Excellence de l'Ecclésiastique
Le livre de l'Ecclésiastique a toujours été regardé comme le plus utile des livres Sapientiaux (5), l'une des parties de
(1) Honestare, xi, 23, pour enrichir (Cf. Sap., x, 10) avec ses dérivés, XIII, 2; XI, 14; xxiv, 23; xxxi, 1; respectus, XL, 6, pour lieu d'observation, lieu élevé d'où l'on surveille ce qui se passe, axoirtà; incredibilis XLi, 4, pour incrédule, àusiQwv, etc. Cf. Cornélius a Lapide, In Eccli. Proleg., c. vi, p. 37. Il dit, p. 36 : « In interprète lalino, veritati et simplicitati studenti, phrasis neglecta subinde est, incultior et inelegaotior, adeo ut barbarismos et solœcismos admittat. » Les mots insolites de l'Ecclésiastique appartiennent au latin rustique, n° 127.
(2) Les ch. xxx-xxxvi sont disposés d'une manière différente en latin et en grec : les ch. xxx, 27-xxxiii, 15 et xxxiii, 16-xxxvi, 13 de la Vulgate sont intervertis dans les Septante. La numérotation des versets est aussi fréquemment en désaccord.
(3) Cf. Lowth, De sacra poesi Hebrœorum, Prael. xxiv, 1763; p. 320-326.
(4) La manière dont l'auteur de l'Ecclésiastique a rendu ses pensées, peut fournir matière à des observations très délicates. En voici un exemple : o La bénédiction du père affermit la maison des enfants, dit l'Ecclésiastique, m, li, et la malédiction de la mère la débmit jusqu'aux fondements. Curieuse différence entre le père et la mère ! Comme la tendresse maternelle est toujours prête à bénir l'enfant, quel qu'il soit. Dieu n'a pas voulu attacher la prospérité à toutes les bénédictions de 1^ mère : il l'a réservée aux prières du père, dont l'amour est plus juste et plus éclairé ; mais il n'a pas craint d'attacher la ruine à la malédiction maternelle , bien sûr que l'enfant qui force sa mère à le maudire mé^ rite de périr misérablement » (Saint-Mare Girardin).
(5) « Jésus Sirach hoc libro omnem moralem philosophiam per brèves sententias, quasi gnomas et axiomata tradit et complectitur, seque ac Salomon in Proverbiis; sed iis longe uberior est EcclesiasUcus, »