Du titre de l'Ecclésiaste
!• Le titre de l'Ecclésiaste est tiré du nom qu*y prend Tau-
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leur, Kohéleth, traduit en grec par Ecclêsiastês. La version latine a conservé le nom grec; il signifie « celui qui parle à l'assemblée. » « Ecclêsiastês, dit S. Jérôme, graeco sermone appellatur qui cœtum, id est Ecclesiam congregat, quem nos nuncupare possumus concionatorem, eo quod loquatur ad populum et ejus sermo non specialiter ad unum sed ad universos generaliter dirigatur. » 11 faut donc rejeter le sens do collectionneur qu'on a voulu donner aussi au mot Kohéleth (Grotius, Herder, Jahn) : l'Ecclésiaste n'est pas un recueil, une collection de sentences comme les Proverbes, mais forme un tout suivi. Il faut rejeter également les sens d'assemblée, de sagesse qui prêche, de vieillard, de pénitent mort au monde, etc. 2° Le nom hébreu a une forme féminine, mais il n*en désigne pas moins un homme (comme les mots latins à terminaison féminine poeta^ propheta); c'est un titre de dignité, appliqué à la personne qui en est revêtue (comme I Esd., II, 57 ; II Esd., vu, 57). 11 est employé ici symboliquement (comme Is., xxix, i, 2; Jér., xxv, 26) pour exprimer la fonction que remplit Salomon dans ce livre en instruisant l'assemblée. II en est qui pensent cependant que Salomon a pu réunir le peuple à la fin de sa vie, comme il l'avait fait lors de la Dédicace du temple, III Reg., viii, 55-61, et lui adresser le discours contenu dans ce livre.