Division générale de l'Ecclésiastique
Le livre de l'Ecclésiastique forme un tout, mais il n'est pas rigoureusement suivi; il est écrit sans plan d'ensemble et avec la liberté d'allures qui est commune aux écrivains orientaux, surtout dans les ouvrages de ce genre : les pensées ne -ont pas reliées entre elles, ainsi qu'il arrive dans les recueils de sentences ; les digressions abondent : de là la diffî-
dit Cornélius a Lapide, In Eccîi. Proleg., c. iv, p. 27. « Les proverbes de l'Ecclésiastique, dit Welte, DiW. encycl. de théologie catholique, 1860, t. VII, p. 54, se distinguent de ceux de Salomon surtout parce qu'ils Boat plus riches de sens, plus nets, plus spéciaux ; qu'ils insistent principalement sur la suite du péché et décrivent la puissance énorme que le péché gagne peu à peu sur l'âme qui s'en laisse envahir. »
(1) Martini, Vecchio Testamento, Naples, 1779, t. xii, Préf., p. 150-151 — a Ut adolescentes addiscant etiam Sapientiam eruditi Sirneh. » Ca no7i. Apost., can. ult. — • « Christiani omnes, virtutis et perfectionia avidi, avide hune librum volvant, legant et relegant. » Cornélius a La pide, In Eccli. Proleff.» c. iv, p. 29.
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culte ou plutôt l'impossibilité d'en faire une analyse métho- |dique. On peut y distinguer cependant deux parties bien marquées, d'inégale longueur, la première contenant toutes [sortes de préceptes pour la conduite de la vie, i-xlîi , d4 (1); la seconde faisant l'éloge du Créateur de l'univers et des saints de l'Ancien Testament, xlii, 45-li (2).
884. — Caractère général de la I^e partie : Règles pour la conduite de la vie, i-xlii, 14.
La première partie de l'Ecclésiastique n'a d'autre unité que l'unité générale du sujet qui est de recommander la pratique de la vertu (3). Elle « a beaucoup d'analogie avec les Pro-
(1) Cette première partie a été souvent partagée en deux, i-xxiii et xxiv-XLiii, mais cette subdivision ne s'accorde pas avec la disposition des matières, car on trouve les mêmes sujets traités dans l'une et l'autre section, par exemple, l'aumône et la bienfaisance, iv et xxix; l'amitié, VI, 5 et XXXVII, 1 ; l'éducation des enfants, vu, 25-27 et xxx, 1-13, etc. Cf. Welte, Specielle Einleitung in die deuterocanonischen Bûcher des alten Testaments^ 1844, p. 222.
(2) Commentateurs catholiques. Ils sont relativement peu nombreux. Le premier est Raban Maur : Commentariorum in librum Ecdèsiasticum libri decem, t. cix, col. 763-1126; Jansénius de Gand, Comm. in Eccli., Louvain, 1569; Jean de Pina, Comm. in Eccli., 5 in-f», Lyon, 1630-1648; indigeste; Bossuet, Liber Ecclesiastici\'û donne, en regard de la Yulgate, la traduction latine de Flaminius Nobilius, publiée avec l'autorisation de Sixte V; Emm. Sa, In Ecdèsiasticum commentarium , Migne, Cursus completus Scripturx Sacrse, t. xvii; H. Lesètre, V Ecclésiastique, 1880, dans la Bible de M. Lethielleux; etc.
(3) Fritzsche a cherché cependant à y découvrir un certain ordre, Kurzgefasstes Handbuch zu den Âpokrypiien, t. v. Il partage le livre entier en sept sections. La septième est formée par la deuxième partie. Les six premières sont les suivantes : 1° i-xvi, 21 : Description de la nature de la sagesse; exhortations à la pratiquer; conseils pour mettre notre conduite en harmonie avec ses enseignements: — 2» xvi, 22- XXIII, 17 (Vulgate, 24) : Plan de Dieu dans la création ; situation de l'homme par rapport à son créateur; conseils pour se conduire dans diverses circonstances et pour éviter le péché ; — 3° xxiv, 1-xxx, 24; xxxiii, 12-xxxvi, 16»; xxx, 25-27 (texte grec) : Description de la sagesse et de la loi; rapports qui existent entre l'auteur et la sagesse; proverbes, maximes, avis sur la conduite de l'homme vivant en société; — 4» xxx, 28-xxxiii, 11; XXXVI, 16 '>-22 (texte grec) : Conduite du juste et du sage; Dieu et son peuple; — S» xxxvi, 23-xxxix, 11 (texte grec) : Instructions et avis concernant la vie sociale; — ô» xxxix, 12-xui, 14 (texte grec) : La création et la place que l'homme y occupe.