XLII, 1-XLIII
A Yecce omnes injusti de xli, 29, ïsaïe oppose, xlii, 1 : Ecce servus meus, suscipiam eum. Après avoir rejeté les païens, leurs œuvres vaines et leurs vaines idoles, il introduit par ces mots le serviteur de Dieu, le Messie. Israël a été appelé, XLT, 8-9, le serviteur de Dieu, mais celui qui nous est présenté maintenant n'est pas une personnification collective, il est distinct du peuple, c'est une personne individuelle et vivante, c'est le Christ, comme le reconnaît le Targum qui paraphrase cet endroit en disant : fc<n>tt?0 HDj; NH, ecce servus meus Messias. Les ch. vii-xii nous l'ont représenté comme le fils de David; désormais il va nous apparaître surtout comme le représentant du vrai Israël, de l'Israël fidèle, et de l'humanité tout entière, comme le second Adam. Cyrus doit hriser les peuples ennemis de Dieu, le Messie est le méditateur pacifique: — Non clamabit,.., nec audietur vox ejusforis; calamum quassatumy c'est-à-dire, dit Tertullien, les enfants d'Israël, non conteretet linum fumiganSj c'est-à-dire, d'après le même docteur, les Gentils, non extinguet, xlii, 2-3; Malt., XII, d8-20; il apportera à tous le plus précieux des Liens^ la rédemption, le salut, xlii, 17. Israël doit donc se convertir et rechercher de nouveau son Dieu et son Sauveur, xli, 18-XLiii. 13.
930. — 4« Discours : Israël vengé et délivré de ses ennemi»*, effusion du Saint-Esprit, xliii, 14-xliv, 5.
Dieu vengera Israël des Chaldéens par la ruine de Tempire de Nabuchodonosor, xliii, 14-15. Ce qu'il a fait quand il a délivré son peuple de la servitude d'Egypte, il le fera de nouveau, 16-21, par grâce, 22-28; malgré les péchés qui rendent les Juifs indignes de ses faveurs, il versera sur eux son esprit, XLiv, 1-5.
951. — 5e Discours : Contraste entre Dieu et les idoles, xliv, 6-23.
Le prophète nous montre la grandeur du vrai Dieu qu'il met en opposition avec la vanité des dieux ridicules des gen-
[952] ART. II. — ANAL. ET EXPL. DES PROPHÉTIES d'iSAIE. 531
tiJs. — Israël doit se confier en Dieu, parce qu'il lui annonce à l'avance ce qu'il se propose de faire, 6-8; tandis que les dieux des gentils trompent leurs adorateurs, parce qu'ils ne sont que de vaines images, œuvres des hommes, 9-17 ; l'aveuglement des païens peut seul leur fermer les yeux sur le néant de leurs divinités, 48-20. Puisse Israël, lui du moins, comprendre que l'idolâtrie n'est qu'un mensonge, et servir le Seigneur qui l'aime et lui pardonne ses péchés, 21-23 ! — Le tableau de la vanité des idoles est un morceau littéraire achevé.
952. — 6» Discours : Cyrus, l'oint de Jéhovah, libérateur d'IsraCl,