Judas a-t-il aussi communié
Des commentateurs récents mettent en doute sa communion et par conséquent son ordination. Néanmoins l’Eglise paraît l’affirmer, avec l’Ecriture et presque tous les Pères : Turbæ fratrum duodenæ Datum non ambigitur, nous dit la Liturgie ?. Dans S. Matthieu, Notre Seigneur dit aux douze : Accipite et dividite inter vos. Bibite ex hoc omnes *. $. Marc ajoute : Biberunt ex illo omnes *. $. Luc, qui a écrit en troisième lieu et qui a cherché à suivre l’ordre en ses récits, semble mettre le fait hors de doute, par la liaison qu’il établit, au chapitre xx, entre les versets 20 et 21 *. Du reste, on ne voit pas comment cet apôtre n'aurait pas fait ce que faisaient tous les autres; car il semble n'être sorti qu’à la fin du repas; et jusque-là Notre Seigneur, tout en continuant de l’avertir que son dessein lui était connu °, n’avait révélé son indignité qu'à lui seul 7. Ce traître fut donc à la Cène le type des sacrilèges$. Avec l'Eucharistie, il reçut et profana le sacerdoce. C’est aussi le premier, dit saint Chrysostome*, qu’on vit s'éloigner de la table sainte sans faire d’action de grâces.
1 Proprius effectus hujus sacramenti est conversio hominis in Christum, ut dicat cum Apostolo : Vivo pe non ego, vivil vero in me Christus? S. Thom., In 1v Sent.; dist. 12, q. 2, a. 1. —? Cf. S. Thom., p. 8, q. 81, a. 2. — 3 Matth., xxvi, 217. — # Marc, x1V, 23. — 5 Cf. Verumtamen ecce manus tradentis me mecum est in mensà. Cf. Act., 1, 20. — 6 Matth., xxvi, 23; Marc., xiv, 18, Luc., xxu, 21; Joan., xur, 18. — 7 Joan. xIII, 30. Furem noverat; non prodebat. S. Aug., Ir Joan. .. , 11. Neque cum manifestavit, ne impudentius contenderct, nec 1e ”voluit, ne latere arbitratus licentius auderet. $S. Chrys., In Joan., Hom. xLvIr. — 8 Dominus Judam venditorem suum sinit accipere inter innocentes, quod fideles norunt pretium nostrum. S. Aug, Epist. xum, 23: — 9 Homil. de Bapt. Christ.
387. — Le commandement nouveau du Fils de Dieu, Joan., xut, 34, n'est-il pas admirablement placé au début de la Passion, et au sortir de la dernière cène?
Ces deux mystères, la Passion et l’Eucharistie, étaient nécessaires pour expliquer et motiver le commandement nouveau, la nouvelle obligation que le Sauveur impose aux chrétiens‘. Sans la Passion et l’'Eucharistie, on ne verrait pas toute la portée de ces mots : UE diligatis invicem sicut dilexi vos ?, ou ce commandement pourrait ne pas sembler juste et réalisable. Mais il en est autrement quand on a sous les yeux le sang que le Fils de Dieu a répandu pour tous les hommes, et qu’on voit l'union qu'il veut contracter avec chacun d’eux par la communion. Encore jci, il a fait le premier, et il a fait en Dieu ce qu’il nous demande *. Grâce à cet exemple, sa loi paraît naturelle et presque aisée. Par sa Passion, il a racheté toutes les âmes ; par l’Eucharistie, il se les assimile; il vit en elles; il les transforme en lui. Après qu'ils ont communié, les chrétiens ne doivent plus voir que Jésus- Christ en eux et dans leurs frères. Quoi de plus juste alors que de s’aimer les uns les autres, comme Jésus-Christ les aime et comme ils doivent l'aimer *!
388. — Quand est-ce que Notre Seigneur a donné à ses Apôtres le caractère du sacerdoce ?
Notre Seigneur a donné à ses Apôtres le caractère du sacerdoce au moment où il leur a conféré le pouvoir de consacrer comme lui son corps et son sang. Hoc facite, leur dit-il, èn meam commemorationem *. Mortem Domini annuntiabitis, donec veniat®. C’est une vérité définie par le con-
1 I Joan., 11, 1, 8; 111, 23, 24. — 2 Non sicut se diligunt qui corrumpunt, nec sicut diligunt homines quoniam homines sunt; sed sicut se diligunt quoniam dii sunt et filii Altissimi omnes, ut sint Filio ejus unico fratres. S. Aug., In hunc loc. — 3 Joan., xur, 45. — # Matth., xvin, 5; Luc., x, 27, 31; 1 Cor., x, 11; I Joan., 1v, 10. — 5 Luc., xxir, 19; I Cor., x1, 25. Unde et memores, etc. Can. Missæ. Les sacrifices mosaiques annonçaient que l'immolation du Sauveur devait avoir lieu; le sacrifice chrétien atteste qu'elle est accomplie : Commemoral. — 5 INC OT., x1, 26.
cile de Trente’. En leur conférant ce pouvoir, le Sauveur atteignait un double but. Il instituait dans son Eglise un sacrifice perpétuel, centre et foyer de tout le culte chrétien; il donnait aux fidèles un aliment qui les faisait participer, dans leur corps et dans leur âme, aux bénédictions et aux vertus de son humanité, et il dédommageait en partie ses disciples de la perte qu’ils faisaient de sa présence sensible. Quant au pouvoir de remettre les péchés, les Apôtres ne le reçurent qu'après sa résurrection ?.
389. — Que veut dire Notre Seigneur par ces paroles : Non bibam amodo de hoc genimine vilis, Matth., xxvi, 29?
Les paroles de S. Luc : Dico vobis quia ex hoc non manducabo, et les suivantes : Non bibam de generatione vitis *, auxquelles semblent faire suite les paroles toutes semblables de S. Matthieu *, sont placées dans son évangile avant la consécration du pain. Par genimen vitis, le Sauveur entendait donc le vin en général, ou le vin non consacré dont on avait fait usage à table. Ce qu’il en dit fait comprendre qu'il n’a plus de Pâques à célébrer en ce monde; mais qu'à ce dernier repas, au repas pascal qu'il vient de faire avec ses Apôtres, en succédera un autre, bien plus désirable, qui sera celui de la délivrance suprême, le banquet de la vie éternelle, dont l’Eucharistie est le gage®. Le vin qu’on y boira sera une boisson nouvelle dont on n’a pas l’idée ici-bas : vinum novum, xarvoy 7. Ainsi la pensée du ciel s’unit à celle de la croix dans le sacrifice de l'autel. Regnum Patris ne peut guère signifier ici que le ciel.
S. Jean Chrysostome entend ces paroles plus simplement,
1 Conc. Trid., sess. xxn1, can. 3. — ? Joan., xx, 22. Cf. Conc. Trid., sess. x1v, 1. — 3 Luc., xx, 16,18. — # Ce qui fait ici difficulté, c'est que $. Matthieu place ces paroles de Notre Seigneur après la consécration du vin. On peut admettre avec beaucoup de commentateurs qu'il y a une transposition ou un défaut d'ordre dans son récit. Il convient d'ailleurs de remarquer que cette expression, genimen vilis, pourrait désigner le vin consacré aussi bien que celui qui ne l'est pas. — 5 Apoc., xv, 3. — 6 Luc., xx11, 16, 29, 30. Cf. Tob., xnr, 19. Ps. xxx, 9. — 7 Infra, n. 811.
en ce sens que le premier repas auquel le Sauveur doit prendre part ici-bas avec ses Apôtres aura lieu après sa résurrection. Mais si le divin Maître se met à table avec eux après sa résurrection, on ne le voit jamais faire usage de vin. Il semble qu’à Emmaüs, il se borne à donner son corps à ses disciples sous l’espèce du pain ‘.
ARTICLE II
Souffrances de Notre Seigneur.
* 390. — En quels lieux et à quel moment Notre Seigneur endura-t-il les divers tourments de sa Passion?
1° Les principales scènes de la Passion furent : le jardin de Gethsémani ou des Oliviers ? ; la maison d’Anne*; celle de Caïphe * ; le sanhédrin ÿ; le prétoire de Pilate ‘; les rues de Jérusalem” ; la montée du Calvaire 5; la croix ?.
2° La Cène ayant eu lieu le jeudi soir, de sept à huit heures, Notre Seigneur se rendit au jardin des Olives vers neuf heures; à dix heures il priait et suait le sang ; à onze heures il était arrêté et ramené à la ville. Le vendredi, de minuit à deux heures, il comparaissait devant Anne et Caïphe, était accusé, souffleté, renié. On le conduisit vers six heures au tribunal de Pilate; vers sept heures, à la cour d’Hérode. De huit à dix, il était flagellé, couronné d’épines, condamné à mort. À onze heures, on le mène au supplice. À midi, il est cloué à la croix. A trois heures, il expire. Enfin, vers six heures, on dépose son corps au tombeau.
Ainsi sa Passion, à compter de son agonie, a duré dix-sept heures. Les Evangélistes l’ont suivi dans tout le cours de sa vie douloureuse. [ls rapportent ses paroles, ses tourments, ses actes. On ne saurait trop étudier ces détails; mais nous ne pouvons en signaler que peu de traits.
1 Cf. Luc., xx1v, 80; Joan., xx1, 13; Act., 1. 4, — ? Matth., xxvi, 36. — 3 Joan., xvin, 13. — * Matth.. xxvi, 57. — 5 Matth., xxvi, 59-66; Luc., xx1t, 66-71. — 6 Matth., xxxn, 2-31. — 7 Luc., xxirr, 26-39. —« 8 Matth. °xxvu, 33, 34, — 9 Luc., xxur, 34-36; Joan:, x1x, 23-37.
$ [. — Aconie pu Sauveur. Matth., xxvi, 36-46; Luc., xxu, 39-46.
(Gethsémani, grotte de l'agonie; jeudi soir, vers onse heures.)
391. — Lorsque, après avoir dit : Transeat a me, Notre Seigneur ajoute : Non mea voluntas…, Non sicut ego volo.…, change-t-il de volonté et rectifie-t-il sa première disposition ?
Les dernières paroles du Sauveur : Non sicut ego volo ?, n’indiquent pas un changement,dans la volonté du Sauveur, mais elles achèvent de faire connaître l’état de son âme. Après avoir exprimé et volontairement ressenti l'impression que tout homme éprouve en se voyant frappé du coup le plus terrible ?, il déclare quelle est pourtant la disposition de son cœur et sa résolution inébranlable *. Il se montre prêtre tout en laissant voir la victime. Peu importe que cette détermination soit exprimée en dernier lieu : elle existait dès le commencement et elle a toujours persisté, malgré les émotions de la sensibilité *. Ainsi ces mots : Non sicut ego volo, équivalent à ceux-ci : « Non pas comme je voudrais, si j’écoutais l'appétit naturel, sensitif. » — Sed sicut tu On peut remarquer que le Sauveur regarde toujours le calice de sa Passion comme lui venant de la main de son Pére, et non de ses ennemis °.
Par ces mots : Si possibile est, il entend : Si cela peut se concilier avec vos desseins par rapport à la rédemption ps 1 sait bien ce qui est résolu ; mais il parle ainsi pour nous faire connaître toutes ses dispositions *. \
392, — Peut-on contester l'authenticité des versets 42 et 43 de S. Luc, ch. xxu, sur la sueur de sang et l'apparition de l'Ange?
Suivant Benoît XIV *, ce serait se mettre sous le coup du canon porté par le concile de Trente : Si quis libros integros
. 4 Matth., xxvi, 39. — 2 Cf. Joan., xt, 33; xu, 21; x, 21. — 3 Nihil enim prohibet aliquid esse contrarium voluntati secundum se, quod tamen est volitam ratione finis, sicut medicina amara. S. Thom, p.93, q. 15, a. 6, ad 4. — * Luc..x, 91: Joan., vi, 38; vit, 29, — 5 Cf. Joan., xx, 11. — 6 Cf. Joan,, xn, 21, 28. — ? Cf. Heb., v, 1. S. Thom., p. 8, q. 46, a. 2, ad 2, — $ De canon. SS., 1. 1v, part. I, xxvI, 2:
cum omnibus suis partibus… non susceperit, anathema sit ‘. Mais tel n’est pas le sentiment de la plupart des Docteurs, qui ne reconnaissent pas dans ces versets une des parties des Livres saints que le Concile avait en vue. Quoi qu’il en soit, toutes les raisons s'accordent pour établir authenticité du passage.
1° On le trouve dans les versions les plus anciennes, dans la Péchito comme dans l’Italique; dans presque tous les manuscrits majuscules du septième, du sixième et du cinquième siècles, même dans celui du Sinaï qui est du quatrième ; dans un très grand nombre de Pères latins, grecs et syriaques, dont plusieurs de la plus haute antiquité, comme S. Justin ? (100-165),S. Irénée * (120-202). S. Hippolyte (200-240), Denys d'Alexandrie (+ 265); et dans les Har-monies évangéliques d’Ammonius (+ 220) et de Tatien (+ 180) *. Il est vrai qu'il manque dans quelques manuscrits anciens, Bet A en particulier, mais aucun auteur ecclésiastique connu n’en attaque l’authenticité *.
20 On ne conçoit pas quel motif et quel moyen on aurait eus de supposer un tel passage; et au contraire, on conçoit fort bien qu’à une époque on y ait vu une difficulté; qu’on s’en soit défié ; que certaines églises, ne le voyant qu’en S. Luc , aient cru devoir l’omettre, dans les commentaires publics d’abord, puis dans la transcription de l'Evangile. Suivant $S. Epiphane, ce retranchement est le fait de quelques esprits faibles qui ne voulaient rien voir d’humain dans la vie de Notre Seigneur ’. Ils ne songeaient pas que, pour
1 Sess. 1V. — ? Qoet Opou6or, Dial. cum Tryph., 103. — 3 Cont. Hæres., IX, xxu, 3. — # Cf. S, Hilar., de Tr'in., x, 9; S. Hieron., Adv. Pelag., 11, 16; S. Amb., In Luc. — 5 Voir Victor de Capoue, Migne, Pat. lat., t. LXVIN, p. 345, et Mosinger, Evangelii concord. exposilio S. Ephr., Venise, 1876. — 6 Des commentateurs font remarquer que le fait de la sueur de sang devait avoir un intérêt particulier pour S. Luc, habitué par état aux observations pathologiques. — 7 S. Epiph., Anchoratus, 31. Cf. Orig., Cont. Cels., 1, 3%. Pour des motifs semblables, plusieurs se sont permis d’autres retranchements : Anlequam convenirent, Matth., 1, 18; primogenilum, 1, 25; neque Filius, Marc., xx, 22; l'histoire de la femme adultère, Joan., vi, 1-4; l'ange de la piscine probatique: Joan., x, 1-45.
ôter un prétexte aux objections des Ariens, ils enlevaient aux âmes éprouvées un exemple consolant et salutaire ‘, et à l'Eglise une des preuves les plus sensibles de la double nature du Fils de Dieu ?.
* 393. — Faut-il voir dans ces versets une sueur de sang véritable et un fait miraculeux?
1° On a toujours cru que le Sauveur a sué du sang, sicut quitæ, et regardé ce sang comme un signe et un effet de la véhémence de sa douleur, usque ad mortem 3. S'il en était autrement, si ce n’avait été qu'une apparence, on ne verrait pas pourquoi l’'Evangéliste aurait fait ressortir à ce point cette circonstance.
2° Il n’est pas facile d'établir qu’il y a là un vrai miracle; car on cite des faits semblables qui semblent n’avoir eu pour cause qu'une émotion naturelle *. Cependant les commentateurs regardent généralement celui-ci comme miraculeux, et l'abondance du sang, decurrentis in terram, est une circonstance qui vient à l'appui de leur sentiment.
$ IT. — ARRESTATION DU SAUVEUR. Matth., xxvi, 47-56. (Nuit du jeudi au vendredi.)
* 394. — Quelle est la troupe qui s'empare de Notre Seigneur, et pourquoi ne permet-il pas à S. Pierre de le défendre?
1° La troupe qui s'empare du Sauveur se compose des satellites de Caïphe , et peut-être de quelques soldats romains, détachés de la cohorte qui occupait la forteresse Antonia 5. Josèphe nous apprend que, durant le temps de Pâques, une partie de ces soldats étaient mis à la disposition du grand-prêtre.
1 Heb., 11, 18; 1v, 153; xut, 4. — 2? Phil., 1, 8. Consolatur Dominus, transfigurans in se infirmitatem nostram. S. Aug., Serm. cOxGvII, 3; Brev., Oratio D. N. in horto, lect. 1-9. — 3 Matth., xxvr, 38. Remarquez que sicut ne tombe pas directement sur sanguinis, mais sur gullæ, woeu bpaudot «wars, et que d'ailleurs ce terme n'exclut pas la réalité. Cf. Matth., xx, 26 ; Luc., xv, 19; xvi, 1 ; Joan.,1,14; Act., 11,3; xvu, 12, Græce. — k Vie de Mgr Rey, p. 111, 207. — 5 Luc., xxu, 47. — 6 Joan., xvanr, 3.
504 JÉSUS-CHRIST SELON L'ÉVANGILE. [n° 395
2 Notre Seigneur ordonne à S. Pierre de remettre l'épée au fourreau, pour montrer qu’il ne souffre pas malgré lui ?, et pour apprendre aux chrétiens à n’opposer à leurs persécuteurs qu'une patience à toute épreuve?. Toute sa soilicitude est pour ses disciples : c’est en leur faveur seulement qu'il réclame les droits de la justice. Il veut d’ailleurs qu’on voie qu’il est, lui seul, notre victime et l’unique source de notre salut.
395.— Pourquoi suppose-t-on contiguës où voisines les maisons d'Anne et de Caïphe, Joan., xvnx, 13?
En supposant contiguës les maisons d'Anne et de Caïphe, on explique aisément pourquoi le Sauveur fut conGuit d'abord chez Anne *, puis immédiatement après chez Caïphe"; et comment S. Pierre, qui est entré chez Caïphe*, le renie pendant l’interrogatoire d'Anne $, comme pendant celui de Caïphe 7. Les demeures se touchant, elles avaient sans doute une cour commune, et tout en restant chez le grand-prêtre, S. Pierre pouvait voir ce qui se passait chez Anne. On sait d’ailleurs qu'Anne était beau-père de Caïphe $, et qu’il avait exercé le pontificat avant lui. Déposé par les Romains, il conservait la confiance des Juifs et pouvait encore présider le sanhédrin. C’est probablement à lui que Judas avait promis de livrer sa victime, et il était bien aise de la lui mettre entre les mains pour dégager sa parole ?.
Les interprètes qui ne font pas cette supposition se contentent de dire qu’Anne, prévenu de ce qui se préparait, s’était rendu ce soir là auprès de son gendre : et ils font remarquer que, d’après S. Jean, Notre Seigneur fut conduit devant Anne, et non pas chez Anne, 43.
1 Matth., xxvi, 52, peribil pour perire debel; le futur pour l'impératif. Nisi se traderet Ghristus, nemo traderet Uhristum. Quid habet Judas, nisi peccatum? S. Aug., In Joan., Lx, 4. —? Rom., xx, 19, 21 ; Apoc., xur, 404 Cf. Matth., v, 4; x1, 29; S. Th, 28-2&, q. 40, a: 4, ad 4.—
3 Joan., xviu, 13. — f Joan., xvim, 24 : Misil serait pour miserat. Cf. Matth., xxvi, 48; — 5 Matth., xxvi, 58. — 6 Joan., xviu, 11, 18. — T Joan., xvnt, 25-27. — 8 Joan., xvunr, 18, — 9 $S. Chrys., In Joan.,
Lxxxu, Cf. Joseph., 4., XX, 1x, 2. {nfra, n. 491.
M! BEZETHA