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De l'intégrité de l'Ecclésiaste

1" Plusieurs critiques, gênés dans leurs théories par la conclusion de l'Ecclésiaste, ont supposé que cette conclusion avait été ajoutée après coup. M. Graetz prétend qu'elle fut composée quand l'école de Hillel se prononça en faveur de la

(1) Les héllénismes que Grâtz signale dans l'Ecclésiaste sont imaginaires : v, 17, il prétend voir une imitation du xaXov xà^aGov des Grecs; IV, 14, nolad employé dans le sens de devenir comme Y^V^V-^^\ raah^ IV, 15, dans le sens de savoir, comme elSévai; ïi, 8, schiddâh, dans le sens de aioac,, litière. Toutes les expressions employées ici par Salomon sont parfaitement hébraïques. — D'après M. Delitzsch, l'Ecclésiaste contient cent cinq mots ou locutions qui lui sont propres, ou au moins très rares ailleurs, saus compter desitournures particulières. Mais on rencontre dans chaque livre des mots qui lui sont particuliers sans qu'on en puisse rien conclure. Les monuments qui nous restent de la langue hébraïque sont trop peu nombreux pour qu'on puisse fixer la date d'un livre à l'aide de quelques expressions, surtout quand ce livre, exprimant des idées qui ne sont pas dans les autres écrits de la même langue, a eu besoin de mots particuliers ou nouveaux.

(2) Eccl., Il, 9, 10; vu, 26-28, etc. Voir aussi la description delà vieillesse au dernier chapitre.

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canonicité du livre, et dans le but de le mettre à Tabri des objections provoquées par sa doctrine. Mais le dernier chapitre est certainement de Salomon, comme toutes les autres parties. l^Le Talmud le considère comme ancien. 2° « L'auteur se manifeste ici par divers traits : Salomon s'appelle couramment, dans l'épilogue comme dans le livre, Kohéleth; ses expressions^ ses tournures sont, dans tous leurs détails, les mêmes que dans le cours de l'ouvrage. Le time Deum de xii, 13*, n'est que la répétition de la sentence de v, 6, et la pensée plutôt indiquée que développée, c'est là tout l'homme^ XII, 13^, est rendue comme vi, 10*. Le mot yother^ ii, 15; VI, 6, etc., familier à l'auteur, et la locution dont il se sert volontiers pour former-des dénominations particulières, baal, baalê, maître 6/e, x, 41,20; v, 10, 42; vin, 8, se trouvent également ici... L'auteur dit (enfin) que le Kohéleth qui apparaît comme khakam, sage, dans cet écrit, est celui-là même qui a composé le beau livre populaire des Proverbes. » (Delitzsch.) 2° Sans nier précisément l'intégrité de l'Ecclésiaste, quelques critiques ont supposé un bouleversement ^ ou même des corruptions dans le texte. Ainsi van der Palm, Umbreit. Ils ont prétendu expliquer de la sorte les contradictions qu'ils s'imaginaient exister dans cet ouvrage. Ce que nous avons déjà dit sur le plan général et sur l'ordre qui règne dans les diverses parties suffit pour établir la fausseté de cette supposition.

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