‹ Manuel bibliqueChapitre 411 sur 476 · Z. — PHILIPPE V, ROI DE MACÉDOINE · texte numérisé non relu

Z. — PHILIPPE V, ROI DE MACÉDOINE

g9. V. — Antiochus II Théos, fils d'Antiochus I«% roi de Syrie, <26l-246; de l'ère des Séleucides, 51-66). — Tête diadémée d'Antiochus II. — ^. BA2lAEn2 AT^TloXoY. Heicule barbu, assis sur un rocher couvert de la peau de lion; il tient la massue de sa main droite; la gauche est appuyée sur le rocher. Frappée à Héraclée. (Dan., xr, 6-10. Voir Fig. 62, 0, à Ptolémée Philadelphe, p. G12)«

70. X. — Séleucus II Callinicus, fils aîné d'Antiochus II et de Laodice, roi de Syrie (246-226 ; de l'ère des Séleucides, 66-86). — Tête diadémée de Séleucus II. — i^. BA2!AEfi2 2EAEïKoT. Apollon debout, la tête tournée à gauche, tenant de la droite une flèche et appuyé du coude gauche sur un trépied. Frappée à Héraclée. (Dan., XI, 7). Voir Fig. 62, 0, Ptolémée Philadelphe, p. 612.

71. Y. — Séleucus III Céraunus, fils aîné de Séleucus II, roi de Syrie (226-222; de l'ère des Séleucides, 86-90). — Tête diadémée de Séleucus III. — ^. BASiAEns ieaeïKoï. Apollon debout comme Fig.70, X. (Dan., xi, 10).

72. Z. — PhiUppe V, fils de Démétrius II, roi de Macédoine (220-178). Tête barbue et diadémée de Philippe V. — ^. BA2lAEn2 «tlAinnoY. Pallas marchant, à gauche, lançant la foudre de la main droite et se couvrant de son bouclier de la gauche (I Mac, VIII, 5).

(Les médailles reproduites par les, Fig. 61-72, ont été dessinées par M. l'abbé Douillard sur les originaux du Cabinet de France. Les Figures sont de même grandeur que les originaux.)

fl064.] ART. II. — ANAL. ET EXPL. DU LIVRE DE DANIEL. 617

peut répondre que beaucoup de mots hébreux se sont perdus, et que de l'ignorance où nous sommes des expressions qui se trouvaient dans le texte ori^'inal, nous n'avons pas le droit de conclure qu'ils n'y existaient pas. — 3° Une troisième explication, qui nous paraît la plus probable, est celle-ci : Les liots employés par Daniel à Babylone peuvent être conservés encore dans ce qui nous reste de la langue hébraïque, mais il est inutile do les chercher, parce que le traducteur grec , pour garder le jeu de mots de l'original, n'a pas traduit exactement les expressions du texte; il a choisi des termes grecs, formant un jeu de mots dans sa langue. Ce qui frappait dans les réponses de Daniel aux vieillards, ce n'était pas l'arbre même, dont le nom importait assez peu, c'était la manière dont il jouait avec ce nom pour annoncer aux coupables le sort qui leur était réservé. C'est ce qu'a fait une des versions syriaques, qui, pour conserver le jeu de mots, a substitué le pistachier au lentisque et le grenadier à l'yeuse, faisant correspondre au pistachier, pîsteka, le verbe pesaq, « couper (la tête), » et au grenadier, rimmonâ^ le moiremkha, « lance », a une lance est dans sa main» pour frapper, tuer. Cette explication est confirmée par le fait que le lentisque , nommé par le texte grec, n'existe pas en Babylonie, et que l'yeuse, dans ce pays, n'était pas cultivé dans les jardins — On conçoit donc sans peine qu'on ne puisse plus retrouver les termes employés, par Daniel. On n'a pas le droit, par conséquent, d'après tout ce qui vient d'être dit^ de conclure du jeu de mots grecs, que l'histoire de Susanne n'est pas authentique (4).

(l) Pour ce qui regarde l'histoire de Susanne, voir mes Mélangea bibliques, 2« édit., p. 463-488.

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