ART. IT. — ANALYSE ET EXPLIC. DU LIVRE DE JOB
le bonheur des méchants qu'il vient d'affirmer, ou en soutenant que ce bonheur ne prouve rien en sa faveur. Éliphaz ne fait directement ni l'un ni l'autre : il considère le discours de Job comme non avenu ; il déplace la question et prétend toujours avec la même assurance que les souffrances de son ami sont la punition de ses péchés. Devenant do plus en plus agressif, V il accuse Job d'un grand nombre de crimes, 2-11 ; 2"» il l'avertit de ne pas s'attirer par son obstination et son impénitence un jugement sévère comme celui que Dieu porte contre les impies, 12-20 ; 3° il lui promet, s'il s'amende, un retour de bonheur et une prospérité plus grande qu'autrefois, 21-30.
034. — Yll[« dhcoura de Job : III« réponse à Éliphaz, xxiii-xxiv.
Malgré la vivacité des attaques d'Éliphaz, Job reste maintenant calme, i" Il réitère d'abord son souhait de se justifier devant Dieu. Ses plaintes sont regardées comme une révolta contre lui ; cependant il lui permettrait, lui, de s'exprimer librement en sa présence. Mais Job voit bien qu'il n'obtiendra pas la faveur d'être admis en sa présence, xxiii, 2-9. 2** Quoi qu'il en soit, il est certain d'avoir observé les commandements de Dieu. Pourquoi donc Dieu le châtie-t-il ? Il l'ignore, XIII, 10-17. 3" Mais qui peut comprendre pourquoi tant d'innocents souffrent dans le monde, xxiv, 1-12, et 4" pourquoi, au contraire, les méchants ne sont pas punis comme ils le iriérltent et vivent heureux jusqu'à leur mort ? xxiv, 13-25.