C. — Sérum antiparatyphique A
Même méthode que pour le Paratyphique B, mais en employant d'emblée les cultures vivantes.
D. — Sérum agglutinant les bscilles dysentériques.
Lapins : Injection intraveineuse, à 5 ou 6 jours d’intervalle, de cultures vivantes, soit du bacille Shiga, soit du bacille Flexner, pour obtenir un sérum spécifique anti-Shiga ou anti-Flexner.
Répéter les injections au moins 6 fois. Dose initiale : 1/100 de centimètre cube d’une émulsion d'une culture sur gélose de 24 heures dans 10 centimètres cubes d’eau salée physiologique. Doses ultérieures : 1/50 de centimètre cube, 1/20, 1/10 et 1/5 de centimètre cube. Saigner 10 jours après la dernière injection.
E. Sérum agglutinant et bactériolytique anti-chkoléra.
Lapins : Injecter une première fois dans les veines 1/100 de centimètre cube d’une émulsion de culture sur gélose âgée de 24heures dans 10 centimètres cubes d’eau physiologique, chauffée 1 heure à 56.
Renouveler l'injection tous les 7 jours avec, successive-
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ment : 1/50 cc., 1/10 de centimètre cube, puis, dans le péritoine, 1/2 et 1 centimètre cube.
Saigner de 7 à 10 jours après la dernière injection.
D’après Fornet et Müller, on peut obtenir en 13 jours un sérum anti-choléra agglutinant au 10.000° en inoculant, par voie intraveineuse au lapin, le 1® jour, 2/3 de culture sur gélose, le 2° jour, 1 culture, et le &æ jour, 1 culture et demie. On saigne l’animal le 10€ jour après la dernière injection.
F. — Sérums précipitants.
On injecte par voie veineuse ou intrapéritonéale, par kilogramme d'animal, environ 1 centimètre cube du liquide antigène. On renouvelle l'injection tous les 5 à 6 jours. Après 3 ou 4 injections, on attend 8 jours et on saigne.
Fornet et Müller ont indiqué une méthode encore plus rapide. Elle consiste à injecter, par voie péritonéale, 5 centimètres cubes du sérum ou de la solution albumineuse antigène, puis, le jour suivant, 10 centimètres cubes, et le jour suivant encore 15 centimètres cubes. On attend 12 jours et on saigne.
Mesure du pouvoir précipitant. — La mesure du pouvoir précipitant d’un sérum anti s'effectue, soit vis-à-vis d’une dilution de microbes (detitre connu et légèrement opalescente), soit vis-à-vis d’une dilution d’antigène albumineux quelconque, de la manière suivante :
On répartit dans une série de tubes à essai stériles, de préférence dans des tubes de petit diamètre à fond rond (0 cent. 5 X 10 cent.), la même quantité (1 centimètre cube) d’émulsion microbienne ou albumineuse bien homogène. À chacun de ces tubes, — sauf dans le premier qui sert de témoin, — on ajoute une quantité variable et progressivement croissante, par exemple 0 cc. 1, 0 cc. 2, 0 cc. 3... 1 ce. du sérum actif pur ou du même sérum préalablement dilué à 1/10, ou à 1/100 (s’il est très actif), dans l'eau salée physiologique. On porte les tubes à l’étuve à 370 et on les observe après 2 heures, 6 heures, 12 heures et 24 heures. On note chaque fois les tubes dans lesquels la clarification du liquide est complète.
PRÉPARATION ET TITRAGE DES SÉRUMS Fr
SI
G. — Propriétés bactéricides et bactériolytiques des sérums. Leur détermination et leur mesure.
Les propriétés bactéricides et bactériolytiques d'un sérum d'animal vacciné, ou naturellement immun. sont dues à la présence, dans ce sérum, d’une sensibilisatrice spécifique dont l’action vient s'ajouter à celle de l’alexine normale.
Lorsqu'on se propose de rechercher ou de mesurer le pouvoir bactéricide ou le pouvoir bactériolytique d’un sérum, on doit se servir de ce sérum préalablement chauffé 30 minutes à 26° en tube scellé. On le dilue généralement au dixième dans l'eau salée physiologique. Supposons qu'il s'agisse de mesurer le pouvoir bactéricide in vitro d'un sérum de convalescent typhique, par exemple, vis-à-vis du bacille typhique.
On doit disposer d’une culture de ce bacille, sur gélose inclinée, et âgée de 24 heures. On introduit un centimètre cube d’eau salée physiologique dans le tube qui renferme cette culture dans laquelle le poids des bacilles (essorés) correspond à environ 0 gr. 10 et on délaye celle-ci avec soin au moyen d'un fil de platine. On transvase ensuite, au moyen d'une pipette stérile, ce centimètre cube d'émulsion à 1/10 dans un autre tube à essai contenant 9 centimètres cubes d’eau salée physiologique stérile. On agite avec soin et on transvase, avec une autre pipette stérile, 1 centimètre cube de cette première dilution dans un second tube contenant également 9 centimètres cubes d’eau salée physiologique stérile. On agite de nouveau, et c’est sur cette dilution au millième de la culture sur gélose que portera l'expérience.
Celle-ci doit être conduite de la manière suivante :
Dans une série de tubes à essai stériles, bouchés à l’ouate et contenant chacun 1 centimètre cube d'eau salée phystologique stérile, on verse une même dose de dilution de culture, par exemple un dixième de centimètre cube. ou 2 gouttes de la dilution au millième, préparée comme ïl a été dit ci-dessus. On introduit ensuite, dans chacun de ces tubes, une même quantité de sérum frais de cobaye (alexine), généralement un dixième de centimètre cube ou ? gouttes. puis
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‘sauf dans le premier tube qui sert de témoin) une quantité progressivement croissante de Ja dilution au dixième du sérum à étudier, par exemple 0 cc. 1,0 ce. 2, Occ.5,0cc.8 et 1 centimètre cube. On complète partout avec de l’eau physiologique pour que le volume soit de2 centimètres eubes ou2 cc. 5 dans tous les tubes ; on agite légèrement et on porte à l’étuve à 37°, ou mieux dans un bain-marie à température constante, également à 37°.
Après des temps variables, de 1 heure, 2 heures ou plus, généralement 3 heures (avec le bacille typhique 5 heures), on fait, dans chaque tube, un prélèvement à la pipette et on laisse tomber une goutte de chaque échantillon au centre d'une boîte de Roux d'un tube plat de Legroux contenant de la gélose nutritive solide. Cette goutte est immédiatement étalée sur toute la surface de la gélose au moyen d'un petit carré de papier glacé stérile tenu entre les mors d'une pince flambée. (On doit avoir plusieurs de ces petits carrés de papier, préparés d'avance, dans un flacon à large ouverture, bouché à l’ouate et stérilisé à l’autoclave.)
Les boîtes de Roux, de Pétri ou les tubes de Legroux, ainsi ensemencés chacun avec une goutte de dilution de culture, ayant subi, pendant des temps variables, le contact du sérum, sont laissés à l’étuve à 379 pendant 24 ou 48 heures, après quoi on les examine et on compte les colonies de bacille typhique qui se sont développées sur chaque tube ou boîte. Il ne reste plus qu’à établir la proportion du nombre de ces colonies par rapport au volume de dilution microbienne ensemencé et au temps de contact de cette dilution avec le sérum.
Le pouvoir baclériolylique peut, dans certains cas, être observé directement sous le microscope. On fait alors deux préparations : l'une avec du sérum normal; l’autre avec le sérum frais non chauffé ou avec du sérum chauffé activé par addition d’alexine fraîche de cobaye. Au centre de deux lames, on dépose une gouttelette de dilution de culture et, à côté de celle-ci, une gouttelette de sérum actif. On recouvre d'une lamelle ; les deux gouttelettes se mélangent. On porte les lames à l’étuve pendant 5 ou 10 minutes et on les examine comparativement l'une après l’autre.
Avec le bacille typhique, et aussi avec plusieurs autres microbes pathogènes, la détermination et la mesure du