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N° 239] SA VIE PUBLIQUE. — SES PROPHÉTIES. 379 liques ‘; — qu'ils seront réprouvés de Dieu ?; qu’ils commenceront dès ce moment à subir les châtiments les plus terribles #.
3° Sur les faux Messies, leur nombre, leurs prodiges et leurs succès *.
4° Sur Caphanaüm, ses revers et sa disparition ÿ.
5° Sur Jérusalem : sa ruine f; — les signes qui précéderont cet événement ’; — la raison de cette ruinef.
Cette dernière prédiction est, avec celle de la conversion des Gentils, la plus étonnante et la plus certaine de toutes celles du Sauveur.
IT. Sa prédiction de la ruine de Jérusalem et d'une autre ruine plus grande encore.
239. — Est-il certain que la prophétie rapportée par S. Matthieu, xxt1v, et par $. Luc., xx1, a pour objet la ruine de Jérusalem?
La majeure partie de cette prophétie a évidemment pour objet la ruine de Jérusalem ; mais une partie aussi, la dernière au moins, se rapporte à la fin du monde. On peut regarder ces deux points comme généralement admis. La question qu'agitent les interprètes et qui les divise est celle-
1 Matth.,xxin, 34-39. — 2 Matth., xt. 12-15; xx, 44; Luc., xrir, 9. — 8 Matth., xxur, 38; xx1V, 1-21; Luc., xx1, 5-24; xxu1, 28-31. — # Matth., xx1v, 5, 23, 24; Joan., v, 43. — 5 Matth., x1, 23; Luc., x, 45. — 6 Matth,
xx, 31, 38: xx1v, 15-21; Marc., x11, 14-239 Luc., x1t, 34, 35; xxt, 20-24; xxurr, 28-30. — 7 Matth., xx1v, 5-11; Luc., 10-22. — 8 Matth, xx, 35, 31; Luc., x, 35; x1x, 42, 44. — 9 Tête de Vespasien, laurée (69-19). Inscription : Imperator Cæsar Vespasianus, lribunilid polestale, Consul terlium. Revers : Palmier, au pied duquel est assise la Judée vaincue : Devicta Judæa. La victoire écrit sur un bouclier S. P. Q. R:, senalus populusque romanus. Pour exergue. S. C. Senatus consullo.
ei : Les prédictions qui ont rapport à la ruine de Jérusalem et celles qui concernent la fin du monde sont-elles bien distinctes les unes des autres? ou bien Notre Seigneur a-t-il eu en vue ces deux événements à la fois et parlé simultanément de l’un et de l’autre, soit que ses paroles aient un double sens littéral, soit qu’elles aient en même temps un sens littéral et un sens spirituel?
1° D’après un certain nombre d’interprètes, les prophéties relatives à Jérusalem et celles qui concernent la fin du monde, au lieu d’être séparées et de venir l’une après autre, comme on serait porté à le croire, sont mêlées ensemble : de sorte que certains traits s'appliquent à l’un et à l’autre de ces faits, d’autres à un seul, d’autres à l’un des deux principalement et secondairement à l’autre. Ces interprètes invoquent en leur faveur $. Jérôme’ et S. Augustin”, et ils donnent pour raison l’usage des prophètes et la nature spéciale des lumières prophétiques.
2° Suivant le plus grand nombre, Jésus-Christ a parlé séparément, successivement, dans le sens littéral, de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde; et l’on peut discerner ces deux parties de son discours. Les Apôtres, disent-ils, avaient, suivant S. Matthieu ?, demandé à leur Maître deux choses : quand le temple serait détruit et quels seraient les signes de son avènement*. Le Sauveur répond d’abord à la première question *, puis à la seconde. Cette seconde partie, relative à la fin du monde, est très courte dans $. Luc, parce que cet évangéliste, rapportant ailleurs” la question des Apôtres à cet égard, y place aussi tout ce que Notre Seigneur à dit sur ce sujet.
Quelques-uns, sans beaucoup s'éloigner des précédents, croient qu'on doit distinguer trois choses dans la question des Apôtres et dans la réponse du divin Maitre : la ruine de Jérusalem et du temple, hæc*, son avènement et son
1 S. Hicron., In Matlh., xx1v. — S. Aug., Epist. cxax, 22, etc. — 3 Matth., xx1v, 3. — # Cf. Dan., 1x, 26. — 5 Matth., xxiv, 4-22 ou 28, et Luc., xxt, 5-24. — 6 Matth., xx1v, 13 ou 29-42 et Luc., XXI, 25-36. — 7 Luc., xvur, 20. — 8 Matth., xx1v, 4-28.
triomphe sur la terre : adventus ‘, et la fin du monde : consummatio ?.
À quelque sentiment qu’on s'attache, il importe d’observer que la ruine de Jérusalem a été, comme celle de Rome, la figure de la fin du monde et du jugement universel ; que par conséquent les prédictions qui s'appliquent littéralement aux deux premiers faits ont un sens spirituel qui se rapporte à ce dernier événement‘.