Flore
La /?ore de la Palestine est, pour le fond, celle de T Asie- Mineure, l'une des plus variées et des plus riches du globe (i). Grâce aux caractères si divers de la contrée, à la différence des altitudes et des positions, elle ofî're, dans la vallée du Jourdain, les plantes des tropiques, et ailleurs celles du bassin de la Méditerranée et de l'Europe centrale. Le cèdre ne se rencontre que sur le Liban ; le chêne, quoique relativement rare, est l'arbre le plus commun en Palestine; il croît partout et spécialement dans le nord. Le térébinthe peut atteindre des proportions gigantesques, comme celui de Mambré. Sur les bords des cours d'eaux , les peupliers sont nombreux, ainsi que les lauriers-roses qui se couvrent à profusion de fleurs. On voit, çà et là, le platane, le pin, le
(1) « On a remarqué qu»î, dans ses caractères physiques, la Palestine présente sur une petite échelle un abrégé des caractères propres de toutes les régions, montagneuses et désertes, septcntrionaîes et tropicales, voisines et éloignées de la mer, abondantes en pâturages, arables, volcaniques. Ce fait, qui a rendu les images de rÉcriture assez variées pour que les figures qu'elle emploie soient familières aux peuples de tous les climats, a eu aussi son effet naturel sur la zoologie de la contrée. En nul autre lieu, pas même sur le versant méridional de l'Himalaya, ou ne rencontre ainsi rapprochée la faune caractéristique d'un si grand nombre de régions et de zones ditlereutes. » Smith, Concise Dictionnry of the Bible, p. 678. Cf. n*» 3io. a».
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cyprès, plus encore le pistachier, le jujubier, le caroubier et le sycomore, dont le bois était très recherché des Égyptiens pour confectionner des cercueils. L*olivier est partout cultivé avec soin. Le figuier produit aussi une des récoltes importantes du pays. On en recueille les premiers fruits, qui sont regardés comme les meilleurs, vers le mois de juin, les seconds en août, les troisièmes quand les feuilles sont tombées, ce qui peut n'arriver qu'en janvier. La vigne réussit dans toutes les parties de la Palestine et spécialement dans le sud, dans les environs d'Hébron, où elle porte des raisins énormes (1). Presque tous les arbres fruitiers prospèrent dans ce pays; le pommier, le poirier, le cognassier, l'amandier, le noyer, le pêcher, l'abricotier, le grenadier et l'oranger ne sont guère cultivés que dans les jardins; le bananier ne se trouve que près de la Méditerranée; le palmier, autrefois si commun , a presque totalement disparu aujourd'hui ; il n'en reste plus un seul à Jéricho, l'antique ville des palmes ; il abonde cependant encore à Jaffa et à Gaïpha. Le câprier, l'acacia existent en grand nombre dans la vallée du Jourdain, de même que la Balanites œgyptiaca, des fruits de laquelle les Arabes extraient l'huile qu'ils appellent zuk : on lui attribue des propriétés médicinales, et peut-être est-ce le baume de Galaad si célèbre dans l'antiquité.
La flore palestinienne n'est pas encore complètement étudiée ; elle renferme de 2,000 à 2,o00 plantes (2).