er discours d'Éliphaz, IV-V
Éliphaz ouvre la discussion avec la confiance qu'inspire l'expérience et sur le ton d'un prophète. C'est dans son premier discours qu'il parle avec le plus d'assurance. Le fond de son langage est vrai d'ailleurs ; il n'est faux que dans l'application exagérée qu'il en fait au cas présent. Tout se
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Jie très bien dans ce que dit Éliphaz ; au point de vue de la disposition oratoire et de l'arrangement des parties, ce discours est le plus parfait du poème. La révélation et l'expérience, les habitants du ciel et ceux de la terre lui ont appris à quoi s'en tenir sur le problème de la souffrance : d" Job ne doit pas oublier qu'il a consolé autrefois des malheureux en leur disant que ce ne sont que les méchants, non les justes, qui périssent, iv, 2-il. 2° Une vision nocturne luia appris à lui-même que personne n'est juste devant Dieu, iv, 12-21. 3° Le chagrin qui empêche Job de recourir à l'intercession des anges est la cause de la ruine des insensés, v, 1-7. 4** Il doit se tourner vers Dieu, le juge équitable du juste et de l'impie, v, 8-J6. 5" Heureux celui que Dieu châtie ! Dieu, par ce châtiment veut lui préparer un grand bonheur, v, 17-27. Chacune de ces cinq pensées est tout à la fois une thèse et un reproche contre Job.