‹ Manuel bibliqueChapitre 24 sur 476 · Étendue et superficie · texte numérisé non relu

Étendue et superficie

1** La Palestine proprement dite est bornée au nord parle Liban, à l'ouest par la Méditerranée, au sud par le désert, à l'est par le Jourdain et la mer Morte (1). Elle s'étend du 31^ 11' jusqu'au 33° 15' de latitude nord, et du 32° jusqu'au 33» 20' de longitude est. Sa superficie est d'environ 15,500 kilomètres carrés : 223 kilomètres de Dan à Bersabée, 64 kilomètres de largeur moyenne. — 2° « En Palestine, comme en Grèce, tous les voyageurs sont frappés de Texiguïté du territoire. Même après tout ce qu'ils ont déjà entendu raconter, ils sont surpris de pouvoir, en une seule journée, se rendre de la capitale de la Judée à celle du royaume de Samarie ; de voir, dans huit heures d'intervalle, trois localités célèbres

(l) Les limites de la Terre Promise, dans toute son étendue, sont énumérées dans les promesses faites à Abraham, Gen., xii, 7 ; xiii, 15 ; XV, 18. Cf. Ex., XXIII, 31 (22-23); Jos., xxm, 13-16; Jud., ii, 20-23; II Reg., VIII, 3-8; elles sont indiquées par Moïse avant sa mort, Num., xxxiv, 1-12; cf. xxxii, 1-33; xxxiii, 50-54. Quand Josué distribua le pays conquis aux tribus, il leur donna la partie de territoire décrite, Num., xxxii; Jos., xiii, 8-32; xv-xix- La frontière sud était la même que dans Num., xxxiv, 3-5; Jos., xv, 2-4; ainsi que celle de l'ouest, Jos., XV, 11; XVI, 3, 8; xvii, 9-10; xix, 29. Celle du nord partait de Sidon, sur la côte, et se dirigeait vers le sud-est, à travers le Libau, vers Ahion et Dan, Jos., xix, 28; III Reg., xv, 20, d'où, en passant par la pointe méridionale de l'Hermon, elle s'arrêtait à l'extrémité septentrionale des montagnes de Basan, Num., xxxii, 33; Deut,, m, 8-14; Jos., XII, 4-6. La frontière orientale n'est pas délimitée en détail : Salécha et Basan sont nommés comme points déterminants, Jos., Xîi, 4; XIII, 11; Deut., m, 10. De Salécha elle paraît s'être dirigée au sudouest, le long du désert d'Arabie, jusqu'à l'Arnou, Jos., xii, 1 ; là elle tournait à l'ouest et suivait la rivière jusqu'à la mer Morte, en laissant de côté Moab et Ammon. Dans l'intérieur du pays ainsi délimité, des parties du territoire restèrent entre les mains de leurs anciens possesseurs, les Philistins et les Phéniciens à l'ouest, Gessur et Maacha à l'est, dans Basan, Jud., i, 19, 31, 33; Jos., Xdi, 13. Sur la manière dont Dieu tint la promesse qu'il avait faite de donner la terre de Chanaan i. ïon peuple, voir Tbéodoret, Qnsest. il inJosuam^ t. LXXX, col. 459-466 j S Angu=tia, Quxst. in Hept., \. VI, n» xxi.l. xxxiv, cnl. 783-788.

ÙJ CHAP. I. — JOSUÉ. [435]

comme Hébron, Bethléem et Jérusalem. Le contraste entre la petitesse de la Palestine et la vaste étendue des empires voisins de sa frontière septentrionale et méridionale est presque toujours présent à l'esprit des prophètes et des psalmistes. 11 les aide à sentir plus vivement la bonté de Dieu envers leur patrie, quand ils chantent leurs petites collines .et leurs torrents desséchés, qu'ils comparent aux hauts sommets du Liban et de l'Hermon et aux fleuves larges comme une mer de la Mésopotamie. Ce n'est pas d'ailleurs seulement par son pju d'étendue , mais aussi par son peu de largeur que cette contrée est remarquable. De tous les points élevés, sa largeur est visible dans sa totalité, de la longue muraille des collines de Moab à l'est jusqu'à la luer Méditerranée à l'ouest » (1).

43S. — Montagnes.

1" La Palestine est essentiellement un /3fl?/5 montagneux, un massif de collines entrecoupées seulement de quelques vallées ou gorges plus ou moins profondes, creusées par les pluies d'hiver et appelées aujourd'hui ouadis; il n'y a guère de plaines que sur les bords de la mer Méditerranée. Elle comprend trois principaux massifs, celui des montagnes de Nephtali, nommées plus tard de Galilée ; celui des montagnes d'Éphraïm et celui des montagnes de Juda. — 1° Les montagnes de Galilée sont le prolongement du Liban, si célèbre dans les Livres Saints. Le mont Liban ou « mont Blanc » s'étend au nord de la Palestine, parallèlement à l'Anti-Liban, dont il est séparé par une vallée profonde, connue des anciens sous le nom de Cœlésyrie ou Syrie creuse. Le plus haut sommet du Liban, le Dhor-el-Khédif, couvert de neiges éternelles, a 3060 mètres. L'Hermon, aujourd'hui Djébel-esch-Scheik, à l'extrémité méridionale de l'Antl-Liban et également couvert de neiges, n'est guère moins élevé (2) ; il est visible d'une grande partie de la Palestine. — . Les dernières ramifications

(1) Stanley, Shiai and Palestine, 18S6, p. 111-112. Cf. Ps. Lxvii, 16 17; Is., II, 2; Ps. xlv, 5-6.

2) Il a 2,b60 mètres, Kiepert, Lehrbuch der alten Géographie^ ib1%

Page 1