ART. I. — LNTR. AUX PROPHÉTIES D'ISAIE
Ozias, Joalhara, Achaz et Ézéchias, Is., i, 1. Sa première vision eut lieu l'année de la mort d'Ozias (758), Is., vi, 1 ; la dernière prophétie de lui, dont nous connaissions la date, est delà quatorzième année d'Ézéchias (712), Is., xxxvi-xxxix. On croit qu'il vécut jusque sous le règne de Manassé, qui le fit mourir par le supplice de la scie (1). Outre ses prophéties, il avait écrit les Annales du roi Ozias, aujourd'hui perdues, H Par., XXVI, 22.
2° Pendant les seize ans du règne de Joatham (758-742), Isaïe parut rarement sur la scène ; aucune prophétie n'est datée de cette époque ; sous Achaz (742-727), il intervint dans une circonstance importante, au moment où Rasin, roi de Syrie, et Phacée, roi d'Israël, menaçaient Jérusalem ; il contribua sans doute efficacement à faire échouer le projet des ennemis, Is., vu (2); ce fut surtout du temps d'Ézéchias (727-698) qu'il exerça avec le plus de succès et d'éclat son ministère prophétique. On a soutenu, mais sans preuves, qu'il avait élevé ce saint roi, comme Nathan avait élevé Salomon. Ce qui est certain, c'est qu'il fut son ami et son conseiller. Il ranima son courage pendant une grave maladie, Is., xxxviii; IV Reg., XX, 1-11, et il releva sa confiance en Dieu, ainsi que celle de son peuple, au moment de l'invasion de Sennachérib, Is., xxxvi-xxxvii ; IV Reg., xviii-xix ; II Par., xxxii, 20. Il sut aussi faire entendre au fils d' Achaz des paroles sévères de la part de Dieu, lorsque ce prince, cédant à un mouvement de vaine complaisance, étala ses trésors aux ambassadeurs du roi deBabylone, Is., xxxix; IV Reg., xx, 12-19. A partir de ces grands événements, nous ne voyons plus appa-
(1) Yebam.^ 49 6. — «Quod serrandus sit a Maoasse serra liguea quae apud eos [Judaeos] certissima traditio est. Undeet nostrorum plurimi illud, quod de passione Sanctorum in Epistola ad Hebraeos ponitar : Serrait sunt, Heb., xi, 37, ad Isaiae referunt passionem. » S. Jérôme, In Is., in LVii, 1, 1. xv, in fin., t. xxiv, col. 546-548. On peut voir sur ce sujet un grand nombre de témoignages anciens, juifs et chrétiens, dans Carpzov, loc. cit., p. 96-98. VAscensio Isaix (n» 63), édit. Laurence, V, 11, dit qu'il fut scié avec une scie de bois. Cf. Wogue, Histoire de la Bible, p. 30.
(2) Une prophétie contre les Philistins est datée de la fin du règne d'Achaz, Is., xiv, 28-32.
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paraître Isaïe sur la scène politique. La tradition plaçait son tombeau à Panéas, dans le pays de Basan; c'est de là que ses reliques furent transportées à Gonstantinople, en 442, sous le règne de l'empereur Théodose II (1).