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C. Titrage des antigènes

Tout antigène doit être titré au pointde vue de son pouvoir anlicomplémentaire et au point de vue de sa valeur antigène.

a) Titrage du pouvoir anticomplémentaire (absorbant ou empêchant). — Avant de pratiquer toute réaction de déviation, il faut déterminer la dose à laquelle l'antigène fixe à lui ei la quantité d’ alexine employée pour ie l’hémolyse.

1. Il est nécessaire de procéder ainsi, Calmette, Massol et G ysez ayant montré que l'alexine dil ée, conservée à l’étuve pendant une heure: (temps exigé pour la fixation du complexe : anticorps-alexine, dans la, réaction de déviation du complément), perd environ la moitié de son activité.

224 RÉACTIONS HUMORALES ET HÉMATIMÉTRIE

Pour opérer ce titrage, on dilue l’antigène (extrait ou émulsion concentrée de microbes) avec des quantités croissantes d’eau physiologique : 1/5, 1/10, 1/20, 1/30. 1/40, 1/50, etc. On prend une quantité fixe de chacune de ces dilutions, soit 1 centimètre cube, qu'on met en présence de doses croissantes d’alexine à partir de la dose minima. On complète au volume total de 2 cc. 5 avec de l’eau salée physiologique et, après avoir agité les tubes, on les porte à l'étuve à 37° et on les y laisse une heure. Au bout de ce temps de contact, on ajoute le système hémolytique : 1 goutte d'émulsion de globules et 10 doses minima de sensibilisatrice hémolytique. On agite chaque tube et on reporte les supports à l’étuve à 370. Après un séjour d'une demiheure, on les retire et on lit les résultats.

On prend, pour effectuer les réactions de déviation, la dilution d’antigène qui n’a pas exercé de pouvoir empêchant à partir de la dose minima d'alexine.

Les extraits (alcooliques, glycériniques, etc.) peuvent être titrés une fois pour toutes au point de vue de leur pouvoir empêchant. Cependant, il est prudent de recommencer le titrage de temps en temps, car, pour les extraits alcooliques, le pouvoir empêchant peut légèrement augmenter après un certain délai de conservation.

b) Titrage de la valeur d'un antigène. — Pour mesurer la valeur d'un antigène, il faut disposer d'un sérum type dont on connaît la richesse en anticorps. De deux antigènes, le meilleur sera celui qui permettra de déceler la plus grande quantité d'anticorps dans un sérum donné. Le titrage de la valeur d’un antigène peut se faire par deux méthodes différentes

19 En faisant croître les doses d’alexine en présence d’une dose fixe d antigène ;

2° En faisant décroître les quantités d’antigène en préz sence d'une dose fixe d’alexine.

1° Dose fixe d'antigène. doses croissantes d'alexine. — Pour ne pas être obligé d'employer de trop grosses quantités d'alexine. il est prudent de prendre une dilution d’antigène assez étendue, sans quoi on risquerait de ne pas arriver à la limite du pouvoir déviant de l’antigène.

On fait agir une quantité fixe de la dilution de l'antigène,

TITRAGE DE L’ALEXINE ET DES ANTIGÈNES 229

par exemple 1 centimètre cube de la dilution au 1/100, et une quantité fixe, par exemple O0 cc. 5 d’un sérum connu chauffé 30 minutes à 560, en présence de doses croissantes d’alexine à partir de la dose minima. Des tubes témoins reçoivent séparément l’antigène seul et le sérum seul avec les mêmes doses d’alexine. On complète partout au volume total de 2 cc. 5 avec de l’eau salée physiologique ; on place les tubes à l’étuve à 370 pendant une heure. On les en retire pour ajouter le système hémolytique ; on les replace à l'étuve pendant une demi-heure, puis on lit les résultats. La valeur de l’antigène s’apprécie par le rapport

N nombre de doses d’alexine déviées.

V volume de l’antigène employé.

Si 0 cc. O1 d’'antigène a dévié 8 doses minima d’alexine, l'unité de volume de cet antigène dévie 800 unités d’alexIne. |

Si le système hémolytique reste constant, la valeur d’un antigène, déterminée en présence d’un sérum type, reste constante.

2° Doses décroissantes d'antigène ; doses fixes d'alexine. — Dans une série de 10 tubes, on introduit des doses variables, 0,1, 0,2, 0,3, 0,4, 0,5, 0,6. 0,7, 0,8, 0,9, 1 centimètre cube de la dilution d'antigène dont on veut déterminer la valeur. Chaque tube reçoit ensuite la mêm'e dose d'un sérum à anticorps, inactivé par un chauffage de 30 minutes à 56°, et la même dose d’alexine de cobaye, préalablement titrée, soit deux doses minima. On fait des tubes témoins avec la dose fixe de sérum et avec les doses décroissantes d’antigène emplovées, puis on procède comme il a été dit plus haut.

D. Titrage des anticorps ou sensibilisatrices dans un sérum anti.

(TECHNIQUE DE CALMETTE ET Massor..)

A. Une première série de trois tubes reçoivent chacun une dose fixe d’antigène titré (par exemple 1 centimètre cube de dilution au 1/20 d’antigène tuberculeux).

MICROBIOLOGIE 15

226 RÉACTIONS HUMORALES ET HÉMATIMÉTRIE

B. Une deuxième série de trois tubes reçoivent chacun O0 cc. 5 du sérum à anticorps à étudier.

C. Une troisième série comprend cinq tubes au moins. Chacun reçoit la dose d’antigène de la série A, plus la dose de sérum à anticorps (0 cc. 5) de la série B.

Dans chacun des tubes des trois séries on ajoute des doses d'alexine allant en croissant de tube en tube en prenant pour dose initiale la dose minima permettant l'hémolyse du complexe hématies plus sérum hémolytique inactivé (10 doses minima de ce dernier) ; par exemple 0 cc O1, Otce0240cc05728 D cc10:

On complète partout au volume de 2 ec. 5 avec H20 physiologique à 8 gr. 5 de NaCI p 1.000, en ayant soin de faire tourner les tubes entre les doigts, de manière à entraîner toute l’alexine dont une partie aurait pu rester adhérente à la paroi du verre.

Le support contenant ainsi les trois séries de tubes est porté à l’étuve à 37° pendant une heure, puis on ajoute, dans chaque tube, une goutte de l’'émulsion d’hématies lavées de mouton et ensuite une dose de sérum hémolytique inactivé anti-mouton représentant 10 fois la dose minima hémolytique (par exemple 0 cc. 1 d'un sérum dont 0 ce. 01 est la dose minima hémolytique en présence d’un excès d’alexine).

On reporte à l’étuve à 37° pendant une demi-heure. On lit alors les résultats.

La réaction de fixation est positive, — donc démontrant la présence d'anticorps, — si l’alexine déviée par le mélange antigène plus sérum à étudier (série C) est supérieure aux volumes d’alexine déviés respectivement par l’antigène et par l'anticorps (séries À et B).

Si un volume V dusérumétudié dévie N doses minima d’a-

: N : es lexine, le rapport V représente le nombre de doses minima

d'alexine que peut dévier 1 centimètre cube de sérum anti.

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