SAINT-GEORGES DE MARSAY
Mystique du XVIIIe Siècle. — Témoignage d’un enfant de la vérité et droiture des voyes de l’esprit ou explication mystique et litérale (sic) de l'épi tre aux Romains à laquelle on a joint divers discours spirituels qui regardent la vie intérieure.
Berlebourg , Regelein, 1739, in-8° (10 fr.).
[Manque à la Bib. Nat.
Introuvable comme tous les autres ouvrages du mystique St-Georges de Marsay, publiés tous à Berlebourg dans la première moitié du XVIIIe siècle, etc., etc...
(S. de Guaita).
9760 SAINT-GERMAIN (le Comte de) personnage mystérieux du XVIIIe siècle, mort, croit-on, à Eckernfoerndt (duché de Sleswig) en 1780. Il vint à Paris en 1730. Larousse croirait assez qu’il était le fils naturel d’une princesse bavaroise, veuve de Charles II d’Espagne, réfugiée à Bayonne, et d’un juif Portugais de Bordeaux (?) ou bien encore dVin certain comte Adanero, banquier. On le disait Alchimiste et Rose y Croix. — La Trinosophie; par le comte de Saint-Germain ; dans
Annales maç . par Caillot, V
Traité (ou plutôt roman) de maçonnerie hermétique dont la composition, selon l’éditeur des c Annales maçonniques, est attribuée au fameux comte de Saint- Germain.
SAINT-GERMAIN (sur le Comte de). — Voir :
LAMOTHE-LANGOÜX (De)
9761 SAINT-GERMAIN (Chev. J. de).
— La conservation de l’homme puisée dans la science hermétique ou l’art
divin de prolonger la vie à l'état de force et de santé. Nouvelle et facile application des œuvres mystérieuses de la Nature aux phénomènes de la
vie humaine par le Chevalier J. de
Saint-Germain.
Paris , au dépôt des œuvres hermétiques , 1847, in-8° de 79 p. sans tab.
(4 fr.).
Curieux : serait-ce l’ancêtre des électrohomœopathies Mattéi et autres ?
« On prendra donc l’élixir hermétique au moment du repas en commençant à man ger. La dose sera d’une cuillerée moyenne (cuillerée ordinaire à potage),..,
une plus forte dose n’augmenterait en
rien sa propriété vivifiante (p. 68-69).»
« Elixir hermétique, 10 fr. le flacon. »
« Eau balsamique de santé, 10 fr. les 6 flacons. »
9762 ST-HYAC1NTHE (Hyacinthe Cordonnier, dit) littérateur français né à Orléans en 1684, mort à Gcnecken près Bréda (Hollande) en 1746. Fils d’un écuyer de Monsieur, frère de Louis XIV. 11 fut d’abord militaire, puis mena une vie errante, tantôt protégé de la duchesse d’Ossuna, tantôt journaliste, etc. 11 est l’auteur du célèbre « Chef d’œuvre d' un inconnu »... satire du pédantisme et de l’érudition abusive. — Recherches philosophiques sur la nécessité de s'assurer par soi-même de la vérité sur la certitude de nos connoissances et sur la nature des êtres, par M. de St-Hyacinthe.
Amsterdam , 1743, In-8°.
Autres édit. :
Londres , J. Ü^ourse, 1743, in-8°
‘Potier dam et La Haye , A . Johnson, 1743, in-8°.
9763 SAINT-JACQUES (le R. P de).
— Lumière aux vivans par l’expérience des morts, ou diverses apparitions des âmes du Purgatoire, par le R. P. de St-Jacquf.s.
Lyon, 1675, in-8°.
9764 [SAINT-MARTIN (Louis Claude de)] dit le Philosophe Inconnu, célèbre philosophe illuminé, né à Amboise en 1743, mort à Aunay près de Paris en 1803. D’abord officier au régiment de Poix en garnison à Bordeaux, où il connut le Juif Martinez de Pasqualis, Portugais d’origine Orientale. Puis démissionnaire, il voyagea en Angleterre, Italie, etc. et pendant la Révolution fut un moment « élève-professeur » à l’Ecole Normale. 11 fut constamment en relation avec les femmes distinguées de son temps : Mme de Krudener, Mme d’ALBANY, Mme de Noailles, etc. — Le cimetière d'Amboise, par le Philosophe Inconnu.
Paris, An IX (1801) in-8° (?) de
Le cimetière d’Amboise est une pièce de vers, de 16 pages, et qui est à peu près introuvable de nos jours.
Réimprimé dans les Œuvres Posthumes (T. 1). Voir n° 9781.
9765 SAINT-MARTIN (L. C. de) dit le Philosophe Inconnu. — Correspondance inédite avec Kirchberger, baron de Liebistorf, membre du Conseil souverain de la République de Berne, du 22 Mai 1792 jusqu’au 7 Novembre 1797. Ouvrage recueilli et publié par L. Schauer et Alp. Chuquet.
Paris, Dentu, 1862, in-8°.
Portrait lithographié de Saint-Martin.
Ouvrage fort important élucidant nombre de points restés obscurs dans les différents écrits du Philosophe Inconnu.
Cet ouvrage est très important pour l’étude de la doctrine.
Le baron de Liebistorf, était un grand admirateur de Saint-Martin, aussi pendant les cinq années où ils furent en relation (1792-97) les questions les plus intéressantes furent-elles abordées et discutées à fond. — C’est dans cette correspondance que l’on peut voir l’immense influence qu’eurent sur St-Martin
les œuvres du grand philosophe Jacob Boehmk.
9760 [SAINT-MARTIN]. — • Le Crocod’ile, ou la guerre du bien et du malarrivée sous Louis XV ; poème épiquo-magique en 102 chants, dans lequel il y a de longs voyages sans accidens qui soient mortels ; un peu d’amour sans aucune de ses fureurs ; de grandes batailles sans une goutte de sang répandu ; quelques instructions sans le bonnet de Docteur ; et qui, parce qu’il renferme de la prose et des vers, pourroit bien en effet, n’êtrc ni en vers, ni en prose. Œuvre posthume d’un amateur des choses cachées (L. C. de Saint-Martin).
A Paris , de i'Impr. librairie du Cercle social , an Vil [ 1799J, in-8° de IV-400 pp. (40 fr.).
[Ye. 10272
Allégorie de longue haleine, pleine de beaucoup de récriminations contre les compagnies savantes et les savants...
c’est une de ces créations qui attestent une rare fécondité dans l'imagination et une merveilleuse entente de la langue, seulement la sévère raison et le bon goût — ne régnent pas là au degré voulu — Ce chaos rappelle, en un grand nombre d’excentricités, que - son auteur fut compatriote de Rabelais. Mais son traité des Signes, inséré par voie de fiction prophétique dans le corps de cette longue allégorie, est une vraie perle enchâssée dans une pierre lourde et opaque... (Mattkr, p. 500-01).
'De l'influence des signes sur la pensée (dont il y a deux éditions partielles, 1799, et II" édit. 1801) remplit tout le chant 70 du Crocodile, pp. 279-355.
9767 [SAINT-MARTIN]. — Ecce homo par Saint-Martin.
Paris , imprimerie dit Cercle social , an IV | 1 792J, in- 1 2 de 1 66 pp.
M. Mattkr en cite une édition de Paris, même imprimerie, 1792. in-8" ; il doit se tromper.
Ecce homo est le Nouvel homme sous une forme plus populaire. Saint-Martin le composa pour la duchesse de Bourbon. — Dans cette œuvre, il peint les splendeurs dont était vêtu l’homme entrant dans la création, les misères où il est tombé en écoutant le principe du désordre qui ne cesse de lui faire sentir sa puissance et la gloire à laquelle il est assuré d’aller s’il se laisse rappeler dans la vraie voie.
Réimpression :
Paris, 1901, in-8° 64 p.(i fr. 50).
9708 [SAINT-MARTIN (L. Claude de)].
— Eclair sur l’Association humaine.
Paris, Cercle social , An V, 1797, in-8° (30 fr.).,
9769 [SAINT-MARTIN], — Des Erreurs et de la VeYité, ou les Hommes rappelles (sic) au principe universel de la science; Ouvrage dans lequel, en faisant remarquer aux Observateurs l'incertitude de leurs Recherches, et leurs Méprises continuelles, on leur indique la route qu’ils auroient dû suivre pour acquérir l’evidcnce Physique sur l’origine du bien et du mal, sur l’Homme, sur la Nature matérielle, la Nature ■ immatérielle et la Nature sacrée, sur la base des Gouvernements politiques, sur l’Autorité des Souverains, sur la Justice Civile et Criminelle, sur les Sciences, les Langues
et les Arts ; par un Ph . In.; [Louis
Claude de Saint-Martin].
Edimbourg , 1782, 2 vol. ou parties in-8° de 230 et 236 pp. (30 fr. ).
[R. 1 1 579-580 et 55 1 88-1 89
« C’est à Lyon que j'ai écrit ce livre. Je l’ai écrit par désœuvrement et par colère contre les philosophes. )e fus indigné de lire dans Boulanger, que les religions n’avaient pris naissance que dans la frayeur occasionnée par les catastrophes de la Nature. Je composai cet ouvrage vers l’année 1774, en quatre mois de
temps et auprès du feu de la cuisine, n’ayant pas de chambre où je pusse me chauffer. » (Saint-Martin : Œuvres postbu un' s).
La irc édition est d’Edimbourg' (Lyon), 1775, in-S" de VIII-546 pp.
[R. il 578 et 1 8402
Réimprimé sous les mêmes titre, lieu et date, 2 vol. in-8°, avec une Table des matières où l'on a négligé de changer la pagination faite pour une autre édit.
(Matter).
IL édit, retouchée par le frère Circonspect. Salomonopolis che p tAndroplnle à la Colonne inébranlable. 1781, in-S" de XlIl-546 pp.
Autre édit. Edimbourg. 1782, 2 vol,
in- 8" , celle ci-dessus décrite.
Autre édit. Edimbourg, s. adr. (Lyon), 1782, 2 vol. in-i 2.
Autre édit. Edimbourg, 1782, 2 tomes in-8" de XVl-407. et 440 pp. (Edit, citée par Klosz. N” 3893).
Autre édit. Salomonopolis, che p An-
dropbile 1784, 2 vol. in-8" et 3 vol.
en y joignant la Suite des Erreurs, publiée en même temps.
Cette dernière édit, a été représentée sous le titre : les Hommes rappelés au principe universel de la science — (avec
la Suite des Erreurs ) et forme alors
les tomes 1-II1 des Œuvres philosophiques de M. de St-Martin. Londres, de l’impr. de la société philosophique, 1808. 6 vol. in 8" les autres vol. des cette collection factice sont : l'Homme de désir, t. IV, -et Tableau naturel, t. V. et VL
Total : sept édit, différentes.
Traduit en allemand par Matthias Clodius, avec une bonne préface (Breslau,
Cet ouvrage a été frappé par l’Inquisition d’Espagne : voici ce que dit de .cette sentence, Saint-Martin lui-même :
«Le 18 janvier 179S, jour où j’ai atteint ma cinquante-cinquième année, j'ai appris que mon livre des Erreurs et de la Vérité avait été condamné en Espagne par l’Inquisition, comme étant attentatoire à la Divinité et au repos des gouvernements. «(Matter, 303-07).
« L’Impératrice Catherine II chargea Platon, évêque de Moscou, de lui rendre
«compte du livre des Erreurs qui était
pour elle une pierre d’achoppement. Il dui en rendit le compte le plus avanta-
geux et le plus tranquilisant. >> (Saint- Martin, par Matter, p. 138).
Ayant eu l’occasion de procurer cet ouvrage, ainsi que les principaux écrits de Saint-Martin, à un grec orthodoxe adonné à la lecture des écrivains mystiques, cette personne ne voulut point en prendre connaissance avant d’avoir l’assentiment de Mgr Philarete, métropolitain de Moscou, mort tout récemment.
Ce successeur de Mgr Platon fut également de l avis de son prédécesseur. Nous prendrons de là l’occasion de faire observer combien l’église d'Orient diffère de celle d’Occident, lorsqu’elle pense qu’un livre écrit par un dissident peut servir à l’édification des fidèles.
9770 [SAINT-MARTIN]. — Suite des Erreurs et de la Vérité, ou Développement du livre des Hommes rappelés au principe universel de la science,
par un Ph In — (le chevalier
Charles de Smzf.).
A Salomonopolis, chep Androphile, à la Colonne inébranlable . MMMMM.
DCC. LXXX1V, in-8° de IV-433 pp.
(20 fr.).
[R. 11381 et 11 582 exemp.
différent
Saint-Martin a fortement désavoué cet ouvrage. Tout me porte à croire que cette Suite est du chevalier Ch. de Suze, l’auteur de la Clef..... voici ce qu'il dit, en se plaignant de la critique de la Suite faite par YExameu impartial du livre mtititulé : des Erreurs...... par un frère laïque en fait de science (J. Joachim Christopir Bode) (s. 1. 1782, in-8" de 1 18 pp-) « A travers le barbouillage moitié français. moitié tudesque de ce nouveau Don Quichotte, on découvre — qu’il cherche à jeter du ridicule sur l'auteur de la Suite des Erreurs et de la vérité ; ouvrage capable de servir de contre-poison aux idées alambiquées qu’on trouve dans l’autre, et composé sur les notions d'une physique guidée par l'expérience, et une philosophie raisonnable ; si tant est qu une œuvre raisonnable puisse sortir de la main des hommes... « (Clef. p. 26).
Puis dans la Suite des Erreurs.... on lit : « L’homme se trompant sans cesse sur les moyens qu'il emploie pour trouver
la Vérité, j’ai attribué ce penchant à se tromper, moins à l’ignorance de toute vérité qu’à la faute de la méthode illusoire dont il fait usage... . Pour découvrir cet état (la vérité), il faut encore se servir du ternaire sacré. Vérité dans nos opinions Vérité dans nos actes . Vérité
dans nos discours » (p. 2-3). Voilà les
trois grands marteaux du « Serrurier Connu ».
9771 [SAINT-MARTIN]. — Clef des Erreurs et de la Vérité' de (L.C. de Saint- Martin), ou les Hommes rappelés au principe universel de la raison , par un Serrurier Connu (le Chevalier Charles de Suze).
Hersalaïm, s. adr . {Paris), 1789, in-8° de 1 28 pp.
Pamphlet violent contre l'ouvrage de Saint-Martin et un peu contre Nie. de Bonneville, contre lequel il se propose d'écrire pour rectifier ses écrits contre les Francs-Maçons. Ch. de Suze ne manque ni de logique, ni d’énergie : « Nous désirions que cette clef (une clef d’acier poli)pùt ouvrir les coffres où les hommes ont sûrement enfermés (s/c) leur bon sens, depuis que des fripons hypocrites ont publié mille et un systèmes ridicules pour se les assujetir ; mais le mal est si enraciné, l’espèce humaine si crédule, l’erreur si douce, que nous serons forcés de faire retentir souvent notre enclume, sous les trois grands marteaux qui ouvrent et ferment le temple de vérité. » Certes, il y a du vrai pour tous les temps et pour tous les pays, dans cet aphorisme du Serrurier.
9772 SAINT-MARTIN (sur) {Erreurs et Vérité). — Le Diadème des Sages ou Démonstration de la nature inférieure, dans lequel on trouvera une analyse du livre des Erreurs et de
la Vérité ; par Phylantropos (O. H.
de Loos).
Paris, 1781, in- 1 2.
9773 [SAINT-MARTIN]. — De l’Esprit des choses, ou Coup-d’œil philosophique sur la nature des êtres et sur l'objet de leur existence ; avec l'épigraphe : « quia mens hominis rerum universalitatis spéculum est. » Ouvrage dans lequel on considère l’Homme comme étant le mot de toutes les énigmes ; par le Philosophe inconnu [Saint-Martin].
Paris, Larcin, Debray, Fayolle , an VIII (1800), 2 vol. in-8° de IV-326- IV et IV-346-V pp. (40 fr.).
« Ce ne sont pour ainsi dire, que des esquisses, parce que cet ouvrage embrasse l’universalité des choses, tant physiques, scientifiques que spirituelles et divines,
• et qu'il m’eùt été impossible d’approfondir chaque sujet dans un si petit espace. D'ailleurs, ce n’est qu'une introduction
préparatoire aux ouvrages de J. Boeme »
(Saint-Martin).
Ce n’est pas une des meilleures compositions de Saint-Martin. Ce qu il en dit lui-même est trop vrai : « Ce n’est pas un livre, ce sont des articles cousus ensemble. »
Traduit en allemand par Schubert (Leipzig, 1 8 1 I ), 2 vol. in-12.
L’un des plus rares ouvrages du Théosophe d’Amboise.
9774 [SAINT-MARTIN], — L’homme de désir ; par l’auteur des Erreurs et de la Vérité (Saint-Martin).
LLyon, J. Sulpice Grabit, 1 790]. in- 8° de IV -412 pp. (35 fr.).
Reproduit comme : Nouv. édit.
Londres, de l'impr. de la Société philosophique. 1808. 1 in-8° de IV-412 pp. avec un faux titre portant : Œuvres philosophiques de Saint-EMartin tome IV.
Il résulte d’une lettre de Salzmann à Herbort que c’est à Strasbourg et sous la direction de Salzmann, que la première édition de cet ouvrage, a été imprimée. Elle s’est vendue à Lyon chez Sulpice Gra-
bit. Matter parle d’une édit, de Lyon,
1 790, 2 petits vol.
Querard cite une édition de Metz, an X(i8o2), 1 vol. pet. in-8°. L’édition citée par Matter et cette dernière citée par Querard ne seraient-elles pas une seule et même ?
Une note de feu Pétillot, libraire distingué à Lausanne, dit que cet ouvrage a été souvent réimprimé.
11 a été traduit en allemand par Wagner. Lepzig, 1813, 2 vol.
On sait que « L'homme de désir » est une des œuvres les plus admirables et les plus élevées du Philosophe Inconnu; le penseur y trouvera matière à de longues et fructueuses méditations sur les lois secrètes des êtres, les nombres, la philosophie de l’Univers, les harmonies occultes des choses, la culture de l’homme interne et la mise en œuvre de ses facultés latentes ; sa lecture est profondément attachante.
Autre édition :
Milan, 1901, 1 vol. in 8°
9775 SAINT-MARTIN (Claude de). — Interprétation de la véritable doctrine et de son application comme base de la sociologie.
Nantes, 1905, in- 12. (3 fr.).
Livre d’un puissant intérêt pour tous les Martinistes et tous ceux qui recherchent les écrits sur St-Martin. — L’homme, selon lui, est la clef de toute énigme et l’image de toute vérité.
9776 SAINT-MARTIN (L. Cl. de). — Lettre à un ami ou considérations politiques, philosophiques et religieuses sur la Révolution française, suivies du précis d'une conférence publique entre un élève des Ecoles Normales et le professeur Garral.
A Paris , J. B. Louvet, an III [1795] in-8°, (30 fr.).
Ce fut après sept années que Saint- Martin, sur les instances d’un de ses
amis, publia sa grande pensée sur la scène qui se passait dans le monde. — 11 regardait la Révolution française comme celle du genre humain, et comme une image en miniature du jugement dernier, mais où les choses devaient se passer successivement à commencer par la France. — Kirchberger trouvait que i'auteur de ce livre, en considérant ce grave évènement dans son origine et dans son résultat, quoique jugeant peut-être avec trop de sévérité de malheureux instruments qui en ont été victimes, avait su résoudre avec sagesse et modération les grandes difficultés de théorie de l’édifice social, dont les constructions, dit-il, sont toujours à recommencer, si elles ne sont fondées sur une base élevée et fixe, et coordonnées à un but grand et moral.
9777 SAINT-MARTIN (Cl. de). — Lettres philosophiques sur l’origine des préjugés, du dogme de l’immortalité de l’âme, de l’idolâtrie et de la superstition : sur le système de Spinosa et sur l’origine du mouvement dans la matière, trad. de Langlois de J.
Toland.
Londres , 1 768, in-i 2, (6 fr.).
9778 [SAINT-MARTIN], — Le Ministère de l’Homme-Esprit (en trois parties qui traitent de l’homme, de la nature, delà parole): par le Philosophe Inconnu [Saint-Martin].
Paris, de Vimpr. de Migneret, an’ XI-1802, 1 vol. in-8° de XVI-472 pp.
(30 fr.).
Querard présente cet ouvrage, comme n’étant sans doute qu’une traduction de Boehme ; ce n'est pas exact, car l’auteur dans le cours de l’ouvrage (pp. 28 et suiv.) en recommandant la lecture des œuvres de Boehme et en indiquant l’Aurore naissante, et les Trois Principes comme deux ouvrages de cet auteur, nouvellement traduits par lui, invite le lecteur à s’armer de patience et de courage pour n’être pas rebuté par la forme peu régulière des ouvrages de Boehme, par l’extrême abstraction des matières qu’il traite... D’ailleurs aucun ouvrage de Boehme ne porte ce titre. L’objet de ce
livre est de montrer comment l’Homme- Esprit (en exerçant un ministère spirituel) peut s’améliorer et régénérer lui-même et les autres, en rendant la parole ou le Logos (le Verbe) à l’Homme et à la Nature. L’auteur le considérait comme ne pouvant être compris que par ceux qui connaissaient ses ouvrages antérieurs. Il ajoute ( OEitvres posthumes. i, 128). » Quoique cet ouvrage soit plus clair que les autres, il est trop loin des idées humaines pour que j’ay compté sur son succès, j’ai senti souvent, en l’écrivant, qup je faisais là, comme si j’allais jouer sur mon violon, des valses et des contredanses dans le cimetière de Montmartre où j’aurais beau faire aller mon archet, les cadavres qui sont là, n’entendroient aucun de mes sons et ne danseroient point ».
9770 SAINT-MARTIN (L. C. de), dit le Philosophe inconnu. — Des Nombres œuvre posthume, suivie de l’Eclair sur l’Association humaine, et d’une introduction par Mattf.r ; recueillis etpubl. par L. Schauer.
Paris, Dentu, 1861, gr. in-8° de XV- 107 et 47 p. Portr. de St-Martin lith. par Ch. Vernier et fig. dans le texte. (8 fr.).
» Cet ouvraee a été laissé inachevé
par son auteur, et ce qui en est ici publié ne se compose que de Notes éparses ».
Curieuses formules numériques, (p. 44) pantacles et figures kabbalistiques, (p. 63 et 69).
Edition assez rare. — Avec un portrait lithographié de St-Martin. — Nourri des systèmes de Martinez Pasqualis, et d'Emmanuel Swédenborg, Saint-Martin composa une philosophie particulière, sorte de spiritualisme pur qui se rapporte toute à Dieu. — C’esi la seule édition contenant l’Eclair sur l’Association humaine. — La connaissance des nombres, est comme on le sait, une des principales clefs de l’occultisme, et Saint-Martin regardait leur étude comme la plus délicate et la plus sacrée. « Les nombres, dit-il ne sont que la traduction abrégée ou la langue concise des vérités et des lois dont le texte et les idées sont dans Dieu, dans l’Homme et dans la Nature... ils sont la sagesse des > -êtres. — L'intelligence de l'homme peut
retirer d'immenses avantages de l'usage des Nombres, etc... » Ce traité est d'ailleurs le seul qui ait été consacré spécialement à leur étude ésotérique.
9780 [SAINT-MARTIN], — Le Nouvel Homme [par Saint-Martin].
Paris, les directeurs de l'imprimerie de cercle social , an IV (1796), in-8° de IV-432 pp. (35 fr.).
Matter indique cet ouvrage comme imprimé en 1792, c’est une erreur, l’an IV de la République correspond à 1795-96.
Voy. Matter. chap. XIII , et Quhrard VIH, 353.
9781 SAINT-MARTIN. — Œuvres posthumes de m. de St-Martin.
Tours , Letourmy, 1807 2 vol. in-8° de XXXll-408, et IV-484 pp. (35-40 fr.).
Contient : Tome I : Avertissement des éditeurs (contenant 4 lettres adressées à l’auteur et un extrait de la notice bioera-
CD
phique publiée dans le (Moniteur , puis dans le (Mercure par m. Tourlet). — Portrait historique et philosophique de St-Martin fait par lui-même ; (l’auteur commença ce portrait en 1789, et le continua sans suite et sans autre espèce d’ordre que celui dans lequel sa mémoire lui retraça sa vie. 11 y a des lacunes dans les numéros de ces pensées, les éditeurs n'ayant pas voulu nommer les personnes encore vivantes qui y étaient indiquées).- - Pensées sur la mort. — Recherches sur la doctrine des Théosophes (par un ann de Saint-Martin). — Des trois époques du traitement de l’âme humaine. — Pensées extraites d’un manuscrit de St-Martin (par M. Tournier) ; (il n’y en a que 208, de 1000 que contient le recueil). — Stances sur l’origine et la destination de l’homme. — Le Cimetière d’Amboise, par le philosophe inconnu, (réimpression). La Source de nos connaissances et de nos idées. — Quelques opuscules sur des formes gouvernementales en rapport avec ses idées.