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Des prétendues contradictions de l'Ecclésiaste

On a fait au livre de l'Ecclésiaste un reproche plus général, dont il faut dire aussi un mot : on a prétendu qu'il est rempli de contradictions. Il est vrai qu'on en rencontre, mais ailes ne sont qu'apparentes, et l'expression de la réalité. De même que l'auteur est la personnification de l'humanité, tantôi.

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joyeuse, xi, 9; viii, 15, etc.; tantôt triste et mélancolique, I, 2, etc. ; de même son langage est l'expression des divers sentiments de l'homme, sentiments changeants et variables, mais toujours corrigés ici par l'idée religieuse, parce que l'auteur est inspiré. Ses contradictions apparentes ne sont dcftic pas des contradictions de son esprit, ce sont les contradictions mêmes de la vie qu*il constate. Ainsi il dit : m, 11, que Dieu a mis l'infini dans le cœur de l'homme, m^ais que rhomme ne peut atteindre le but qui lui a été assigné; m, 12-13, que ce qu'il y a de mieux dans ce monde est de jouir de la vie, mais il ajoute que nous ne pouvons le faire que par un don de Dieu; viii, 12-14, que ceux qui craignent Dieu sont bien traités, et ceux qui ne le craignent pas sont mal traités ; mais qu'on voit aussi des exemples du contraire. Ce sont là des faits. Dans le monde moral, rien n'est absolu, toute règle souffre des exceptions, il n'y a qu'un seul point qui reste immuable, la loi elle-même, la nécessité de la crainte du Seigneur. La vie sans Dieu n*est que vanitas vanitatum, mais le jugement de Dieu mettra tout à sa place. — Qu% pugnantia videntur facile componet, qui non simpliciter illa stn'cteque, sed comparate lateque acceperit, auctorisque mentem^et scopum fuerit assecutus : scilicetad rectae vitae rationem mœror potius quam effusa lœtitia conducit, at modestam sapiens minime refugit, imo prsesiantissimum Dei donum exïsùmat (Ghiringhello)

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