Résumé de la II» partie
l"* L'hymne à Dieu créateur est comme un abrégé de théodicée dans lequel Fauteur nous fait connaître les attributs divins en décrivant les merveilles du monde visible (1). Il termine par une allusion aux merveilles du monde invisible :
Multa abscondîta sunt majora his :
Pauca enim vidimus operum ejus,
Omnia autem Dominus fecit
Et pie agenlibus dédit sapientiam. XLm, 36-37.
Ce trait final rappelle- le Ps. xviii, dans lequel le Psalmiste, après avoir montré la grandeur de Dieu éclatant dans le gouvernement des corps célestes, nous la montre plus sensible encore dans la loi qu'il a donnée à son peuple, n** 691. Cf. aussi Ps. xcii, n<» 762.
2^* De l'éloge de Dieu, l'Ecclésiastique passe à celui de ses saints, dans le morceau que le texte grec intitule : Hymne des pères, c'est-à-dire en l'honneur des patriarches et des saints de l'Ancien Testament, xliv-l (2).
col. 378-383, analyse longuement le livre de l'Ecclésiastique. On peut voir aussi Cornélius a Lapide, In Ecclesiasticum Prolegomena, c. iv, Argumentum, éd. Vives, 1863, p. 27-29.
(1) Sur la beauté de la description du soleil, xLiii, 2-5, voir Rollin, Traité des Etudes, 1. iv, c. m, § ii, 1805, t. ii, p. 578-580.
(2) Après une invitation générale à les louer, XLiv, 1-15, le fils de Sirach glorifie nominativement, en rappelant les principaux traits de leur vie et de leurs vertus, Hénoch, 16; Noé, 17-19; Abraham, 20-23; Iaaac^24; Jacob, 25-27; Moïse, lxv, 1-24; Aaron, 25-27; Phinée, 28-31;
ÂM CHAP. VIIT. — L'ECGLÉSIASTE. [888]
3° Une prière finale, li, qui porte le titre &*Omtio Jesu filii Sirach, remercie Dieu de tous les bienfaits que Fauteur en a reçus, et spécialement du don de la sagesse. Quelques critiques ont pensé que cette prière était l'œuvre du traducteur grec, comme le prologue, et c'est probablement là-dessus que s'est appuyée la Synopsis Scri'pturds Sacras, pour avancer que le traducteur, comme l'auteur de l'Ecclésiastique, s'appelait Jésus, fils de Sirach, mais on n'a aucune raison de refuser à l'auteur primitif la composition de ce morceau (i).
Josué, XLVi, 1-8; Caleb, 9-15; Samuel, 16-23; Nathan, xlvii, 1; David, 2-14'; Salomon, 15-31; Élie, xlviii, l-13a ; Elisée, IS^-ig; Ézéchias et Isaïe, 19-28; Josias, XLix, 1-5; Jérémie, 8-9; Ézéchiel, 10-11; les douze petits prophètes, 12; Zorobabel, 13; Josué, fils de Josédec, 14; Néhémie, 15; Hénoch, 16 (déjà nommé, xuv, 16); Joseph, 17-18; Seth et Sem, 19, et Simon, fils d'Onias, l, 1-23. Les versets 24-31 forment la conclusion de tout le livre : l'auteur fait des souhaits en faveur de son peuple, 24-a5; l'exhorte à la confiance en Dieu, 26; proteste qu'il n'a rien de commun avec les Iduméens, les Philistins et les Samaritains, ces trois grands ennemis d'Israël, 27-28; appose comme sa signature à son livre, 29; et termine par une dernière recommandation à mettre en pratique les conseils de sagesse qu'il a donnés, 30-31.
(1) M. Bickell a retrouvé dans Eccli., li, 18-38, un poème alphabé tique, de 44 vers de sept syllabes, subdivisés en strophes de quatrf vers, et il a essayé de reconstituer le texte original hébreu. Zeitschri/i fur katholische Théologie, iU^, p. 326-328.