CHAPITRE XXII
RÉACTION DE BORDET-WASSERMANN ET PRÉPARATION DES ANTIGÈNES SYPHILITIQUES.
A. Préparation de l'antigène syphilitique.
a) Extrait alcoolique de foie de nouveau-nés syphilitiques. — On triture soigneusement au hache-viande d’abord, puis au broyeur Latapie !, des fragments de foie. On étale cette pulpe en couche mince dans des cuvettes en verre ou en porcelaine préalablement stérilisées par flambage rapide, et on les porte dans la cloche à vide sulfurique pour les dessécher dans le plus bref délai possible.
On récolte la pulpe sèche qu'on réduit en poudre par broyage au mortier. Cette poudre est traitée par l'alcool absolu à raison de 10 grammes de poudre pour 100 grammes d'alcool.
On laisse macérer au moins 24 heures dans un flacon bouché qu'on agite de temps en temps, puis on filtre. On obtient ainsi une solution mère qu’on répartit en flacons et qu'on peut conserver pendant très longtemps.
Pour s’en servir, on l’étend d’eau physiologique dans la proportion de 1 partie de solution mère pour 3 ou 4 parties d’eau salée. Il faut, en général, 0 cc. 2 à 0 cc. 25 de cette dilution pour chaque réaction, mais on doit s'assurer, par un titrage préalable (voir chapitre xx1, pouvoir fixateur des antigènes), que cette dose ne fixe pas une trop grande quantité d'alexine. Si c'est nécessaire, on dilue davantage la solution mère.
b) Extrail alcoolique de cœur de veau. Méthode de Bordet el Ruelens. — Ces auteurs traitent d’abord le cœur de veau par l’acétone, rejettent ce premier extrait et épuisent ensuite