans la gencive. On peut introduire dans la veine d’une souris jusqu’à 1 centimètre cube de liquide. L'animal étant immobilisé par un aide, l’opérateur saisit, avec la main gauche, la queue dont il appuie la base
fig. 4. — Inoculation intraveineuse chez f le {cobaye (dans la veine jugulaire mise à nu).
sur son index et pique parallèlement au vaisseau. En retirant lentement la pointe de l'aiguille, on évite la sortie de la moindre goutte de sang.
c) Voie intracranienne el voie intrarachidienne.
On injecte les liquides sous la dure-mère, ou dans l’un des hémisphères cérébraux qu’on atteint aisément en pratiquant sur le vertex, sur une ligne transversale passant par la commissure postérieure des deux yeux, une petite incision de la peau et un minuscule trou à la boîte cranienne, au moyen d’un foret pourvu d’un curseur de réglage. Par cet orifice, qu'on a soin de percer un peu à droite ou à gauche de la ligne médiane (pour ne pas atteindre le sinus veineux longitudinal supérieur), on plonge l'extrémité de l’aiguille à 4 ou 5 millimètres de profondeur et on pousse très doucement l'injection, dont le volume ne doit pas dépasser 4 à 5 gouttes.
Une autre méthode, beaucoup plus inoffensive et plus élégante, est l'injection post-orbitale. En voicila technique :
L'animal, — cobaye ou lapin, ayant la tête bien immobilisée horizontalement, on glisse, par un mouvement semicirculaire, la pointe d'une aiguille de seringue à injection, tenue par son pavillon, de dehors en dedans et d'avant en arrière, le long de la cavité orbitaire, en suivant la face interne du globe de l'œil et sans piquer celui-ci. Lorsque la pointe arrive tout à fait à la partie postérieure de l'orbite, un léger mouvement de bascule de bas en haut fait pénétrer l'aiguille par le trou orbitaire jusque sous le chiasma des nerfs optiques et sans que ceux-ci puissent être lésés. L’aiguüille avertit l'opérateur qu’elle est en bonne place lorsqu'elle joue librement dans le trou orbitaire, sans buter contre une paroi osseuse. On pousse alors l'injection qui, pénétrant entre la dure-mère et la pie-mère, se mélange au liquide céphalo-rachidien. L’aiguille brusquement retirée ne laisse aucune plaie et l'opération ne cause aucun trouble à l'animal.
L'inoculation intrarachidienne se fait par ponction lombaire en introduisant une aiguille d'acier d’arrière en avant entre les lames vertébrales de l’avant-dernière vertèbre lombaire, jusque dans la cavité médullaire dans laquelle flotte la queue de cheval. Il est indispensable d’inciser
ANESTHÉSIE. — INFECTION. — PONCTIONS 165
préalablement la peau sur une longueur d'environ 1 centimètre au niveau de l’apophyse épineuse de la 4° vertèbre lombaire. Avec l’ongle de l'index de la main gauche, on détermine exactement celle-ci et, immédiatement en avant, on plonge d’arrière en avant l'aiguille dont le pavillon doit rester libre pour permettre l'écoulement au dehors de quelques gouttes de liquide céphalo-rachidien. Cet écoulement atteste que l'aiguille est bien en place. Il ne reste plus qu’à y adapter le bec de la seringue chargée de substance infectante et à pousser doucement l'injection dont le volume ne doit pas dépasser 0 ce. 5 pour le cobaye, 1 centimètre cube pour le lapin. Lorsque celle-ci est terminée, on retire brusquement l’aiguille, on ferme la petite plaie cutanée avec une agrafe de Michel et on touche à la teinture d'iode.
d) Voie oculaire.
L'inoculation par cette voie se réalise, soit en introduisant directement le virus dans la chambre antérieure de l'œil, soit par simple instillation sur la conjonctive.
L'inoculation dans la chambre antérieure de l'œil se fait le plus commodément chez le lapin.
On fixe le globe oculaire en enserrant, au moyen d'une
Fig. 5. — Instillation sur l'œil d’un cobaye.
pince à dents de souris, un pli de la conjonctive un peu en dehors du bord supérieur de la cornée, et, avec la pointe
d’une aiguille fine, on pique celle-ci très obliquement, de manière à ne pas blesser l'iris. On laisse écouler librement quelques gouttes d'humeur aqueuse, puis on adapte la seringue sur le pavillon de l'aiguille et on pousse doucement l'émulsion microbienne dans la chambre antérieure de l'œil, en ayant soin de n’injecter qu'une quantité de liquide assez faible pour ne pas produire de surpression.
Si l’on retire brusquement l'aiguille, la petite plaie cornéenne se referme aussitôt et il ne reste plus qu'à laver la surface de l’œil avec un peu d’eau stérile ou une solution boriquée à 3 p. 100.
L'instillation simple se fait en laissant tomber, avec la pointe d’une pipette effilée, une goutte d'émulsion microbienne à la surface du globe oculaire, un aide tenant les paupières de l'animal écartées. On attend quelques instants et on remet l’animal dans sa cage (Fig. 5).
e) Votes digestives.
L'infection par les voies digestives est, à proprement parler, la plus naturelle.
Sa technique consiste, soit à faire, dans la cavité buccale ouverte, un simple badigeonnage de la face interne des joues avec un pinceau imprégné de substance virulente, soit à faire absorber les microbes en les introduisant directement dans l'estomac au moyen d’une seringue et d'une sonde œsophagienne qui, pour le cobaye, est une sonde uréthrale de petit calibre, en gomme. Pour empêcher que celle-ci soit coupée par les incisives de l'animal, on tient les mâchoires convenablement écartées au moyen de deux lacets plats et, la tête étant dirigée en haut, on glisse doucement le bec de la sonde le long du voile du Sales On est sûr d'avoir pénétré dans l’œsophage si les mouvements respiratoires restent bien réguliers et s'il ne se produit pas d'efforts de toux.
f) Voie reclale.
Pour éviter l'expulsion immediite des émulsions microbiennes injectées dans le rectum, il convient de porter celles-ci aussi haut que possible (à 5 centimètres environ chez les cobayes) avec une petite sonde très fine et très flexible en caoutchouc rouge.
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g) Vote vésicale.
On réalise ce mode d'infection en introduisant sans violence dans l'urèthre, jusqu'à une profondeur de 3 centimètres chez le cobaye, une petite sonde molle de Gaïllard du modèle le plus fin. La sonde doit avoir été préalablement stérilisée par le formol, puis trempée dans de l'huile aseptique. On attend l'écoulement de l'urine et on injecte, sous le plus faible volume possible, lémulsion microbienne.
h) Voie respiratoire.
L'infection par inhalation peut se réaliser dans chacun des segments de l’appareil respiratoire : nez, bouche, pharynx, larynx, bronches, alvéoles pulmonaires, et il est très difficile, — on peut même dire impossible, — de la localiser dans l’un quelconque de ces segments. On parvient cependant à éviter les premiers (nez, bouche, pharynx, larynx) en injectant directement, au moyen d'une seringue, le virus dans la trachée, ou en pulvérisant l’émulsion microbienne dans l'arbre bronchique après .trachéotomie.
L’inoculation intratrachéale se fait en incisantla peau sur la ligne médiane du cou, puis en dénudant la trachée avec une sonde cannelée. On pousse alors l'injection en enfonçant l'aiguille de la seringue entre deux anneaux. Chez les petits animaux, il est plus pratique de passer un fil sous la trachée et de l’attirer au dehors.
L'inhalation simple peut être réalisée en immobilisant l'animal, cobaye oulapin, sur une planche, de telle sorte que sa tête pénètre à travers la fente étroite d’une membrane de caoutchouc tendue sur l'ouverture la plus large d’une allonge en verre pourvue de deux tubulures. Par l’une de celles-ci, située en face de la tête, on fait pénétrer, dans les conditions que l’on désire, les poussières infectantes mélangées à de l'air comprimé. L'excès d'air et de poussières est entraîné au dehors par l’autre tubulure placée en haut de l'allonge, après avoir barbotté dans de l'acide sulfurique contenu dans un flacon laveur.
1) Voie transcutanée.
On rase ou on épile soigneusement (voir ce chapitre, B, une étendue variable de la partie supérieure et postérieure du cou, de telle sorte que l’animal ne puisse pas se lécher,
et on étend l’émulsion microbienne, avec une spatule, sur la surface fraichement rasée ou épilée.
j) Voie intra-mammaire.
Chez un cobaye femelle en lactation, on plonge l'aiguille de la seringue dans le tissu glandulaire, à la base de la mamelle.
Chez la vache ou la chèvre, on se sert d’un tube trayeur ou d’une sonde flexible en caoutchouc qu'on introduit dans les canaux galactophores, de telle sorte qu'avec une seringue on puisse injecter directement dans les acini glandulaires la substance infectante.
k) Voie intravésiculaire où intra-intestinale après laparotomie.
Chez le cobaye, et plus facilement chez le lapin, on peut introduire directement le virus dans la vésicule biliaire préalablement mise à nu, ou dans une anse intestinale. I] est alors essentiel d'anesthésier complètement l'animal (par injection intrapéritonéale de chloral-morphine, comme il a été dit plus haut dans ce même chapitre, en C) avant de procéder à la laparotomie, afin d'éviter les efforts qui entraîneraient la propulsion des intestins hors de la cavité abdominale.
L'animal étant attaché sur un plateau, la région à opérer est rasée, puis aseptisée à l'alcool et à la teinture d'iode. On incise d'abord les téguments, puis la ligne blanche. On déchire avec le bec d’une sonde cannelée le péritoine, et le foie apparaît. On l’attire en bas et on le renverse de bas en hautet d'arrière en avant : sa face postérieure (par rapport à l'animal) est ainsi mise à jour (technique de Violle).
En interposant des tampons de gaze entre la coupole diaphragmatique et le foie, puis en bourrant l’espace intermédiaire entre le foie et les intestins, on «cale » la masse hépatique. On passe, sous le col de la vésicule ainsi dégagé, un fil de soie monté sur une aiguille de Reverdin et on lie le canal cholédoque.
À l’aide d’une seringue stérile de 5 cc. on ponctionne la vésicule à son pôle libre, on aspire le contenu qui, dans beaucoup de cas, est un liquide épais et visqueux. En diluant ce liquide et en lavant la poche à plusieurs reprises avec de l'eau physiologique jusqu’à ce qu’elle sorte complè-
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tement incolore, on a un réservoir de 1/2 à 1 cc. 1/2 de capacité, prêt à recevoir l'émulsion microbienne.
Celle-ci est aspirée dans une seconde seringue. L’aiguille de la première étant toujours en place, on pousse l’injection doucement. On passe un fil de soie comprenant dans sa boucle l'aiguille et la paroi vésiculaire légèrement soulevée ettendue par une pince. Tout en dégageant l'aiguille on serre le fil, de telle sorte que, celle-ci étant complètement retirée, aucune goutte du liquide ne puisse sortir. Enfin, pour plus de sûreté, on met une pointe de feu sur l'orifice avec une tige de platine rougie à la flamme. On enlève les tampons, on suture la ligne blanche à l’aide de trois ou quatre points de catgut. Les téguments sont réunis ensuite par quelques agrafes de Michel. On badigeonne à la teinture d'iode la plaie suturée et on recouvre celle-ci d’un peu de collodion. |
On opère de la même manière pour l'injection directe dans une anse intestinale.
m) Voies intrapleurale, intra-articulaire, etc.
On peut être amené à varier les conditions d'infection en s'adressant à d’autres modes d’inoculation exceptionnellement usités. C'est ainsi qu'il est parfois utile d'introduire une émulsion de culture directement dans la cavité pleurale ou dans une articulation. Le lieu d'élection pour la ponction de la plèvre, effectuée avec l'aiguille libre ou montée sur la seringue, est le quatrième espace intercostal droit.
Les cavités articulaires s’atteignent facilement en plaçant le membre en extension forcée.
E. — Ponction intracardiaque.
Avec un peu d'exercice on arrive très facilement à effectuer, chez le cobaye ou le lapin, la ponction intracardiaque sans que ces animaux en souffrent. C’est un procédé très commode pour se procurer, sans opération sanglante et sans sacrifier les animaux, du sang frais, aseptique, soit pour en séparer le sérum par centrifugation immédiate et obtenir ainsi de l’alexine fraîche, soit pour le mélanger à divers milieux de culture (par exemple le milieu de Novy-
Neal-Ch. Nicolle).
L'animal étant fixé sur le dos bien horizontalement, on aseptise la région sternale par un badigeonnage iodé après rasage. On plonge d’un coup brusque, et un peu oblique ment de bas en haut et d'avant en arrière, dans l’un des ventricules du cœur, la pointe d’une aïguïlle dont le pavillon est libre. Sile sang sort aussitôt par celle-ci en saccades, on y adapte rapidement le bec d’une seringue stérile de 10 à 20 centimètres cubes et on aspire avec lenteur le sang jusqu’à ce que le corps de pompe soit rempli, puis on retire brusquement l'aiguille.
Le meilleur point de repaire pour la ponction intracardiaque est, chez le lapin, dans le 3° espace intercostal gauche, à 3 millimètres en dehors du bord du sternum : laiguille plonge, à ce niveau, dans le ventricule droit.
Chez le cobaye, le lieu d'élection se trouve sur le bord gauche du sternum, de 8 à 10 millimètres au-dessusdu sommet de l’angle formé par la base de l’appendice xyphoïde et le dernier cartilage costal articulé avec le sternum. L'aiguille, - qui doit être enfoncée à 15 ou 17 millimètres de
Fig. 6. — Ponction du cœur du cobaye au dieu d'élection.
profondeur, — pénètre ainsi au-dessus de l'avant dernière articulation chondro-sternale et va piquer le ventricule gauche. Plus haut elle atteint l'oreillette. Plus bas elle traverse le diaphragme et va piquer le foie. Il faut incliner l'aïguille légèrement en dedans vers la ligne médiane (Fig. 6).
ANESTHÉSIE. — INFECTION. — PONCTIONS 171
Cette petite opération est tout à fait inoffensive lorsque la quantité de sang prélevée ne dépasse pas 10 centimètres cubes pour les cobayes de 500 grammes et 25 centimètres cubes pour les lapins adultes. Si l’on emploie des aiguilles dont le biseau n’est pas trop allongé ni trop coupant, on peut la répéter plusieurs fois à quelques jours d'intervalle, chez les mêmes animaux, sans qu'il en résulte d’hémorragie intra-péricardique.
F. — Autopsies animales.
Elles doivent être faites le plus tôt possible après la mort.
Avant tout examen, les cadavres des animaux sont fixés dans une immobilité aussi absolue que possible.
Les souris sont placées ventre en l’air, surune plaque de liège à laquelle on les fixe par les pattes et par le museau, à l'aide d’épingles.
Les cobayes et les lapins sont attachés par les pattes aux bords des plateaux de zinc dont nous avons déjà indiqué les dimensions. Les poules et les pigeons sont maintenus de la même façon par le cou et les deux pattes.
Les animaux une fois fixés, les poils des parois thoracique et ventrale, où doit porter l'incision, sont sectionnés, ou les plumes arrachées. Les poils ou les plumes des régions voisines sont imbibés d’eau de façon à les rendre adhérents et à les empêcher de s'envoler ou de se fixer sur instruments et les organes au cours de l'autopsie.
On explore alors les diverses parties du corps en observant spécialement le point d'inoculation et ses alentours.
Puis on fait une incision cutanée médiane, du cou au pubis, qu’on complète par quatre incisions latérales jusqu'aux membres. On détache alors la peau des parties sousjacentes et on la rabat extérieurement.
La paroi musculaire du thorax et de l'abdomen étant ainsi mise à nu, ouvrir le ventre avec des ciseaux, examiner l’état du péritoine et en recueillir tout de suite l’épanchement si cela est nécessaire.
Après le péritoine, tous les organes de la cavité abdominale (foie, rate, reins, capsules surrénales, intestins, vessie, organes génitaux) doivent être passés en revue. Noter l’état des ganglions mésentériques.
L'autopsie de l'abdomen étant terminée, le thorax est ouvert en sectionnant, de chaque côté, la cage osseuse. (Pour la poule, le lapin etlesplus gros animaux, employer le costotome.) On observe l’état des plèvres, des poumons. du péricarde, des ganglions médiastinaux.
Pour prélever stérilement du sang du cœur, on en saisit l'extrémité avecune pince, on brûle sa paroi antérieure avec une tige chaude ou avec une large spatule, on introduit par le même point une pipette dans la cavité cardiaque et on aspire doucement le sang en donnant à la pipette un léger mouvement de va et vient, puis on la retire.
Les prélèvements dans le foie, la rate, le rein, etc., sont faits de la même façon. Pour prélever la moelle osseuse, sectionner un os long transversalement, cautériser l’une des surfaces de section, introduire dans le canal médullaire l'extrémité d’une pipette stérilisée et aspirer.
Pour les prélèvements des centres nerveux, voir Rage.
G. — Technique pour l'enfouissement et pour l'incinération, sans four crématoire, des cadavres d'animaux d'expériences.
a) L’enfouissement des cadavres des petits animaux d’expériences doit toujours être effectué avec les précautions suivantes : on creuse dans le sol un trou de dimensions convenables, à 0 m. 50 de profondeur au moins, et on en garnit le fond d’un lit de chaux vive de O0 m. 02 d'épaisseur environ. Sur ce lit, on dispose les cadavres (qu’on aura pu accumuler depuis quelques jours dans une poubelle métallique fermée, remplie de solution de crésyl à 5 p.100), et on les recouvre d’une nouvelle quantité de chaux vive, puis de terre meuble.
La quantité de chaux vive à employer est, au total, 1 kilogramme par 10 kilogrammes de cadavres.
S'il s’agit de cadavres d'animaux morts de maladies très contagieuses (peste, charbon, etc.), il est indiqué de mélangr à la chaux vive environ 10 p. 100 de chlorure de chaux sec du commerce.
b) On pratique très commodément l'incinération des cadavres d'animaux d'expériences, partout où l’on ne dis-
ANESTHÉSIE. — INFECTION. — PONCTIONS 173
pose pas d’un four crématoire, en creusant dans le sol une cavité rectangulaire à bords évasés, au fond de laquelle on étend une couche de branchages aussi secs que possible, ou de copeaux de bois, sur 15 à 20 centimètres d'épaisseur, et de telle sorte que l'air ait un facile accès sous ce petit bûcher. Sur ce lit combustible on étale les cadavres. On les arrose ensuite, d’abord d’une petite quantité de goudron (300 grammes environ pour 10 kilogrammes de cadavres), puis de 20 centilitres environ de pétrole, et on enflamme. La combustion est rapide et totale.
H. — Températures normales des animaux d'expériences.
Les oscillations de température autour de la moyenne normale obéissent à un rythme variable pour chaque espèce et même pour chaque animal. D'où la nécessité d'établir ces variations avant chaque expérience.
La température rectale moyenne pour les divers animaux est, d’après Ch. Richet :
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