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Style du second recueil

Il est généralement semblable à celui de x-xxii, à part quelques légères différences : le parallélisme antithétique y est assez rare; la forme allégorique revient assez souvent, xxv, 41, etc.; les deux membres de la comparaison sont parfois simplement juxtaposés, sans être unis, xxv, 12, ou liés seulement par et ou sic, xxvi, 1, 2, 18-19; xxvii, 8, etc. (la liaison est souvent indiquée dans la Vulgate). Nous ne

(1) Ces deux subdivisions contiennent quelques distiques, xxir, 28; XXIII, 9; XXIV, 7-10; des tristiques, xxii, 29; xxiv, 29, et surtout des tétrastiques, généralement combinés de manière que le second membre du parallélisme donne la raison du premier, xxii, 22-23, 24-25, 26-27, etc. Il y a quelques proverbes de cinq membres, xxiii, 4-5; xxiv, 3-4; d'autres de six, xxiii, 1-3, 12-14, 19-21; xxiv, 11-12; un de sept, xxiif, 6-8, et un plus long encore contre l'impureté et l'ivrognerie, xxiii, 27-33.

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rencontrons plus ici au même degré la concision sentencieuse du premier recueil; la construction est plus lâche; le parallélisme est tantôt rigoureux, tantôt négligé; la maxime n*est pas toujours exprimée en un seul distique, xxv, 6-7; 9-iO; 21-22; XXVI, d 8-19; il y a des séries de proverbes reliés entre eux, XXVI, 23-25; xxvii, 15-16; 23-27; plusieurs ont un mot dominant qui en est comme la clef et est répété plusieurs fois, xxv, 8-10; xxvi, 3-12; 13-16. Les observations que nous venons de faire s'appliquent surtout aux chapitres xxv-xx vu, 5.

§ IV. — Appendices, xix-xxxi, 834. — Proverbes d'Agur; de Lamuel; éloge de la femme forte.

Le livre des Proverbes se termine par trois appendices dont les deux premiers portent un titre particulier : 1" Verba Congregantis, filii Vomentis, ou, comme on lit dans le texte hébreu : Paroles d'Agur (congregans) , fils de Yaqê ((/omens) (1), xxx, 1. C'est une collection de sentences, en partie exprimées simplement, en partie enveloppées sous une forme énigmatique. Quel en est l'auteur? Il est impossible de le dire avec certitude. D'après S. Jérôme et la plupart des corn mentateurs juifs et catholiques, Agur est un nom symbolique, signifiant collectionneur et pris par Salomon comme celui de Kohéleth ou Ecclésiaste, Eccl., i, 1. D'après un grand nombre de critiques modernes, Agur était un sage hébreu, de Massa, qui avait pour élèves Ithiel et Ukal, à qui il s'adresse, xxx, 1-6. Dans le reste du chapitre, il parle à tout le monde en général (2).

2" Le second appendice, xxxi, 1-9, porte pour inscription :

(1) Le texte du jf. 1 du chapitre xxx est traduit par la Vulgate, en pondant les noms propres par des noms communs, comme elle l'a fait dans la première partie du titre : Visio, quant locutus est vir, cum quo est Deus, et quiDeo secum morante confortatus. L'hébreu porte : « poème que cet homme (Agur) adressa à Ithiel et à Ukal. » Ce passage est, dn reste, obscur et diversement interprété. Plusieurs prennent pour un nom de lieu le mot massâh, que S. Jérôme traduit par visio.

(2) Huet nie qu'Agur soit Salomon, parce qu'Agur dit : Stultissimus sum virorutUy xxx, 2, tandis que Salomon se qualifie lui-même de très sage ; Pr<ecessi omnes snpientia, Eccl.. i, 16

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