‹ Manuel bibliqueChapitre 142 sur 476 · PHILIPPE 11, ROI DE MACÉDOINE · texte numérisé non relu

PHILIPPE 11, ROI DE MACÉDOINE

34. P. — PHILIPPE m, ROI DE MACÉDOINE. 3o. Q. — EUMÈNE II, ROI DE PERGAME.

32. N. — Persée, fils aîné (légitime, illégitime ou supposé) de Philippe V et son successeur, dernier roi de Macédoine (179-168 av. J.-C). 11 fit bravement la guerre aux Romains en 171, mais en 168 il fut défait et bientôt après fait prisonnier. Sa défaite mit fin à l'indépendance de la Macédoine et porta jusqu'en Syrie la terreur du nom romain. I Mac, vin, 5. — Tète diadémée et barbue de Persée. Sous la tête, on lit EQlAoY, probablement le nom de l'artiste auquel est dû le portrait de Persée. — ^, BASIAEns nEP2En2. Aigle éployé, sur un foudre, dans une couronne de chêne. Sous la couronne , une étoile.

33. 0. — Philippe II, roi de Macédoine, fils d'Amyntas (360-336), père d'Alexandre le Grand. C'est en cette dernière qualité qu'il est nommé, I Mac, i, 1; vi, 2. — Tète d'Apollon laurée, à droite. — ^. ^lAinrioT. Figure dans un bige, tenant de la main droite un fouet et de la gauche, les rênes.

34. P. — Philippe III Arrhidée, fils de Philippe II et frère d'Alexandre le Grand. Après la mort d'Alexandre le Grand, il fut proclamé roi avec Alexandre IV, fils posthume du conquérant. Tous les deux furent tués par ordre d'Olympias, en 317, de sorte que ce ne fut pas la famille d'Alexandre qui hérita de son empire. Ohtinuerunt pueri ejus (Alexandri) regnum. I Mac, i, 9. — Tête de Pallas casquée, à droite. -— % «DIAinnOY [B]A2IAEn2. Victoire debout, à gauche, les ailes éployées, présentant une couronne de la main droite et tenant un trident dans la main gauche. Dans le champ, à gauche , un bouclier.

Pour Philippe V, nommé I Mac, vin, 5, voir Fig. 72 Z, p. 616.

35. Q. — Eumène II, fils et successeur d'Attale I^', roi de Pergame (197-159). Il rendit les plus grands services aux Romains pendant leur guerre contre Antiochus III le Grand, roi de Syrie, et il en fut récompensé par le don de plusieurs provinces. I Mac, viii, 8. Sur quelques difficultés que présente ce texte, voir Les Livres Saints et la critique rationaliste j 2* édit., t. iv, p. 142. — Tête diadémée d'Eumène. — i^. OIAETAlPoY. Pallas 'assise sur un siège, à gauche, appuyant la main droite sur un bouclier placé à ses pieds, devant elle; le coude gauche sur un sphinx, et sur l'épaule gauche une haste transversale.

La médaille de Persée a été placée, à cause de sa grande dimension, avant celles de Philippe II et de Philippe III, contrairement à l'ordre chronologique.

[ri73] ART. III. — LE SECOND LIVRE DES MACHABÉES. 477

1° par les habitants de Jérusalem aux Juifs d'Egypte, pour les inviter à la fête des Tabernacles, i, d-lO*; 2o parle peuple, le sanhédrin et Judas à Aristobule, précepteur de Ptolémée VI, et aux Juifs d'Egypte pour leur annoncer la mort d'Antiochus III le Grand (n° 577) et quelques autres événements importants; elle se termine par une invitation à participer à la lete des Tabernacles, i, lOMi, 19.

2* La seconde partie est l'histoire proprement dite. Après ime préface, ii, 20-33, dans laquelle il indique qu'il va résumer les cinq livres de Jason de Cyrène, l'auteur raconte en deux sections, cf. ii, 21 : 1° les événements de l'histoire juive qui se sont accomplis sous le règne d'Antiochus Épiphane et en particulier ses persécutions, iii-x, 9; 2° les événements qui se rapportent au règne d'Antiochus Eupator, x, 10-xv. Chacune des deux sections se termine par la mention de l'institution d'une fête, x, 6; xv, 36-37. — Ce livre embrasse une période de quinze ans, de 175 à 161 av. J.- G., c'est-à-dire de la dernière année ou à peu près de Séleucus lY, mort en 175, à la mort de Nicanor en 161 ; cf. II Mac, xiv, 4 etxv, 38.

• 573. — Langue originale du second livre des Machabées.

i® Il a été écrit en grec, comme l'atteste S. Jérôme. A part quelques hébraïsmes (1) que l'on rencontre chez tous les écrivains juifs qui ont rédigé leurs ouvrages en grec, le style est pur et pour le fond semblable à celui des écrivains profanes du dernier siècle av. J.-C. La phrase est arrondie, coulante, et riche en locutions véritablement grecques, xaVov y.y.\ à'p.^cvj XV, 12, etc. (2).

(1) Par exemple, àoe>.5oi pour compatriotes. cTrépfia pour proies, etc. Voir aussi xiv, 24; viii, 27, Ib, etc. Ces idiolismes sont encore plus dans la manière de concevoir les choses que dans les mots.

(2) Cf. IV, 37, 40; vi, 12; il, 25; xv, 39. Ce livre contient aussi des mots et des locutions rares, ôiî>o>.oYeïv, vin, 27. 31; iv, 21 ; v, 20; fr, 2a; X, 14; xiv, 6; xiii, 25, etc. il aime à rapprocher des mots de même nature, àyeiv àyû^a, iv, 18; cf. 22; îir, 22; xv, 37; à faire des antithèses de mots, eOpiveiav, — 6u(7|xéveiav, VI, 29; cf. v, 6, etc. Dans les lettres du commencement, comme dans la partie historique, on trouve la forme grécisée *Iepoa6).u|ia, i, 1,10; m, 6, 9; iv, 9, etc., tandis que

d78 CHAP. IX. — LES LIVRES DES MACnABÉES. [SI 1

2** Le texte original de ce livre se trouve dans le Codex Alexandrinus, il manque dans le Codex Vaticanus et dans le Codex Sinaiticus. On ignore de quel manuscrit a été tiré le texte imprimé dans les éditions ordinaires des Septante. La traduction latine de l'ancienne Italique, conservée dans notre Vnlgate, reproduit exactement le grec. Quant à la version syriaque du second livre des Machabées, qui est imprimée dans le tome iv de la Polyglotte de Walton, elle ne rend pas toujours parfaitement le sens de Toriginal et dégénère quelquefois en paraphrase.

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