‹ Manuel chronometrique, ou precis de ce qui concerne le temps, ses divisions, ses mesures, leurs usages, etc. PublieChapitre 27 sur 37 · TRADUCTION · texte numérisé non relu

TRADUCTION

Tout se réduisant en quelque sorte à une seule roue, par cette construction (1), j’ai obtenu la plus grande égalité de mouvement qu’on ait eue jusqu’ici. Ayant suspendu à une traverse de bois portée sur deux montans , deux horloges con- 1 struites sur ce modèle, j’ai observé, avec surprise , que le mouvement de chaque pendule était si uniforme , qu’ils battaient en même temps et qu’on n’entendait qu’un seul coup; si l’on interrompait quelquefois cet accord exprès, il se rétablissait bientôt de lui-même. Etonné pendant quelque temps de ce phénomène, j’ai trouvé, après un examen attentif, qu’il fallait en attribuer la cause au mouvement de la traverse, quelque insensible qu’il fût. Car les oscillations des pendules communiquent un léger mouvement aux horloges, de quelque poids qu’elles soient chargées (2). Ce mouvement se trans-

quaternuni pedum longitudine. In ima t liera plumbnni insu fier centum atque ampliiis librarnm addition erat , qno meliùs perpendicqlairm situm suspensa machina servaret.

( Ibid. )

(1) Celle du remontoir dont la description précède^-

(2) Ces horloges avaient un pendule de 9 ponces pesant une demi-livre; les roues étaient mues par no poids et ren~-

met à la traverse même, et fait nécessairement que, si les oscillations des pendules ne sont pas parfaitement d’accord , il faut qu'elles reviennent à cet accord, qui seul peut arrêter le mouvement de la traverse.

Quatre-vingt-dix ans après la publication de cette expérience (en ifi 7 3J, mon respectable père que son heureux instinct conduisait presque toujours à l’exactitude géométrique (i), ayant eu connaissance du raisonnement do Ilnygcns, prétendit que le mouvement de la poutre (i) n’entrait pour rien dans l’accord des horloges, et que, même en scellant' ces machines dans le mur , le synchronisme des oscillations aurait lieu pourvu que les horloges fussent sensiblement réglées.

Jaloux de prouver ses conjectures par l’expérience, mon père exécuta deux espèces de compteurs, composés chacun de deux roues, comme on”’ les fait encore aujourd’hui. Il monta ces quatres roues avec deux ponts stir un fort plateau de cuivre d’environ 6 pouces en carré et 3 lignes d’épaisseur. T, es deux échappements étaient semblables. Les pendilles de même longueur et même poids que dans les horloges de Huvghc ns ; ces pendules étaient suspendus par des ressorts à deux po- •

fermées avec lui dans une boîte de 4 pieds de haut. Au fond de la boîte était un poids de plomb de cent livres et plus, pour faire conserver à la machine la situation vri^jcale.

(l) Bien pins heureux que moi"il n’avait pas fait d’études.

(a) C’est en effet la véritable Signification du- mot Tignum que j’ai tradnit par traverse, poni n’avoir pas l’air d établir t nue charpente. ,

tences placées chacune sur la même ligne verticale que la roue d’échappement ; un seul poids moteur agissait sur les dru* rouages à la fois , (car il ne pouvait pas entrer dans la tête d’un homme vraiment doué du génie de la mécanique d’eu employer deux dans une semblable construction).

Ayant fixé cet instrument avec trois fortes vis , sur des cylindres de cuivre scellés dans le mur avec une saillie de 3 lignes au plus, et mis les pendule» à peu près de longueur, le synchronisme de leur» oscillations ne tarda pas à se manifester dès qu’ils furent en mouvement, et ü se rétablissait au bout de quelques minutes lorsqu’on l’avait troublé.

En 177a (99 ans après Hnyghens) D. Noël, garde et démonstrateur du cabinet de physique du roi, à Passy, déposa (le 19 août) au secrétariat de l’Académie, un paquet cacheté ayant pour suscription : m Mémoire sur un nouveau Régulateur (1). J’ai trouvé ce mémoire dans les papiers de P. le Roy , qui le tena't sans doute de son^ frère J.-B. Le Roy, membre de l’Académie (2). Cet écrit en trois pages in-Jol . ne parait d’abord , dans les vingt premières lignes , qu’une traduction déguisée du passage latin que nous avons cité; mais la suite contient une foule de détails singuliers qu’il serait trop long de rapporter : en voici seulement un extrait..

(1) Voye* les registres de cette savante société.

(a) Ce <Jti viendrait à l’appui des plaintes de F. B. (p. 91.) Mais on se demandera toujours comment et par quelle autorité on a po disposer des mémoires de F. fi. , D. N. , et F. H. ?

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