‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 10 sur 167 · IX. ESPÈCES · texte numérisé non relu

IX. ESPÈCES

Sur Ja plupart des végétaux on trouve plusieurs sortes de feuilles, suivant l'âge de la plante, et br place où on les cherche. Ces différentes espèces de feuilles sont : ï°. les feuilles séminales; a°. les feuilles primordiales; 3°. les feuilles caractéristiques; 4°« les feuilles hétéroïdes ; 5°. les bractées; 6<>. les stipules ; 7 0 . les stipelles accompagnant les pétioles, et sur le compte desquelles nous ne re» viendrons plus.

Les feuilles séminales { folia seminalia ) ne sont rien autre chose que les cotylédons développés. ( Voyez Germination , pl. I, fig. t , a, a.)

Les feuilles primordiales (fol'm primigenia); elles naissent d'abord après les séminales , et leur ressemblent souvent. (PL I,fig. 1 9 b , b. )

Les feuilles hétéroïdes (folia heteroidea) sont celles qui sont dissemblables entre elles, par exemple , les feuilles du mûrier à papier ou brous&onetier,. Les arbres qui les portent sont souvent appelés hétérophylles.

Feuilles caractéristiques (Folia characteristica).

Ce sont les feuilles ordinaires de la plante, celles dont les formes sont les moins variables, et qui fournissent ordinairement de bons caractères spécifiques. Elles sont naturellement divisées en feuilles simples et en feuilles composées. *

La feuiixe simple, fotium simplex, n'a qu'un seul limbe qui s'étend au-dessus du pétiole sans interruption. On l'étudié sous les rapports : i°. de sa circonscription; a°. des échancrures de sa base; 3°. de son sommet; 4°. de son angulation ; 5°. des caractères de ses l)ords ; 6°. de ses incisions ; 7°. enfin , de l'expansion, des surfaces, des nervures et de la coloration de son limbe. ( Voyéz Limbê. ) *

i°. Circonscription . On appelle ainsi la forme ré-

DES FEUILLES. 4y

sultant de la circonférence; ainsi, une feuille est orbiculaire, orbicularium ( pl. II, fig, io), lorsqu'elle approche de la figure d'un cercle ; arrondie, subrotundum ( pl. II, fig. it ), lorsqu'elle approche de la figure orbiculaire; ovale, ovatum ( pl. II y fig. 12 ), arrondie également sur les deux bouts, et plus longue que large; ovée, oviforme , en forme d'œuf , la partie étroite au sommet ; obovée , oboviforme ( pl. Il , fig. 1 3 ) , en forme d'oeuf, la partie étroite à la base; oblongue,o£longum , lorsque sa longueur contient plusieurs fois sa largeur ; en parabole , parabolicum ( pl. Ù y fig. 14)1 plus longue que large, se rétrécissant insensiblement vers le sommet, terminée par un bord très arrondi ; cunéiforme ou en coin , cuneiforme(pl. II , fig* i4 )* imitant un coin en triangle dont le sommet est tronqué, la pointe formant la base ; spatulée ou en spatule, spatulatum ( pl. II , fig. iG ) , en coin , le sommet, de la feuille arrondi ; lancéolée , lanceolatum ( pl. II , fig. 17), oblongue , insensiblement rétrécie vers l'extrémité , figurant un fer de lance; linéaire, Unearium ( pl. II, fig. 18 ), également étroite dans toute sa longueur, excepté vers le sommet qui finit en pointe ; en épingle , spinatum , linéaire , persistante et piquante ; subulée ou en alêne, subulatum ( pl. II , ftg. 19), ayant la base linéaire et le sommet terminé en pointe allongée ; capillaire , filiforme ou sétacée , capillarc, filiforme , setaceum ( pl. Il, fig. 20 ), très menue, imitant un cheveu ou un fil de soie ; falquée, falcatum( pl. II, fig. 21 ), légèrement courbée au h/>rd vers le sommet , comme le fer d'une faux; inéquilatère, inequilater ( pl. II, fig. 22 ), à côtés inégaux.

2 0 ., Echancrure de la base. Suivant que le sinus est plus ou moins profond, que les lobes qu'il forme sont plus ou moins aigus, arrondis on aivergens, la feuille est cordée, codiforme, cordifonnc{ pl. II ,

5o GLOSSOLOGlE.

fig. 23, M ), en forme de cœur, et . dans ce cas, elle peut être cordée courtement , oblonguement , obliquement : le sinus peut être léger, profond, ouvert , resserré; reinaire ou réniforrae', reniforme ( pl. Il , fig. 25 ) , en forme de rein : lunulée , seyii- lunatum (pl. II, fig. 26 ), en forme de croissant, c'est-à-dire échancrée ch culairernent ; sagittée , sagittatum ( pl. Il , fig. 27 ) , en forme de fer de flèche , échancrée profondément et formant deux angles aigus; hastée, hastatum ( pl. Il-, fig. 28 ), en fer de pique, sagittée , mais l'angle formé par l'échancrure s'élargissant subitement.

3°. Le sommet d'une feuille affecte différentes formes, d'où il résulte qu'une feuille peut être aiguë, acutum (pl. II, fig. 29 ); piquante, pungens ; acuminée, acuminatum (pl. Il, fig. 3o ), s'allongeant en pointe en changeant de courbure lentement ou brusquement ; claviculée > cldviforme ( pl. Il, fig. 3i ) , finissant en petite massue ; appendiculée, appendiculatum ( pl. Il , fig. 32) , garnie d'un ou plusieurs appendices; obtuse, obtusum(pl. Il, fig. 24 ), finissant brusquement; tronquée, truncatum (pl. Il , fig* 33 ), comme coupée brusquement ; échancrée, cmarginatum ( pl. II, fig. 34 ) ; rétuse ,' rctusum ( pl. Il , fig. 35 ) , très obtuse , presque échancrée; obcordée, obcordatnm (pL II , fig. 36 ) , en cœur renversé ; bifide , bifidum , divisée en deux parties longues et étroites; bilobée, bilobatum , divisée en deux lobes ; bipartie, bipartition , divisée en deux parties.

4°. Angulation. On donne ce nom aux caractères fournis par les angles que forment les bords d'une feuille épaisse. Ainsi elle peut être, sous ce rapport ,~ deltoïde, deltoïdeum (pl. Il, fig. lorsles angles formés par l'épaisseur dé la* feuille lentun triangle équilatéral, delta ma-

juscule des Grecs , A; rhomboïdale, rkombœum , à quatre angles, dont deux opposés plus aigus; tra-

DES FEUILLES. 5l

péziale , trapeziforme , à quatre angles inégaux; triangulée , quadrangulée, etc., triangulation , quadrangulalum. Lorsqu'elle est anguleuse, angulosum , on observe si elle est obtusangulée, obtusangulatum , à angles obtus, ou acutangulée, acutangulatum , à angles aigus. Elle peut être renflée , i>entricosum, avipullaceum , eliarnue, épaisse dans le milieu et convexe des deux côtés ; cylindrique , cylindricum , arrondie en cylindre, excepté vers le sommet qui finit en pointe; ligulée ou en langue, ligidatum , linéaire , charnue, obtuse , convexe en dessous; comprimée, compressum , aplatie sur les côtés, plus épaisse que large ; en sabre, ensiforme ( pl. II, fig. 38 ) , allôngée, comprimée, à trois faces, la supérieure étroite et l'angle qui lui est opposé tranchant ; en doloire, dolabrifiorme (pl. II, fig. 39 ), imitant la doloire des tonneliers, cylindrique à la base, comprimée et très épaisse au sommet qui est arrondi en dessus et comme tranchant en dessous.

5°. Caractères des bords. Sous le rapport de ses bords, une feuille peut être indentée, indentatum (pl. II, fig. 34), sans dents; érodée, crosum , denticulée irrégulièrement, comme rongée par une chenille; sinuolée, sinuolatum ( /;/. II, fig. 4° )i à bords légèrement sinués ou flexuenx '; crénée , crenatum (*pi. III , fig. 1 ) , à dents arrondies, sans pointe, formant par leur réunion de petites flexuosités ; crénulée, crenulatum , finement crénée; dentée, dentatum ( pl. II, fig. i5 ) , ayant des dents qui peuvent être en scie, serratum , imitant les dents d'une scie, obtusement ou aigument denticulée, denticulatum, h petites dents; serrétée , serratum, en scie ( pl. II , fig. 11 ); serrulée, serrulaturn, dentée finement en scie; obserrétée , obserratum , dentée en scie, mais à rebours; épineuse, spinosum (pl. III , fig. 1 ) , garnie d'épines; aiguillonneuse , aculeatum , garnie d'aiguillons ;

5» GJjOSSOLOGIE.

frangée , fi mbriatum (pl. III, fig. a ), à découpures très Unes imitant des coups de ciseaux ; ciliée , ciliatum {pl. III , fig. 3 ) , garnie de poils ; calleuse, callosum, garnie de callosités sèches et dures; bordée, marginatum y de différens appendices.

6°. Incisions. Une feuille peut être rrifide , quadrifide, etc. , multifîde , trifidum, quadrifidum, etc., muUifidum , à trois, quatre, etc., ou plusieurs divisions étroites; trilobée (pl. III , fig. 4 ), quadrilobée, etc., multilobée , Irilobatum , quadrilobatimi, etc. , multilobatum , à trois , quatre , etc. , ou plusieurs lobes; tripartie, quadripartie , etc., mnlti partie, triparlilttm ( pl. III , fig. 3), quadrtpartitum, elc. , multipartitum , à trois, quatre, etc., ou plusieurs divisions beaucoup plus profondes que celles indiquées par Jes termes de trifide, etc. ; laciniée, laciniatum , découpée irrégulièrement en lanières allongées, plus ou moins étroites; palmée, palmatnm ( III , f g. 6 ), divisée profondément en lanières imitant les doigts d'une main ouverte; auriculée , aiiriculatum ( pl. III, fig. 7 ) , ayant à sa base deux, petits lobes latéraux et opposés ; pandurée, panduratum ( pl. III, fig. 8 ) , ressemblant au corps d'un violon ; sinuéc , sinuatum (pl. III, fig. g), ayant p lu sieurs sinus ou échancrures arrondies; pinnalifîde , mimatifidum (pl. III , fig. 10), oblongoe, ayant des échancrures profondes sur les côtés qui forment plusieurs lobes s'écartant perpendiculairement de la nervure principale , sans que leurs sinus l'atteignent ; bipinnatifide , bipinnatifidum , deux fois pinnatifide, les lobes ayant d'autres lobes plus petits rangés de même ; lyrée, lyrutam ( pl. III , fig. 11 ), oblongue , à limbe entier et élargi à sa partie supérieure, divisée à la partie inférieure en plusieurs lobes opposés et diminuant de grandeur à mesure qu'ils se rapprochent de la base ; runcinée, runcinatum ( pl. III, ftg, 12 ), incisée

en lanières plus ou moins profondes ou aiguës , dont la pointe est tournée vers la hase; interrompue, interruption, quand le limbe parait entrecoupé par des parties plus petites.

7°. Expansion, Considérée sous ce rapport , la feuille est plane, planum ; convexe, convexum ; convexiuscule , convexiusculum , diminutif de convexe ; biconvexe, bïconvcxum , deux fois con- • vexe; concave, concavum, creusée dans sa surfacé supérieure ; gladiée , gladiatum ( pl. III , fig. i3 ) , ressemblant à une lame d'épée à deux tranchans ; convolutée, convolutum (pl. III, fig. i4), roulée de côté, un côté sur l'autre, comme un cornet de papier ; plissée en ê\Qn\i\\\,flabeUiformc (pl. III t fig, i5 ); plicatile , plicatile , susceptible de plis sement; ondulée, undulatum , très finement plissée. Enfin , on observe les mêmes caractères que pour le limbe, et on les exprime en employant les mêmes termes.

La feuille composée, folium composition (pl. III , fig. 16), est celle dont le pétiole se ramiù'e , ou dont le limbe est interrompu par des sinus creusés jusqu'à la côte principale. Les petites feuilles qui la composent portent le nom de folioles , foliold ; elles peuvent affecter chacune en particulier toutes les formes de la feuille simple , aussi se sert-on des mêmes termes pour en décrire les caractères.

Une feuille composée est ou polytome , ou composée articulée. La première est celle dont le pétiole est sans ramifications articulées ; elle peut être tridactyle, ou à trois 'folioles (pl. III , fig, 16 ) ; pentadactyle ou à cinq folioles; heptadactyle ou à sept folioles ; enneadactyle ou à neuf folioles ; polydactyle ou a plusieurs folioles. Quand les folioles sont placées sur des nervures secondaires opposées, on dit la feuille pinnaliforme , bipinnatiforme , tripînnatiforme , etc.

La feuille composée articulé' 1 , c'est-à-dire avec

54 * GLOSSOI.OGIE.

un pétiole ramifié , peut être bifoliolée , bifoliolatum , trifoliqjée, trifoliolatum ; à deux, trois folioles , etc. Quinquéradiée {pl. III ,fig. 17 ) , septiradiée , noniradiée , quinqueradiatum , septiradiatum , noniradiatiim , quand le pétiole se divise en cinq , sept, neuf rayons portant chacun une foliole; pinnée , pinnatum {pl. III , fig, 18 ) , quand les folioles sont sur de courts pétioles placés oppositivement et parallèlement entre eux, et alors les folioles • peuvent être bijouguées {pl. III ,fig. 19), trijouguées, quadrijouguées, etc., bijugatœ , trijugatœ , quadrijugatœ , etc. , c'est-à-dire deux à deux, trois à trois, quatre à quatre. On ajoute avec impaire {pl. III*, fig. 16 et 19 ) , ou sans impaire (pl. III , fig 20), selon que la feuille se termine par une seule foliole ou par deux. La feuille composée est t encore nommée biconjonguée {pl. III, fig. ai), biconjugatum, quand les folioles sont deux fois deux à deux ; biternée , biternatum , deux fois trois à trois ; bipinnée , bipinnatum {pl. III 9 fig. a 2 ) , deux fois pinnée; tripinnée, quadripinnée , tripinnatum, quadripinnatum , trois fois pinnée, quatre fois pinnée ; tergéminée , tergeminatum , trois fois deux à deux; triternée, triternatum , trois fois trois à trois, etc.

Bractées (Bractea?).

On les nomme encore feuilles florales. Ce sont ces petites feuilles qui naissent dans le voisinage des fleurs. Les bractées peuvent être solitaires , solitariœ; géminées, geminatœ , deux à deux; articulées , articulatœ, avec une articulation ; axillaires, axillarcs, naissant dans un angle formé par deux fleurs ou deux pétioles ; caduques , caducœ , quand elles tombent pendant, ou de suite après Ja floraison; persistantes , persistentes , lorsqu'elles restent en place après la floraison; ciliées, ciliatœ, garnie^ de poils rangés sur un ou plusieurs rangs;

tomenteusefi , tomontosœ , tellement velues qu'elles imitent un morceau de drap; colorées , colomtœ , d'une conleur différente que les autres feuilles ; dentées, dentatœ, et* on tire ces caractères des den- ' telures de la feuille simple ; entières , intégras , très entières; serrées, coarctatœ, ramassées en touffe; multifides, multifidœ , à plusieurs divisions; latérales, latérales, toutes attachées de même coté; pétiolées ^petiolatœ, ayant une queue pour attache; amplexicaules, amplexicaules , embrassant la tige par la base. Les autres caractères des bractées étant les mêmes que ceux de la feuille caractéristique simple, on emploie les mêmes expressions pour les décrire.

Stipules. (Stipulœ). Pl. III, fig. a3,aa.

On appelle ainsi ces appendices foliacés que l'on trouve à la base des véritables feuilles. On les étudie sous les rapports: i°. de leur position, 30. de leur durée, 3<>. de leurs formes. Quant aux' formes , on peut leur appliquer ce que nous avons dit des bractées et des feuilles caractéristiques simples.

10. Position ou insertion. Les stipules sont caulinaires, caiilinœ , insérées sur la tige à la base des feuilles; pétiolaires , petiolares , insérées à la base même des pétioles ; foliolaires , foliolares insérées à la base des folioles des feuilles composées.

a°. Durée. Elles sont persistantes , persistentes , ne tombant pas et durant autant que les feuilles ; caduques, caducœ y tombant après l'épanouissement de la feuille.

§. III. préfomation (Prefoliatio).

On a donné le nom de préfoliation ou gemmation à la disposition des feuilles avant leur développement et lorsqu'elles sont encore dans le bouton. On connaît quatorze espèces de préfoliation , qui sont :

?)6 GLOSSOL.OGIE.

préfoliation applicative , applicativa , quand les surfaces des feuilles sont appliquées Tune sur l'autre sans étreployées en aucune manière ; circinale, c/r« cinalis , quand les feuilles sont roulées en crosse ou en spirale , du sommet à la base ; eomplective, complectiva, lorsque les disques des feuilles, en s'embrassant les uns et les autres, se recouvrent par les côtés et par le sommet; conduplicative, condupUcatiw, feuilles pliées en deux par la face interne et ne s'embrassant pas; congestive, congestiva, disque des feuilles Teployé irrégulièrement sur euxmêmes ; convolulive, convolutim, disque des feuilles roulé par la face interne en cylindre ou en cornet; crispative, crïspativa, disque de la feuille replié très irrégulièrement, mais imitant quelque chose de frisé ; équilative, equitativa, rudimens des feuilles pliés en carène, et s'embrassant face à face; imnricative, imbricat'wa , feuilles disposées en recouvrement, comme les tuiles d'un toit; invohitive, involutiva, rudimens des feuilles étant en regard et ayant les bords de leur disque roulés en dedans ; obvolutive, obçolutiva, disques pliés en gouttière parla face interne , entrant mutuellement dans leurs correspondait s par un de leurs bords; plicative , plicatUa , feuilles plissées longitudinalement en éventail ; réclinative , reclinativa , disque des feuilles réfléchi vers le pétiole ou au-dessous ; révolutive , revolutiva , bords des feuilles qui se regardent roulés en dehors.

# §. IV. insertion (Insertio).

La manière dont la feuille est insérée sur la tige fournit de très bons caractères spécifiques. On regarde si elle est : adhérente ou continue , continuant, lorsqu'elle n'est que le prolongement des iibres de l'écorce et ne peut se détacher sans déchirure ; articulée, artieulatum , lorsqu'elle ne tient à l'écorce que par une articulation et petit s en

DES FEU1JLLES. 57

séparer sans déchirure; stipulée, stipulatum r ou avec des stipules (/?/.///> Jig. *3); instipulée, instipulatum , ou sans stipules. Mais c'est surtout la place et la manière de son insertion que l'on doit étudier.

Sa Place, La feuille est rainéale , rameum , lorsqu'elle croît sur un rameau ; florale , florale , quand elle nait près de la fleur , et alors elle prend le nom de bractée, braclca , voyez ce mot. Caulinaire , caulinum, insérée sur la tige; radicale, radicale, prenant naissance sur le collet des racines ou très près : dans ce cas elle peut être primordiale ou séminale , voyez espèces.

Sa Manière. La feuille est pétiolée , petiolatum {pl. III , fig. *4 , a ) , lorsqu'elle est portée sur un pétiole; on dit qu'elle est sessile, sessile (pl. III ,

fig. 34,£), lorsqu'elle en manque et qu'elle est immédiatement fixée sur la tige.

• Une feuille sessile peut être amplexicaule ou embrassante , amplexicaule (pl. III ' , fig. a 5 ) , quand sa base entoure la tige, et alors on dit qu'elle est perfoliée , perfoliatum (pl. III , fig. 26 ) , lorsque les appendices de la base se soudent de l'autre côté delà tige; connée, connatum (pl. III , fig. 27)» lorsque deux feuilles opposées sont soudées par la base et paraissent ne former qu'une seule feuille percée par la tige. Elle est demi-amplexicaule , semiamplexicaulc (pl. M, fig. 218 ), si sa base n'embrasse qu'une partie de la tige; décurrente ou courante, decurrens (pl. III , fig. 19), lorsque la

.fbase se prolonge en descendant sur la tige et forme deux appendices, un de chaque côté ; prolongée par la base, lorsque la base se prolonge au-delà de son insertion sans être attachée à la tige ; engainante, vaginans (pl. 111 , fig. 3o ), lorsque la hase entoure la tige et se prolonge en gaine.

La gaine, vagina, se considère sous le rapport

4e son collet, coUum, et sous celui de son extension

58 GIiOSSOLOGIE.

ou gaîne proprement dite. Le collet peut être nu , nudum , sans poils, etc.; membraneux , membranaceum (pl. III , fig. 3o , a ) , d'une substance membraneuse autre que celle de la feuille; entier, intcgrton , sans dents ni découpures, etc.; denté, dentatum , ayant de petites dents sur ses bords; parti , partitum, profondément incisé par des divisions aiguës ; frangé ,fimbriatum. , découpé finement comme à coups de ciseaux ; poilu, vilosum, couvert de poils fins et courts ; barbu , barbatum , avant quelques poils longs et roides , semés çà et là ; cilié, ciliatum ()?/. III, fig. 3o , £), garni de poils placés sur un ou plusieurs rangs.

La gaîne dans son extension peut être tubuleuse, tubulosa , en forme de tube sans être fendue; fendu e,/^ (pl. III, fig. 3o, b ) : et elle Test partiellement , jusqu'à une certaine longueur, ou totalement, dans toute sa longueur; serrée , conforta , joignant exactement la tige; làclie , laxa, ne. joignant pas la tige; cylindrique, cylindrlca , arrondie en cylindre ; comprimée, compressa , un peu aplatie sur ses côtés; ancipitée, anceps , comprimée, avec les deux bords opposés tranclians.

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