DES RACINES
est sessile , sessiiis ; quand elle existe on dit que la gemmule est tigellée , tigellata.
La gemmule est quelquefois enveloppée entièrement dans une espèce de feuille primordiale , ayant ordinairement la forme d'un éteignoir, nommée piléole, piîeole; alors on dit qu'elle est piléolée, pileoîata.
Lorsque la gemmule se développe , elle donne d'abord naissance à deux feuilles n'ayant ni la forme de feuilles caractéristiques, ni celle des cotylédons. Ce sont les feuilles primordiales 9 prhnigenia (pL I,fig. i , d d). Il arrive parfois qu'elles sont en plus grand nombre , comme par exemple dans quelques acacias. On emploie pour les décrire les mêmes termes que pour les feuilles caractéristiques. \
§. IV. de l\ RADICULE {Radicuîa , Rostellum).
C'est le rudiment de la racine d'une plante {pl. I 9 fig. i et n, c c). On l'étudié avant son développement pour caractériser la graine ( voyez fructification}*) et lorsqu'elle est développée, elle n'a pas d'autres caractères que la racine.
DES RACINES {Radiées).
On appelle racine la partie du végétal qui le fixe à la terre, qui lui transmet les sucs nutritifs qu'elle en reçoit , et qui se développe ordinairement en sens inverse de la tige. ^
On observe i°. leur durée , 2°. leur substance, ?°. leur direction , 4°- leur forme , 5°. leurs appenîices.
i°. Durée. Une racine est annuelle, annua, quand lie se développe et meurt dans le cours d'une nnée ; il en résulte que la plante entière n'a pas ne plus longue existence et prend aussi l'épithète
= igneô. Elle
it deux ans ,
rp
LE
û6 GLOSSOLOGIE.
ce qui se marque par le signe çf\ vivace i, peremiis , lorsqu'elle vit plus de deux ans, ce qui s'indique ainsi % . Lorsqu'une racine est ligneuse, elle appartient ordinairement à des arbres, arbustes ou arbrisseaux , son existence est fort longue, et l'on caractérise ainsi h la nature de ces plantes.
t*. Substance. Ligneuse , lignosa, de la nature du bois; charnue, carnosa , épaisse, succulente.
3°. Direction. Pivotante, perpendicularis , s'en fonçant perpendiculairement dans la terre ; oblique , obliqua, déviant de la ligne verticale; horizontale» horizontalis , courant entre deux terres parallèlement à la surface du sol; rampante, repens , courant de môme entre deux terres, mais émettant çà et là des ramifications radicales et des tiges; progressive, progrediens , vivace, se détruisant par un bout tandis qu'elle s'allonge de l'autre ; tortueuse, tortuosa, courbée inégalement en divers sens ; flexueuse , fiezuosa , qui forme plusieurs courbures ou flexions sur un même plan.
4©. Forme. Simple, simples, [pl. I,fig. 3 ), sans division; simpliciuscule , simpliciuscula , sans aucune ramification; rameuse , ramosa (pl. I, fig. 4 ) r subdivisée en branches et en rameaux ; fasciculée, fasciculata (pl. I, fig. 5 ) divisée jusqu'à la base en plusieurs parties allongées et charnues, rapprochées en faisceaux; chevelue, comosa, garnie de ramifications capillaires nombreuses; capillaire, capillarîs ' (pl. I, fig. 6 ), composée de lilets très déliés; filiforme, filiformis, déliée, cylîndracée , et flexible comme nh fil ; fibreuse, fibrosa, composée de filets très déliés; grumeleuse, grumosa (pl. l 9 fig* 7 )» formée par la réunion de petits grains arrondis et tubéreux; tubéreuse, tuberosa (pl. I , fig: 8 ), en masse épaisse et charnue, connue sous le nom de tubercule , tuberculian ; tubéreuse simple, tuberosa simplex, composée d'un seul tubercule; tubéreuse composée , tuberosa composita, formée par plusieurs
f DES RACINES. 27
uberculcs ; orchidacée ou scrotiformev, orchidacea, csticulata, scrotiformis (pl. I, fig. 9 ) , composée de leux tubercules 1 approchés et plus ou moins ovales >u arrondis; orchidacée didyme, orclddacea didrma, ii\and les deux tubercules sont presque appliqués 'un contre l'autre; orchidacée palmée, orclddacea Hibnata (pl. 1 , fig. 10), lorsque deux ou plusieurs uoercules rapprochés au collet s'écartent beaucoup l'autre extrémité, mais sur un même plan ; palliée ,palmata, tubéreuse, aplatie, divisée peu prgmidéinent, de manière à imiter une main ouverte ont les doigts seraient un peu écartés; digitée, digiita(pl m I,fig. 11 ),de même, mais divisée, beauoup plus profondément; rapacée, conique, conica, ipacca (pl. /, fig. 12 ), ayant la forme d'un cône enversé; napacée, napiforme , napiformis (pl.I, g. 1 ), en forme de toupie ou de navet; fusiforme, isiformis (pl. I , fig. 3 ), comme un fuseau, allonée , renflée vers le milieu, s'amincissant insensilement vers ses extrémités; articulée, articàlata pl. I , jig. 14 ), ayant de distance en distance des npressions semblables à des articulations; noueuse, odosa (pl. I,fig. i5 ), étranglée de manière à rerésenter des tubercules placés les uns à la suite les autres; moniliforme, mondijormis {pl. I>fig. 16), omposée de plusieurs petits tubercules réunis en hapelet par un filet; filipenuulée , fdipcndula pl. 1 , fig. 17) , filets radicaux portant des tuberules à leur extrémité ; géniculée , geniculata ( pl. I, ig. 18"), pliée en genou à chaque articulation; :ontournée, conforta (pl. /, fg. 19), courbée de lifférentes manières; sigillée , sigUlata {pl. I,fg 20), iyant dans plusieurs endroits des impressions réultant des tiges qui sont tombées; tronquée, morlue, truncata , prœmorsa (pl. I , fig. ai ), finissant brusquement comme si elle eût été coupée; flagelliforme ^jlagelliformis, longue, soi^ple, grêle, comme une baguette ; hi^iliforme^M/j/7//brww(/j/. l,fig. 22),
Oh GliOSSOIiOGUB.
formée de grosses fibres cylindriques , semblables à des cordes , plus ou moins déliées.
5°. Appendices. Dentée , dentata, garnie d'appendices en forme de dents formées par la base de feuilles avortées; écailleuse , squamosa (pl..I y fig % ri) , quand la base de ces feuilles avortées est en forme d'écaillés ; vagineuse , vaginosa ,quandges moines feuilles avortées forment une espèce de gaine ; utriculeuse , utriculosa , ou vésiculeuse , ucsiculosa , cbargée de petites outres que Mirbel croit très analogues aux feuilles; calyptrée ou coiffée, calyptata^ avant une coiffe à son extrémité inférieure; coléorhrze, coleorhizata , contenue d'à* bbrd dans un petit appendice en forme d'étui ; turionifère, turionifera , portantes turions, turiones, bourgeons radicaux des plantes vivaces ; stolonifères, stolonifera , émettant des stolons, sto* ' lones, petites tiges latérales susceptibles de s'enraciner ; bulbifère , bulbifera , surmontée d'une bulbe ou d'unognon (pkl,fig* 6).
DES TIGES (Cailles). %
On donne ce nom au corps principal d'une plante, qui, s' élevant au-dessus de terre en sens contraire de la racine , produit et porte toutes les autres parties du végétal. Il y a plusieurs espèces de tiges , qui toutes peuvent se rapporter à celles-ci.
io. Le tronc, truncus (pl. Il^fig. i), tige des arbres dicotylédons, ligneuse , insensiblement amincie au sommet et ramifiée.
a°. Le stipe, stipes (pl. II, fig. 2 ), tige des arbres monocotylédons , fibreuse , d'un diamètre à peu près égal partout et souvent plus- grand au sommet, rarement ramifiée , ordinairement terminée par un faisceau de feuilles, portant sur toute sa longueur les impressions des feuilles qui n'existent plus.
3°. Le ebaume, culmus (pl. Il^fig* 5), tige articu-
; ou noueuse des graminées , ordinairement fis* leuse , portant des feuilles engainantes. *
4<>. La hampe , scapus (pi. II, fig. 4 ). C'est une pèce de pédoncule radical; elle part immédiateentde la racine, s'élève droit, sans feuilles ni unification ; elle est herbacé?.
5°. La tige proprement dit , cauUs; ce nom ne se jnne qu'à celles qui ne peuvent se rapporter à icune des quatre précédentes.
Toute plante qui manque de tige se dit acaule , lulis.
On étudie dans les tiges : i°. leur durée ,• »°. leur îure, 5°. leur direction, 4°« leur composition , . leur ramification , 6°. leur forme, 7°. leurs force grosseur, 8°. leur vestiture , o°. leur superficie, °. leur pubescence, n°. leur armure, 12». leur atien.
1°. Durée. Elle est la même que celle des racines s'exprime par les mêmes tenues et les mêmes ;nes; ainsi on dit qu'une plante est annuelle, 0; annuelle, çf\ vivace, If; ligneuse, J) . ( Voyez
:ines.)
a°. Nature et consistance. Herbacée , kerbaceus, de me nature que de l'herbe ; succulente , succulent ?, charnue ; fibreuse ^fibrosus, composée dé fibres ngitudmates , n'ayant pas une très grande adhé- >n | et d'une nature moyenne entre l'herbacé et
ligneux; méduleuse, medulosus , remplie de oëfle ; spongieuse, spongwsus, remplie d'une oëile élastique, compressible , retenant l'eau rame une éponge; fistuleuse , fistulosus , ayant 1 canal vide , avec ou sans interruption dans toute
longueur; pleine, solide, solidus , n'ayant aume cavité interne; ligneuse, lienosus, formée un bois plus ou moins solide et durable.
La tige ligneuse peut 4tre : arborée , aritoreus il. H 9 ftg. 1), grosse , ferme , formant un arbre; bortscente, arborescent , moins grosse, moins
3o GliOSSOLOGIE.
grande que la précédente , formant un arbrisseau f ( ce mor, quoique très employé , n'a pas encore été rigoureusement défini ) ; frutiqueuse , fruticosus , assez grande pour former arbrisseau , mais moins ligneuse que la précédente ; frutescente ou fruticuleuse , frutesBsns , comme la précédente, mais, selon Linnée , dépourvue de bourgeons ; sousfrutescente | subfrutescens y basse, à peine ligneuse, tenant le milieu entre l'herbacé et le ligneux. Ces cinq dernières sortes de tiges ont été confondues par le plus grand nombre des botanistes.
3°. Direction. Rampante , repens , étendue sur le sol sans s'y enraciner ; traçante, rcptans , étendue sur le sol et s'y enracinant; humifuse, humifusus 9 étalée sur la terre en tous sens , mais sans prendre racine ; couchée , prosternée , prostratus , étendue dès sa base sur la terre sans s'y enraciner ; procombante 9 procumbens , tombant sur le sol comme par débilité et ne le touchant aue par une de ses parties ; reclinée , reclinatus , dressée et brusquement réfléchie du haut ; inclinée , inclinatus , s'élevant et décrivant une coL'Tbe très marquée dont la convexité regarde le ciel ; courbée , arquée , curoatus, arcuatus , formanf une courbe plus ou moins marquée ; nutante, cernuus , nutans , dont le sommet s'incline plus ou moins vers l'horizon ; fiexueuse , flexuosus , formant plusieurs flexions sur un même lan ; tortueuse, torpiosus , formant plusieurs exions irrégulières; dressée, verticale, erectus (pl. II , fig. a) y perpendictUaris \ <verticalis , s'élevant
Serpendiculairement à l'horizon ; redressée , ascenante , assurgens , ascendens , d'abord inclinée, puis se redressant par une courbure; droite, recta p n'ayant ni courbure ni flexion dans toute sa longueur (une tige droite peut être couchée, oblique, etc.); oblique, okl'iquus , s'élevant en diagonale sur le plan de l'horizon; spiralée, spiraUs, tordue en spirale ( il ne faut pas confondre avec
DES TIGES. » 3ï
roulée en spirale, ou volubile); grimpante, scandent ,^'attachant aux corps étrangers pour s'élever au moyen de petites racines, de vrilles, cirres, ou par sa propre torsion ; volubile, volubilis, tournant en spirale autour des corps contre lesquels elle se soutient et s'élève : dans ce cas on observe si elle tourne de gauche à droite ou sinistrement , sinistrorsum , et on l'indique par ce signe ) , ou si elle tourne de droite à gauche, dextrement, dcxtrorsum , que l'on indique ainsi ( . Enfin une tige peut être pendante , propendens , dirigée par débilité vers la terre.
4°. Composition. Solitaire, solitarius , seule sur la racine; multiple, multiplex, plusieurs partant du :ollet de la racine; gazonneuse, cespititius, lorsque Dar la réunion de plusieurs tiges courtes et feuilues, elle forme gazon; étayée<, sttffulsus, lorsque l'une certaine hauteur elle émet des espèces de îhicots qui vont s'implanter dans la terre et la souenir; simple, simplex , sans ramifications principales et n'ayant que des branches faibles; très impie, simplicissimus , s'étendant tout d'un jet et l'ayant aucune ramification de la base au sommet ; «une use , ramosus, divisée en branches et rameaux; res rameuse, ramosissimus , ayant un très grand lombre de branches et de rameaux; décomposée, lecompositus , divisée dès sa base en plusieurs >ranches et* rameaux de manière à ce qu'elle disparaisse; dichotome, dichotomus , divisée et subdivisée par bifurcations; trichotome, trichotomus , livisée et subdivisée par trifurcations ; continue, ontinuus, formant jusqu'à la cime de la plante un xe principal d'où partent les ramifications.
5°. Ramification. On y observe les branches, rami ; es rameaux, ramidi ; et les ramilles, ramunculi, m ramification primaire , secondaire et tertiaire, "es parties d'un végétal s'étudient sous les rap-
GLGS&OLOGIR.
porte T dfc leur insertion, ** de leur disposition, ** * <le jeu* direction. •
* Soua le rapport de leur insertion, les branches , rameaux et ramilles peuvent être , épars, sparsi, placés çà *t là, sans ordre régulier; alternes, alterni, soHtaires et à des distances à peu près égales; distiques , disticki, placés en deux séries opposées ; opposés, oppositi, par paires snr deux points opposés; croisés , decussati , opposés , les paires formant la i croix si on les rapprochait l'une sur l'autre; verticillés, 'vcrticHlati , plusieurs partant de points opposés, mais à la même hauteur,
les uns des autres ; divariqûés, divaricati, très ouverts et se portant brusquement dans différens sens ; diffus , diffusi , étalés sans direction déterminée; appressés, appressi, rapprochés parallèlement contre la tige ; divergens , divergentes, très ouverts et verticillés; brachiés, brachiati, très ouverts et apposés en croix ou croisés ; arrondis , subrotundi , formant à l'arbre une tête arrond îe ; corymbés , corymbosi) disposés en corymbe ; pyramidales % pyratnidales , quand les branches éten dues horizontalement se raccourcissent de la base de l'arbre à son sommet ; fastigiés,^zj^wfi, branches rapprochées de la tige et élevant leurs rameaux vey le ciel.
*** Direction, Dressés, erecti , formant un angle presque droit avec l'horizon ; infléchis , introflexi, introcurvi, infiexi , se recourbant du côté de la tige ; ouverts , patentes , patuli , formant avec ht tige un angle de 45 degrés à peu pr.ès ; très ouverts , horizontaux, patentissimi , formant avec la tige un angle de 90 degrés à peu près ; réfléchis, recourbés , refiexi, recurvati, décrivant une courbe dont la convexité regarde le ciel ; pendans, penduli , cjuand le sommet pend vers la terre plus fcas qûe l'mser-
comme les rayons d'une rc^ie.
on; rétrofléchis, retroflexi, refracti, recourbés ir eux-mêmes.
6°. Formes des tiges. Elle» sont : cylindriques , flindrici; térets , teres , cylindriques sans angles; ylindracées , cjrlindracei 9 approchant de la forme vlindriqne; comprimées, compressa , aplaties de eux côtés opposés ; ancipitées , ancipites , compri*iees et à double tranchant comme un glaive; /anguléea, trigones, triquètres, triangidati, trianlares , triquetri , à trois angles ; quadrangulées , j a go nés , té traqué très , quadrangidares , tetragoni 9 raquctri, à quatre angles; pentagones , pentani, quin/juangulares , à cinq angles; hexagones , cangulaires , hexagàni^ sexangidares f à six angles . e mot angulaire désigne plus particulièrement angles à vive-arréte, triquètres , les angles tranans , trigones , les faces , etc.) Anguleuses , angiti, ayant plusieurs angles, en nombre déterminé ; utangulées, acutangulosi , dont les angles sont mehans; obtusangulées , obtusangulosi , quand ► angles sont é m ou s ses ; striées, s triât i , ayant un and nombre de petites raies longitudinales , en» îcées et rapprochées; sillonnées, sulcati , ayant s raies plus larges , longitudinales , creusées en uttière ; eu te u ses , costati , relevées de côtes dans longueur ; ptérogones , pterogoni, à angles memîn eux ; ailées, alati (pl. II,jig. 8), ayant des exnsions membraneuses ; effilées , virgati , longues , èles , amincies de la base au sommet ; fia gel ligues , JiageUij ormes , déliées et souples comme un let ; méloniformes , meloniformes \pL II ,fig. 5) , masse charnue et à côtes comme un melon ; yl\oïdes,phjrlloidei, aplaties et herbacées comme e feuille; artfcinees, articulât i [pl. II ? fig. 6), nme formées par des articles, articidi, réunis ut à bout , avec ou sans nœuds ; noueuses , no» ti , ayant des renflemens ou nœuds de distance distance ; geniculécs , geniculati , articulées et
34 GtOSSOLOGIE.
fléchies en genou , geniculum, aux articulations; s tipi formes , stipif ormes {plane. II , fig. a), ayant la forme et les impressions du stipe des palmiers.
70. Force et grosseur. La tige peut être : sarmenteuse , sarmentosus , grimpante ou rampante mais ligneuse ; funiculaire,/«/w«/arâ, cylindrique, mince, allongée, comme une corde; filiforme, filiformis , longue , déliée , de la même grosseur partout , comme un fil; sétacée, setaceus, déliée, flexible, s'amincissant un peu en approchant du sommet ; capillaire, capillaris, déliée comme un cheveu; grêle, gracilisy longue en comparaison de sa grosseur; débile , debilis, trop faible pour se tenir droite sans appui; ferme, roiae, rigiaus , strictus % ri gens , droite et ne fléchissant pas quoique grêle; flexible , Jlexibilis , droite et souple; fragile, fragilis, roide et se rompant au moindre effort.
8°. Fcstiture. Mot par lequel on désigne les enveloppes des parties des animaux. La tige est nue, nudus , n'ayant ni feuilles, ni écailles, ni branches; aphylle , aphyllus, sans feuilles; écailleuse , squamosus ( pl. Uyfig- 7 )* garnie de feuilles ou rudijnens de feuilles en forme d'écaillés; oiigophylle, oligophyllus , ayant peu de feuilles; unifolîée, hifoliée , trifoliée, etc., unifoliatus , bifoliatus , trifoliatus , etc., à une, deux, trois feuilles, etc.; feuillée , joliatus , garnie de feuilles; feuillue, foliosusy qui a beaucoup de feuilles, on dont les feuilles sont très rapprochées; couronnée, coronatus, terminée par une rosette ou une cous ronne de feuilles ; squarreuse , squarrosus , garnie de feuilles roides et rapprochées , ou roidement recourbées; rhizophore , radicaflte, radicans , jetant des racines qui servent à la fixer; èngaînée', vaginatus 9 , revêtte de gaines formées par la base des feuilles; stipulée , stipulâtes, portant des stipules; cirrifère, cirriferus , portant des vrilles ou
DESrfTlGES. 35
rres; bulbillifère , bulbili/erus , portant de petites ctlbilles propres à reproduire la plante.
9°. Superficie. La tige est : visqueuse, viscosus , nduite d'une humeur gluante ; glabre, glaber, sans oils ni duvet ; unie , lœris; lisse , lœvigatus ; luisante, icidus; pulv ér ulent e, pulvérulentes , couverte d'une oussière produite par le végétal ; glauque , gluucus, imnd cette poussière est d'un vert de nier; croisée , cicatriceus , marquée par l'empreinte laissée nr la chute de feuilles ou de rameaux articulés ; ndillée, rimulosus , ayant beaucoup de petites ntes ou crevasses longitudinales; ceci s'entend dinairement .de l'écorce , cortex rimulosus. Rabouse, scabre, asper, scaber ; verruqueuse, verrasus, ayant des verrues, verrucce, ou petites exoissances calleuses; tuberculée , tuberculatus > ofint de petites protubérances; subéreuse, subcsus , recouverte d'une écorce de la nature du •ge; crevassée, rimosus ( cortex rimosus), ayant assez grandes crevasses.
La tige peut encore être : colorée, coloratus , une couleur autre que celle ordinaire , et alors i la détermine; panachée, variegatus , avec des ches longitudinales; tachetée maculosus ; mailée , maculatus , à taches plus grandes; ponctuée, inctatus , parsemée de points diversement colorés quelquefois creux ou relevés ).
io°. Pubescence. Elle s'exprime par les mêmes ^pressions que celle des feuilles {Voyez, Limbe).
12°. Armure. Sous ce rapport une tige est : îerme, inermis , sans épines ni aiguillons; spinesente, spinescens , terminée par une épine au lieu 'un bouton ; épineuse, spinosus, munie d'épines, ninœ, pointes qui diffèrent de l'aiguillon parce u'elles ne sont pas articulées , mais continues vec les fibres ligneuses et cortiqueuses de la tige; liguillonée ou aiguillonneuse , aculeatus , munie raiguUioiiS.,^^J^U * : >l "i ^y^^^éè^
36 GJCQiiSOWGUE.
Dans les aiguillons, on observe * l'inser-*
tion , ** la forme, *** et la durée.
* Ils sont : caulinaires, caulini^ placés sur la tige ; ramaires , ramei , sur les rameaux ; axillaires , axillares, placés è l'aisselle d'une branche ou d'un rameau; nodeux, nodosi, sur le nœud Su à l'articulation de la tige ; angulaires 9 angulares , Baissant subies angles de la tige; solitaires, solitaris , isolés des autres à l'insertion ; géminés , gemini, naissant deux ensemble sur le même point; ternes, ternati,
disposés en séries longitudinales ou en rangs; épars, sparsiy disposés sans ordre ça et là.
** Sous le rapport de leur forme il sont : droits recti; crochus, uncinati; h ameçonnés, hamati, aigus et à sommet recourbé comme un hameçon ; térets , teretes, cylindriques, sans angles; comprimés, compressa, aplatis de deux côtés opposés ; coniques, conici, à base large et diminuant insensiblement de largeur; grêles, graciles; aciculaires , aciçulares , grêles , allongés et pointus comme des aiguilles.
*** Quant è leur durée ils sont : persistans, persis tentes , quanti ils durent autant que la tige; décidus , decuiui, lorsqu'ils tombent à mesure que la tige prend de la grosseur.
Dans les épines on observe f l'insertion , ff et la forme. ^ .
| Les épines, sont : ca ni inaires , caulinœ ; axillaires , axillares ; infera xi lia ires , inferavillares , placées au-dessous de l'aisselle d'une feuille ou d'un rameau; superaxillaîres , superaxillares , audessus de l'aisselle d'une feuille ou d'un rameau ; terminales, terminales, se développant à l'extrémité des branches et des rameaux ; foliaires , foliares, naissant sur les feuilles; pétiolaires,/œfcç>larcs , naissant sur les pétioles; i involucralcs , naissant sur l'mvolucre ; ]
ericarpiales , sur le péricarpe ; stipuléennes , stipu* canœ , naissant à la place des stipules; petioéennes y petioleanœ, consistant en pétioles transformés; folioléemies,foliolcafiœ, folioles transformées ; raméennes , rameanœ, rameaux transformés; solitaires, solitariœ; fasciculées ,fasciculatœ, réunies en faisceaux.
•f f Hameçonées , hamosœ ; aciculaires , aciculares ; subulées , subulatœ , en forme d'alêne; simples, simplices , indivisées; rameuses, ramosœ; biparties, triparties, multiparties , hipartitœ , tripartilœ , multrpartitœ , divisées en deux, en trois, en plusieurs parties; pinnarifides , pinnatifidœ , produisant des piquans disposés sur deux côtés opposés.
12°. Soutiens. Les tiges se soutiennent; i<> par leur propre torsion, a» par des pétioles révolutés ; 3° çar des suçoirs papiilaires caulinaires; 4° par des racines caulinaires ; 5° par des cirres ou vrilles , cirrhus *và cirruss
Les vrilles sont des filets simples ou rameux qui se roulent en spirale autour des corps étran- » gers , pour soutenir les tiges qui en sont munies. Une vrille peut être : caulinaire, caulinus , tenant à une partie quelconque de la tige , et alors on la dit axillaire, axillaris 9 naissant dans l'aisselle des feuilles : adverse ou oppositi foliée , advenus, appositifolius , quand elle naît du point diamétralement opposé à la feuille : latérale, lateralis, à côté de la feuille, mais à la même hauteur : pétiolaire ou petioléenne , pctiolaris , petioleanus , quand elle résulte d'un pétiole prolongé ejmétaraorphosé ; stipulécnne, stiputeanus % quand elle résulte de la métamorphose d'un stipule; pédonculaire , pédonculéenne, peduncularis , pcdwculeanus , quand elle résulte de la métamorphose d'un pédoncule; basilaire, basilmis, formée par un fdet partant de la hase d'un pétiole ou d'un pédoncule, et en
38 OLOSSOLiOGrlE.
faisant partie; terminale, terminalis , formée par l'extrémité d'un pétiole ou d'un pédoncule.
Elle peut encore être simple , simple x , sans ramification ; radicante, radicans, émettant des racines à ses extrémités; rameuse, ramosus , divisée en plusieurs filets; bifide, trifide, multifide , bîfidus, triftdus, multifidus , à deux, trois, plusieurs divi- . sions.
GEMMATION (Gemmatio).
On appelle ainsi tout ce qui est relatif au bourgeonnement des plantes. La gemmation se montre sous les formes de boutons , de bulbilles, de bulbes, et de turions.
§. I. boutons (Gemmœ).
(Bourgeous, gemmes, synon.)
Un bouton est le rudiment des nouvelles pousses naissant sur les tiges et sur les branches , et y restant attaché pendant et après son développement. On observe s'il est pérulé , perulata , renfermé dans une enveloppe , ou nu , nuda.
Lorsqu'il est renfermé dans une enveloppe ou* pérule , perula, celle-ci peut être: entière, intégra, d'une seule pièce et se déchirant par conséquent lors du développement du gemme ; pétioléenne, petiolanea, formée de pétioles avortés ; stipuléenne, stipulanea, formée par des stipules; écailleuse, squamosa, composée d'écaillés appliquées les unes sur les autres.
Dans ce cas on considère les écailles, squamœ, sous les rapports : i °. de leur nombre, défini ou indéfini ; a 0 , de leur disposition : imbriquées, imbricatœ , se recouvrant les unes et les autres comme les tuiles d'un toit, et alors elles sont lâches, serrées, par séries , ou sans ordre ; 3°. de leur figure : arrondie , ovale, convexe, plane, etc.; 4°» de leur substance : membraneuse, scarieuse, coriace, etc.;
GEMMATION. 3g
5°. de leur surface : lisse, glabre , puhescenle , etc.; 6°. de leur couleur; 7 0 . de leur durée.
Si le bouton est nu on observe , i°. sa situation : caulioairé, caulina, axillaire, suraxillaire , extraxillaire ou latéral, terminal; 2°. sa position: externe, cxterna, faisant une saillie à l'extérieur dès qu'il commence à se former; interne, interna, restant caché dans la tige , la branche ou le rameau, jusqu'à son développement; sessile , sessîlis, sans support particulier; pedicellé , pcàicellata , a'yant un petit pied ou pedicellé , pedicellus ; 3°. sa composition : simple, simplex , ne renfermant qu'un seul rudiment de branche ; composé , compositUy renfermant plusieurs rudimens débranches; foliifère ou foliipar, foliifera, ne produisant que des feuilles; florifère ou floripare , Jlorifera , ne produisant que des fleurs; mixte, ambipare , mixta , joliifero- jlorifera , produisant des feuilles et des fleurs; 4°« sa forme : globeux , glohosa, arrondi en globe; ové , ovata , en forme d'oeuf; oblong, oblonga, ovale et allongé; téret, teres , cylindrique; comprimé, compressa, aplati; ancipité , anceps , comprimé ayant les deux bords tranchons ; trigone , tétragone , trigona , tetragona , etc. , à trois, quatre faces , etc.
§. II. bulbilles (Bulbili).
Ce sont de petites bulbes naissant sur différentes parties de la plante, mais hors de terre, et s'en détachant pour prendre racine. On observe leur composition et l'on dit la bulbille écailleuse, squamosus , composée d'écaillés imbriquées; tubéreuse , tuberosus , solidus , non écailleuse. Leur place : et m la dit , axillaire, axillaris, naissant dans l'aisselle les feuilles; péricarpiale , pericarpialis , se déveoppant dans les péricarpes et remplaçant les graines : dans ce cas quelques auteurs la nomment
4» . GJLOSSOLOGIE.
bacille , haciUas, ou soboles, soholes; florale , ûoralis, se développant à la place des fleurs.
§. III. bulbes (Bulbi).
(Ogoons, caïeux, synon.)
Ce sont des boutons épais, placés sur la racine et servant de collet à la, tige. La bulbe est tubéreuse, tuberosus , solidus , homogène dans toutes ses parties et sans écailles distinctes ; tuniquée , tunicatus, enveloppée de tuniques qu'il ne faut pas confondre avec les écailles ni avec les tuniques épaisses et charnues de beaucoup d'ognons : les bulbes de la fimaria bulbosa , par exemple; tuniqueuse , tunicosus, composée de tuniques charnues , circulaires, enveloppées les unes par les autres : exemple, l'ognon de cuisine; écailleuse, squamosus , imbricatus (pl. I,fig. 6), composée d^écailles étroites et imbriquées, par exemple Pognon de lis; composée, composites, agregatus, formée parla réunion de beaucoup de caïeux, bulbuli; les bulbes sont superposées , superpositi, quand une nouvelle bulbe se développe sur l'ancienne.
DES FEUILLES (Folio).
On étudie les feuilles sous les rapports, de leur contexture; 20. de leur espèce; 3°. de leur perfoliation ; 4<>. de leur insertion ; 5°. de leur disposition respective ; 6°. de leur direction ; 70. de leur consistance ; S*, de leur pubescence : q*. de leur durée. r
§. I. CONTEXTURE (ContcxtUS).
On observe dans la contexture d'une feuille son limbe (Pl. II , fig. 8, «), partie ordinairement plate, comme laminée, formant la feuille tout entière , excepté le pétiole (Pl. II, fig. 8, b) ou petit pied qui lui sert de support.
DES FEUILLUS. 4ï
; £ • > ^t#jOTi limbe (Limbus) . * -
Le limbe d'une feuille se compose d'une ,w/r- /ace ou page supérieure, d'une surface ou page inférieure , du parenchyme , et des nervures.
y. Une surface, face, disque, lame ou page, faciès , pagina , peut être : luisante , lucida; unie , lœvia; lisse, lœvigata; chagrinée, scabritia ; raboteuse , scabre , *ca£ra ; papilleuse ou couverte de petits mamelons , papillosa ; papulense , papulosa , garnie de points vésiculaires , de tubercules , de boutons ; verruqueuse, verrucosa , relevée dè petites éminences arrondies et fermes ; glandulée , elandulosa, ayant de petites glahdes ; scrobiculeuse, scrobiculata 9 creusée de fossettes peu régulières ; ponctuée, punctata, marquée de points; pertuse, pertusa, percée de trous larges et distribués irrégulièrement; fenestrée,/è/iej/rûta , manquant de parenchyme dâns de certaines places où existent cependant les nervures anastomosées ; cancellée, cancellata , n'ayant point de parenchyme , mais seulement des nervures et des veines qui s anastomosent, et forment un réseau à jour comme un treillage ; glutineuse, visqueuse , glatisa, <viscosa.
. La surface peut encore é^re étudiée sou port de son expansion* alors elle est plai plana; convexe, convexq , concave, concava ; canaliculée, canaliculata , creusée en gouttière danstoute sa longueur par plusieurs profonds sillons ; carénée, carinée, carinata ? creusée longitudina- ]ement en forme de gouttière , ayant au côté opposé une saillie anguleuse et tranchante ; plissée, plicata ; sillonnée , su! cota; .striée, sriata, marquée de petites stries ou raies alternativement élevées et enfoncées; ridée , .rugosa ; huileuse, hullata , bosselée par des rides , ou par des boursouflures qui ne se font pas sentir au côté opposé;
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onduleuse , undulosa ; crépue, crispa , couverte d'un grand nombre de petits plis irréguliers et s'anastomosant.
3°. On observe sa pubescence. Sous ce rapport elle est glabre , glabcr, sans poils ni glandes ; pubescente , pubesccns, couverte de poils mous, faibles et courts, qui, par leur réunion, imitent un duvet rapprocbé , mais distinct ; veloutée , velutina , vclosa , garnie fie poils doux et * serrés , imitant du velours ; poilue, pilosa , couverte de' poils longs, mous et distincts ; velue , mllosa , recouverte de. poils mous , longs, nombreux et serrés ; soyeuse , sericea, munie /le poils serrés, luisans, soyeux au toucber; laineuse, lanata, lanuginosa, couverte de poils mous, nombreux, longs, dépressibles , distincts , confusément mêlés et entrelacés; tomenteuse , tomentosa , cotonneuse; floconneuse, floccosa, couverte de poils mêlés qui se détachent en petits flocons; hispide, hispîda , hirta , hirsuta , strigosa , hérissée de poils roides et fragiles , tuberculés à la base; spinelleuse, spinellosa, echinata, munie de pointes plus fortes et plus grosses que des soies , mais qui n'ont pas la consistance ligneuse des épines et des aiguillons.
Les poils eux-mêmes fournissent de très bons caractères; on regarde s'ils sont opprimés, appressi, couchés contre la partie qui les porte ; antrorses , antrorsi, un peu» couchés, l'extrémité regardant le sommet du corps qui les porte ; rétrorses , retrorsi, un peu couchés , l'extrémité regardant la base du corps qui les porte ; étalés , patentes, perpendiculaires avec le corps qui les porte; résupinés, renversés, resupinati; toruleux , torulosi , renfles ; articulés , articulaû ; simples , simplices , sans ramification; fourchus, bîfurqués, Jurcati , fendus en deux et faisant la fourche par leur extrémité supérieure; fascicules , fasciculati ,
groupée en faisceaux sur un même point; étoiles, stellati, groupés sur un point et rayonnans du centre commun.
4°. Elle peut être pulvérulente , pulverulenta , couverte d'une sorte de poussière, ou , pour parler plus exactement , d'une sorte de duvet très fin qui ressemble à de la poussière ; furfuracée ,furfuracca, couverte d'une poussière ressemblant à de la farine ; stimuleuse, stimulosa , armée de poils dont la piqûre cause une vive démangeaison.
5°. Une surface du limbe affecte quelquefois une couleur particulière : on dit qu'elle est verte, viridis, quand elle a la couleur ordinaire des feuilles; colorée , colorata , d'une autre couleur que le vert ; glauque , glauca , d'un vert de mer occasionne par une poussière glauque et fugace dont elle est couverte ; tachetée , maculata ; panachée , variegata ; rayée , fosciata ; discolore, discoloria, quand les deux surfaces sont d'une couleur différente; zonée, zonata , ayant des bandes colorées disposées concentriquement.
Le parenchyme , parenchjma, d'une feuille est toute cette partie du limbe qui est molle, celluleuse, et qui n'a pas de nervure.
Les nervures, nervi , 6orft de petites lignes fibreuses , partant du pétiole pou/* parcourir le limbe de la feuille , en former le squelette, et soutenir le parenchyme. Elles sont plus ou moins saillantes et ramifiées. Lorsqu'elles sont peu proéminentes, peu sensibles au tact, on leur donne quelquefois le nom de veines, venœ. Les nervures sont longitudinales, longitudinales, lorsqu'elles partent de la base pour se rendre au sommet ; et latérales, latérales , lorsqu'elles partent des précédentes pour se rendre au bord de la feuille ; elles sont :
i<>. Simples, simplicvs , lorsqu'une ,ou plusieurs nervures partent de la base de la feuille, traversenf le limbe dans toute sa longueur et sans se rainiCer.
44 GLOSSOLOGIE.
Dans ce cas , les feuilles peuvent êtrè uninervées , unincrvia , trinervées , trinervia , qnyiquénervées , quinquenervia , septemnervées, septemnervia 9 novemnervées, novemnervia , multinervées, muttinervia f lorsqujelles ont une , trois , cinq , sept, neuf ou plus de nervures.
Les feuilles peuvent être à nervures continentes, nervis confluentibus ; ou simples, réunies au sommet, et dans ce cas rectinervées , rectinervia , à nervures droites , presque parallèles ; curvinervées, curvinenna , à nerVures courbées de manière à être à peu près parallèles au bord de la feuille ; parallélinervées , parallelinerpia , lorsqu'elles conservent entre elles une distancera peu près égale ; ruptinervées , ruptinervia , à nervures qui naissent presque parallèles et qui se rompent d'espace en espace, de manière à former des lanières ; diverginervées, diverginervia , quand elles se portent en divergeant de la base au sommet; stellinervées, stellinervia, lorsqu'elles partent du milieu du limbe, dans les feuilles peltées, pour se porter vers la circonférence en rayons divergens.
a 0 . Pennées, penniformia , lorsqu'une seule nervure part de la base, et émet de côtés et d'autres des nervures sur un seul plan.
3°. Pédalées* pedaliformia , lorsque deux nervures principales en divergeant beaucoup, émettent entre elles des nervures parallèles et perpendiculaires sur les deux principales.- Vr -
4<>. Enfin les feuilles sont nervato-veinées, m?rvato*<veno$a, lorsque les nervures se subdivisent plusieurs fois et se terminent en veines ; vaginervées, tagine/via, à nervures disposées en tous sens et sans aufcuir ordre ; rétinervées, retinervia , quand les nervures jsont rangées sur toute la feuille en forme de réseau ou de dentelle; à nervures indistinctes, nervis imfistinctis , lorsqu'elles sont peu apparentes ; falsinervées , fahinervia , ou dont les
nervures n'ont pas de vaisseaux et 6ont composés de simple tissu cellulaire allongé; nullinervées, nulïmervia aut enervia , sans nervures ou fausses nervures.
Si on considère les nervures peu proéminentes , ou les fausses nervures , comme des veines , ce qui ' est assez arbitraire chez les botanistes , on dit que les feuilles sont veinées , venosa; parallèliveinces , parallelivenosa ; divergiveinées , divergwenosa ; réticulées-veinées , reticulato-venosa , lorsque les veines s'anastomosent de toutes parts en réseau; et invei- -nées , avenia, ou sans veines.
Quand on veut entrer dans de plus grands détails relativement aux nervures et aux veines, on peift leur appliquer les mêmes termes composés que l'on donne aux feuilles simples ou aux folioles composées.
Du Pétiole (Petiolus).
Un pétiole est simple , petiolus simplez, lorsqu'il ne se termine pas en vrille , et qu'il ne porte* qu'une feuille; il est, au contraire, rameux, petiolus cirrhosus , lorsqu'il se termine par plusieurs vrilles.
On l'appelle commun, petiolus communis, lorsqu'il aert de support à^d'autres pétioles portant les folioles fies feuilles composées; il est partiel, petiolus partialis , lorsqu'attaché à un pétiole communal sert de pied à une' foliole ou à un pétiole de pÔfmile; ce dernier porte le nom de pétiole secondaire, petiolus sêcundaris, ou de pétiolule , petiolulus ; il est continu avec la foliole ou la pinnule.
Les pétioles de fougères, qui portent à la fois les expansions foliacées et les organes de la fructification , ont été nommés par Necker peridroma , et par Wildenow rachis. Lorsque le limbe d'une feuille ne consiste qu'en un pétiole dilaté, comme,
46 GLOSSOLOGIE.
par exemple, dans les acacias à feuilles simples , M. de Candolle nomme ce pétiole pkrllodium.
Un pétiole est articulé , articulâtes, lorsqu'il offre à ses points d'attache ou à ses divisions un bourrelé^ un étranglement, un changement de direction, de couleur ou de substance, enfin une interruption quelconque, qui le fasse paraître comme de deux pièces soudées. Lorsqu'il est continu', sans articulation, on le dit inarticulé, inarticulatus.
Il peut affecter différentes formes. Il est bordé, marginatus , par des poils, des bractées, le prolongement du limbe ; canaliculé , canaliculatus , creusé en gouttière; déprimé, depressus, aplati et plus large que long ; comprimé, compressus, plus large qu'épais ; tors , contortus , contourné sur luimême; téret 9 teres, sans aucun angle apparent ; térétiuscule , teretiusculus , presque téret ; clavé , claviformis , en massue; obclavé, obclaviformis 9 en massue renversée; biclavé, biclaviformis , en forme de deux massues ajoutées Tune sur l'autre ; enflé, inflatus , creux dans l'intérieur et formant un gonflement très sensible ; triquètre , triqueter, à trois angles vifs et surface plane , prismatique ; ailé, alatusy par expansion du limbe de la feuille qui s'étend sur le pétiole; foléiforme, foleiformis, lorsque le limbe de la feuille ^st prolongé sur le pétiole , mais interrompu de manière à donner au
Î)étiole la forme d'une petite feuille sur laquelle a grande serait surajoutée ; glanduleux, gÈ&dulosus , parsemé de petites glandes ; cirré , arrha~ tus, finissant en cirre ( filament droit ou tortillé
?[ui sert aux plantes |>our s'accrocher); arrière , cirrhiferus, portant une ou plusieurs cirres; embrassant, amplexans , enveloppant la tige^ar sa base; vaginant, vaginans , faisant gaine autour de la tige.
Mais lorsqu'il a cette dernière disposition , il
DES FEUILLES. w 47
prend plus ordinairement le nom de gaine , uagiria.La gaine est entière, intégra, lorsqu'elle forme un tube continu; fendue , fissa , quand elle est divisée par une fente longitudinale. Elle est souvent couronnée f>ar un appendice membraneux qui prend le nom de languette , ligule , ligula,de collet, collum , et plus généralement de g;orge , faits. Celle gorge peut être nue , membraneuse , entière, dentée, frangée, poilué, barbue, ciliée, etc. (Voyez Insertion.)
Le pétiole est encore appelé dichotome, dicliotomus y lorsqu'il est subdivisé , par bifurcation, en pétioles secondaires tertiaires, etc.; tricbotome, trichotomns , lorsqu'il est divisé et subdivisé de même par trifurcation.
Souvent un pétiole est muni à sa base de petites feuilles nommées stipelles , stipellœ : alors on le dit stipellé , stipellatus. Ces stipules foliolaires peuvent affecter toutes les formes des autres stipules, et on se sert des mêmes termes pour indiquer leurs caractères. (Voyez Stipules.)
On remarque quelquefois une gaine membraneuse et incomplète à la base dés polygonées : elle se nomme ochrea. La gaine fibreuse qui se trouve à la base des feuilles de palmiers est un réticule, reticulum; Tévasement du bas de la feuille qui embrasse la base des rameaux ou des pédoncules, comme dans les ombellifères, est le péricladium. On appelle vaginelle , vaginella, cette petite gaine membraneuse qui embrasse la base des faisceaux de feuilles dans les pins. La petite gaine, à l'aisselle de laquelle naissent certaines feuilles , comme dans les asperges, est un kypophyUium.
Si on considère un pétiole sous le rapport de sa jubescence, on se sert, pour le caractériser , des mêmes termes que nous avons dit pour le limbe.
4 b GLOSSOLOG1É.