DES EXAMINES
ayant comme une espèce d'entaille; bifide, bifida, fourchue à l'une de ses extrémités ou aux deux; bicorne, bicornis , quand les deux lobes d'une de ses extrémités divergent comme deux cornes; quadricorne, quadricornis , en cornes à ses deux extrémités; appendiculée , appendiculata , ayant quelque appendice particulier : et dans ce cas elle peut étrearistée, aristata, munie d'arêtes; cvistée 7 cristata, munie d'une espèce de crête; caudée , caudata , munie d'une espèce de qu^eue ; operculée , opercu- Iaris, operculiformis , quand le pollen est dans une loge fermée par une espèce de petit couvercle, opercule, operculum; elle peut encore être : anguleuse , an gui o sa ; prismatique, prismatica ; unisillonnée, bisillonnéc , trisillonnée", quadrisillonnée , unisulcata , bisulcata , trisulcata , quadrisulcata , ayant un , deux, trois ou quatre sillons.
4°. Proportion. On la compare au filet et on la dit : plus courte , filamcnto b revior ; plus longue, fdamcnio longior ; aussi longue ,filamvnti longiiudine ; dissemblable, dissimdia, quand elles ne se ressemblent pas, quoique dans la même fleur.
5°. Superficie. Unie, lœvis ; bosselée, gibbosa ; pointillée , punctala; scabriuscule , scabriuscida , un peu raboteuse ; glabre , glabra ; pubescente , pubcscens , ayant des poils; bispide, hispida, garnie de poils longs , roides , alvéolés , ou à base tuberculée; ciliée , ciliata, munie de rangées de poils ; barbue, barbata, ayant une touffe de poils sur une de ses parties; glanduleuse ou glandulifère , glandulosa, glandulifcra , ayant des glande* ; glutineuse , gluùnosa, enduite d'une liqueur gluante.
6°. Lobation. On la dit unilobée, uniloba, quand elle ne forme qu'un*, seul lobe; bilobée, biloba , quand elle en forme deux ; multilobée , multiloba, quand elle en forme plusieurs. On étudie les lobes, lobi^ ou poches dans lesquelles est contenu le pollen, et on les dit : confluens , conflucntes , unis et con-
86 OLOSSOLOGIE. '
fondus de manière à paraître n'en faire qu'un • distincts, distincti, lorsqu'ils ne se confondent pas • rapprochés, approzirnaû , lorsqu'ils se touchentparallèles, paralleli; superposés, superpositi, l'un sur l'autre; divergens, divergentes, rapprochés d'un côlé et s'écartant de l'autre; éloignés, remoti, tenus par le filet à une certaine distance l'un de l'autrebilatéraux , bilatérales , séparés et attachés des deux côtés opposés du filet ou du connectif; semblables , similes ; dissemblables , dissimiles , quand ils ne se ressemblent pas , comme dans quelaires . sauges. 11
Il faut encore observer le connectif, connectimm, des lobes , c'est-à-dire cette partie charnue qui leur sert de lien. Il peut être allongé, extension, d'une longueur notable; lâche, laxum, écartant les* lobes de manière à les empêcher de se toucher; contracté , contractant , très court , tenant les lobes très rapprochés; nul, nullum.
7°. Loges. On dit que l'anthère est uniloculaire, biloculaire, quadriloculaire , multiloculaire* unilocularis, bihcularis, etc., quand elle a une, deux, quatre ou plusieurs loges. Elle est stérile, sterilis , quand les loges ne contiennent point de pollen; fertile , fertilis , fecunda , quand elles en contiennent ; si les loçes sont vides après l'anthèse, anthesisy c est-à-dire après l'émission du pollen , Panthère est dite déflorée, deflorata..
8°. Dehisccnce ( déhiscent ) i on nomme ainsi la manière dont s'ouvrent les. loges d!une anthère pour laisser échapper le pollen ; quelquefois 1W tiière est déhiscente par des fentes , fissurù dekis» cens ; par des pores, poris dehiscens ; par un opercule, operculo dehiscens ; par des valvules , -valmlis dehiscens; en avant , parte antica dehiscens, c'est-à-dire s'ouvrant par le côté qui regarde le pistil; en arrière, parte postica dehiscens, s'ouvrant par le côté tourné vers la circonférence de la fleur; par te sdmmet,
apice dchisccns; par la base, basi dehiscens; longitudinal ornent , longitudinaliter dehiscens; transversalement , transvcrsim dehiscens.
9°. Pollen. On examine, i°. sa coloration : il est aqué ou glauque, glaucum, approchant de la couleur nommée vert d'eau ou vert de mer; blanchâtre, albidum ; jaunâtre, flavescem r; flave ou jaune, flavum; sulphurin ou soufré, sulphureum ; orangé,* aurantiacum ; safrané, croceum ;bleu , cœruleum. 2°. La forme de ses utricules, utriculi, petites vessies renfermant la liqueur fécondante. Elles sont : globuleuses, sphériques, sphœrici; ovées, ovoïefes, ovoidei; oblongues, oblongi; cylindracées , sùbcylindrici; réniformes, reniformes ; sous-didymes , subd'tdjmi, comme formées de deux parties arrondies et appliquées; trilobées, quadrilobées, triïoài, quadrilobi; annulées, tf^/a/i; dodécaèdres, icosaèdres, polyèdres, dodecaedri , icosaedri, polyedn , à douze , à vingt , à plusieurs facettes. On est obligé de se servir, du microscope poiir déterminer exactement la plupart de ces formes. Les utricules sont lisses, unies, lœves; hispides, hispidi i hérissées de pointes fines; muriquées, mtiricati, couvertes de pointes fortes; réticulées, retiçulati, couvertes de nervures anastomosées en forme de réseau; ridelées , rugidosi, marquées de petites rides ; striolées , striolati, couvertes de petites stries; chagrinées, punctati y couvertes de points élevés. Sous le rapport de leur union on les dit : agglutinées , agglulinati , réunies par une liqueur gluante; liées , ligati , réunies par des filamens.
Les étamikes , en comprenant ensemble toutes leurs parties, sont étudiées sous les rapports, (a) de leur insertion , (b) de leur nombre, (c) de leur connexion , (d) de leur proportion , (e) de leur disposition, (f ) de leur longueur comparative, (g) de leur direction.
(a) Insertion. L'insertion est médiate, mediala ,
88 GLOSSOLOGIE.
quand elles «ont soudées à la corolle par leurs mets : on les dit alors épipétales , stamina epipetalia, et la corolle est staminifère , corolla staminifera; elle est immédiate, immediata, lorsque les étamines sont attachées sous l'ovaire, soit sans disque, soit avec un disque, mais sans adhérence avec la corolle.
Relativement au pistil, on les dit : bypogynes, hypogyna , receptacuîo inserta (pl. IV,fig. a* ) , lorsque leurs filets prennent naissance au-dessous de l'ovaire ou sur le même plan que sa base, mais ndn sur l'enveloppe florale ; périgynes , perigyna , catici 'inserta (pl. IV % fig. a3 ) , quand leurs filets prennent naissance autour de l'ovaire, sur une des enveloppes florales; épigynes, epigyna, pistillo inserta (pl. IV, fig. ; lorsqu'elles sont attachées sur le pistil. »
Lorsque les étamines sont placées sur la corolle .elles ont la même insertion qu'elle, c'est-à-dire que si la corolle est hypogyne elles le sont aussi; si elle est périgyne ou épigyne , elles le sont de même.
Relativement à la corolle, les- étamines sont opposées, opposita, aux lobes de la corolle ou aux pétales, c'ést -à-dire placées devant le milieu des lobes ou des pétales; alternes, alterna, avec les lobes de la corolle ou les pétales , c'est-à-dire placées entre eux.
Jb) Nombre. On dit les étamines indéfinies, tfinita, quand elles passent le nombre de douze et qu'on ne les compte plus; définief, definita ,
mohandres , flores monandri , à une étamine : diandres, diandri, à deux étamines : triândres . triandri, à trois étamines : tétrandres, tetratidri , \ quatre étamines : pehtandres, pentandri, à cin<{
DES KTAMINES. 89
ét aminés : exandres , exandri, à six étamincs : heptandres, hcptandri, à sept étamincs : octandres , octandri , à huit étamines : ennéandres, enneandri, à neuf étamines : décandres , decandri, à dix étamines : dodécandres, dodecandri , à douze étamines : icosandres , icosandri, à "vingt étamines : polyandres ,polyandvi, à plus de vingt étamines.
Quand on compare le nombre des étamines à celui des divisions de la corolle , on les dit isostémones, en nombre égale aux divisons; diplostémones , en nombre double; triplostémones , en nombre triple; anisostémones , en nombre différent; méiostémones, en nombre moindre; polystémones, en nombre beaucoup plus grand.
(c) Connexion, Sous ce rapport on les dit : distinctes , distincta, discreta {pl. IV, fg. 22 ), quand elles ne sont réunies ni par leurs filets ni par leurs anthères ; conjointes , coalita, connata {pl. IV \ fig. a5, 26 et 27 ) , réunies par leurs filets , et dans ce cas on se sert du mot adelphe , adelphus , adelphicus 9 pour indiquer que plusieurs anthères sont placées sur le même support , et on dit : étamines monadelphes , diadelphes , etc. Voyez filet, ttt- Elles sont syngénèses, syngenesa , syngenesica , quand elles sont soudées par leurs anthères. {Pl. IV,
fis-* 8 -)
(d) Proportion. Les étamines sont : égales, œqualia, aussi longues les unes que les autres; inégales, inœqualia, lorsqu'il y en a de plus longues les unes que les autres, et alors elles peuvent être didynames, didynama {pl. V,ftg. 1), quand elles sont quatre dont deux plus longues : tétradynames, tctradynama {pl. V, fig. 2 ), quand elles sont au nombre de six , dont deux plus courtes. Elles peuvent encore être inégales , msymétriquemcnt , graduellement, alternativement.
(e) Disposition. Elles sont oppositivcs ou opposées , oppositiva, petalis opposita; interpositives *
yO GXiOSSOLOGIJE.
ou alternes, interpositiva, petalis alterna {Voyez înserlion); distantes < distantia; rapprochées, approximata; cohérentes, co/icrentia, tenant les unes aux autres par des poils ou un gluten ; ramassées, c onjerta f nombreuses et serrées les unes contre les autres; agglomérées, agglomerata , ramassées en boules ; imbriquées, imhricata, disposées en gradin et sercepuvrant en partie les unes et les autres, comme les tuiles d'un toit; sériées , serialia, attachées par étages en séries circulaires.
(f) Longueur comparée aux enveloppes florales: elles sont saillantes , exserta, lorsqu'elles dépassent sensiblement Poriiice de la corolle; incluses, inclusa ,. non exserta, lorsqu'elles sont renfermées dans la corolle et ne paraissent pas aiwlehors. >
(g) Direction. On les dit infléchies, inflexa, lorsque leur sommet se courbe vers le centre de la fleur; réfléchies, reflexa, courbées en dehors ; dressées, erecta; étalées, patentia, couchées horizontalement ; pendantes, pendentia, pendantes vers la terre par débilité; unilatérales, unilateralia , se portant toutes d'un seul côté : et dans ce cas elles peuvent être ascendantes, ascendentia , toutes portées vers la partie supérieure de la fleur ;.décombantes OU déclinées, decumbentia , déclinât a , toutes portées" vers la partie inférieure de la fleur.
DE LA COROLLE (Corolla).
On a beaucoup varié sur l'acception de ce mot. Toutes les fois qu'il n'y a qu'une' enveloppe florale , comme , par exemple , dans la tulipe % plusieurs botanistes lui donnent le nom de calice , qu'elle soit colorée ou non ; d'autres l'appellent périanthe simple ; d'autres lui donnent arbitrairement le nom de calice ou de corolle , selon qu'ils croient lui trouver plus d'analogie avec l'un qu'avec l'autre ; enfin d'autres, considérant que le calice et la corolle sont soudés l'un sur l'autre p
DE LiA COROJLIiE. 91
Rappellent périgonc. Quand il y a deux enve- . loppcs florales, il n'y a plus d'hésitation, et l'en- • veloppe intérieure est celle qui prend le nom de corolle.
La première chose à ohserver c'est son insertion. La corolle est hypogyne, hypogyna ( pl. lF y fig. 18 ) , lorsqu'elle prend naissance sous l'ovaire, soit que celui-ci soit sessile ou sur un gyiiQphore; péri gy ne, pcrigyna {pl. IV, fig y 2 3 , a , a, fragroens de la fleur d'un grenadier ), lorsqu'elle prend naissance sur la paroi interne du caliee; épigyne , cpigyna, lorsqu'elle prend naissance au sommet de l'ovaire ( pl. IV, fig. 20, a ).
La corolle est monopétalc, monopeiala ( pl. V, fig. 3 ), lorsqu'elle est formée d'une seule pièce; polypélale, polypetala ( pl. V, fig. 4 ), lorsqu'elle est composée de plusieurs pièces ou pétales, petala.
Dans l'un et l'autre cas, elle peut être régulière, rcgularis ( pl. V, fig. 4 ), et irrégulière, irregularîs. En supposant que l'on place la pointe d'un compas sur le centre d'une Corolle et que l'on trace un cercle tout autour, si chacune de ses divisions touche exactement le cercle, elle est régulière ; si , tandis que les unes le touchent, les autres le dépassent ou ne l'atteignent pas, elle est irrégulière. .
§• I. COROLLE MONOPETALE RÉGULIÈRE.
On l'étudié dans ses formes générales et dans ses parties.
Formes générales.
Elle est tuhulée, tubulaia ( pl. V 9 fig. 5 ), lorsque sa base consiste en un tube ( pl. V y fig. 5 , a ) ; tubuleuse, tubulosa^ lorsque le tube de sa base est plus long que le diamètre du limbe; campanulée ou campa ni forme , campanulata , canwaniformis ( /;/. V y fig. 3 ) , lorsqu'elle a la forme d'une clochette, campa nul a ; globuleuse , globu/osa , globosa ( pl> f > fig* D )i lorsqu'elle a la forme d'un petit
9» glossolooîe:
globe; ovoïde, ovata , ayant là forme d'un œuf; urcéolée , urccolata ( pl. V, fig. y ) , renflée à la base et se rétrécissant vers le sommet, à peu près comme une urne ; claviforme , claviformis , clavata, de même que la précédente , mais beaucoup plus allongée, en massue ; infondibuliforme ou infondibulée, infundibuliformis ( pl. V> fig. 8 ) , conique à sa partie supérieure et se rétrécissant en tube comme un entonnoir; bypocratériforme, hypocrateriformis {pl. V^fig. 9 )» à limbe s'évasant subitement à partir du tube et ayant les^bords légèrement relevés en forme de soucoupe; cyathiforme ou en gobelet, cyathiformis, à tube cylindrique un peu dilaté vers la partie supérieure , et le. limbe droit ; rotacée ou en roue, rotata ( pl. Vyfig- m ) , à tube très court et limbe ouvert et plane; étoilée, stellala ( pl. F, fig. 5 ) , petite, en roue, à divisions très aiguës, ce qui lui donne la forme d'une étoile.
Parties.
Les parties d'une corolle monopétale. régulière sont * le tube, •* la gorge, *** le limbe.
* Le tube, tubus , ou partie inférieur, est toujours rectiligne, reclus, rectilineus , car s'il avait une courbure quelconque, la corolle cesserait d'être régulière. Il est cylindrique, cylindricus ; réle, filiforme, gracilis, filiformis, délié ; ventru, ené,ventricosus, inflatus ; claviforme, claviformis y claçatus , en massue ; prismatique , prismaticus; apperîdiculé intérieurement ou ayant un nectaire, interné appendiculatus.
** Gorge , faux ; on appelle ainsi l'orifice du tube. La gorge est orbiculaire , orbicularis ; angulée , angulata, et alors elle peut être trigone, trlgona; tétragone, tetragona; pentagone, pentagona; simple, simplex, ou nue, nuda, sans appendices ; resserrée , coarctata, moins large que le
DE V LÀ COROLLE g3
lube ; close , clausa , fermée par des écailles ou d'autres appendices ; obstruée , obstructa , munie de poils ou autres appendices qui en obstruent l'entrée : dans ce cas elle peut être velue, villosa, obstruée par des poils; barbue, barbata r quand les poils n'occupent qu'une portion de sa circonférence ; ciliée, ciliata , quand ils sont placés en rangs comme des cils ; appendiculée , appendiculata, obstruée par des appendices corniculiformes, appendiculœ corniculij ormes , ayant la forme de cornes : squamiformes, appendiculœ squamif ormes , en forme d'écaillés : cuculiformes, appendiculœ cuculiformes, en forme de cornets : giboiformes, appendiculœ gib b if ormes , en forme de bosse : lamelliformes, appendiculœ lamelliformes, en forme de lame ; ou bien on dit la gorge gibbifère , gibbifera; lamellifère , lamellifcra.
*** Limbe, limbus. Partie supérieure de la corolle à partir du tube. On considère ses incisions ou divisions, et son expansion.
Sous le premier rapport , le limbe est fendn , fissus , ayant des découpures étroites ; lobé , /<?batus f ayant des découpures larges : on le dit , dans le premier cas, bifide, trifide, quadrifide, etc. , bi* fidus, trifidus , quadrifidus , etc. , à deux, trois, quatre divisions étroites ; dans le second , on le dit bilobé, trilobé, quadrilobé , etc., bilobatus , trilobatus, quadrilobatus , etc., à deux, trois, quatre lobes. Il peut encore être bidenté, tridenté, quadridenté , bidentatus , tridentatus , etc.; ou biparti , triparti y quadriparti , bipartitus , tripartitus, etc., quand ses divisions sont très longues et 6es incisions aiguës, atteignant presque jusqu'à la base. Il peut être nectarifère , nectariferus , muni de glandes, de lanières déliées, de poils ou d'appendices quelconque; on examine s'il est crénelé , crenulatus-; entier, iriteger, etc.
Le limbe étudié sous le rapport de son expan-
Cj4 GLOSSOLOGIE.
sion est plissé, plicatus , offrant des pJis réguliers et rayonnans ; tors , tortus , contortus , lorsque ses divisions sont coupées obliquement et se recouvrent avant l'épanouissement en tournant autour de l'axe de la fleur, comme, par exemple, dans le nérion laurier-rose ; dressé, crectus , parallèle à l'axe de la fleur ; étalé , patens , ouvert et formant un angle droit, avec le tube; réfléchi, rcjlcxus , renversé en dehors ; révoluté, rcvolutiis , roulé en dehors; chiffonné , corrugalus , plissé et replisso irrégulièrement en différens sens; plicatile , plicatilis, susceptible de se ployer naturellement , par exemple, le liseron; tortile, forft/Ây, plié et contourné en spirale avant l'épanouissement.
§. II. COROLLE MONOPÉTAXE I li REGULIER F. .
Gomme la précédente, on l'étudié sous le rapport de ses formes générales et sous celui de ses parties.
Foimes générales.
Ce qui constitue la corolle monopétale irrégulière , est que son limbe, formé de deux divisions, en a une de forme et de grandeur différentes, ou que sa base se prolonge en éperon. Cependant elle peut être indivisée, mais alors le limbe s'allonge d'un seul côté, et forme une languette plus ou moins large et longue : quand il en est ainsi, on dit. la corolle ligulée, ligulata {pl. V y fig* \\) , comme, par exemple, les demi- fleurons des radiées.
On donne généralement l'épithètc de labiée , labiata ( pl. V f fig. 1 1 ) , à la première de ces corolles. On la dit unilabiée , unilabiata ( pl. V fig* ia ) , lorsque la partie inférieure de son limbe se prolonge en avant et forme ce que l'on appelle une lèvre , labiitm ; bilabiée, bilabwta, lorsque le limbe de la corolle est à deux divisions, dodt l'une» supérieure porte le nom de lèvre supérieure, /a-
DE LA COROULE. q5
bium supcrius (pl. V, fig. jt, a ); l'autre infér rieure , nommée lèvre inférieure , labium in ferais (pl. V, fig. i . Une corolle labiée peut être en gueule, rin* gente, ringeîis ( pl. V,fig* n ), lorsque les deux lèvres écartées ont un peu de ressemblance avec . la gueule ouverte d'un animal , par exemple, la sauge; en mufle, en masque ou personnée,^crsqnata( pl. V, fig. ï3 )\ lorsque les deux lèvres
(Not\. On distingue plus sûrement ces deux es- ( pèces de corolles par les ovaireWqu'clles renferment. Les labiées ont toujours quatre graines nues placées» dans le fond , et les personnées une capsule). Une corolle labiée peut être résupinéc, renversée, resupinata, quand la lèvre inférieure est» beaucoup plus longue que la supérieure et en affecte la forme* ordinaire, ce qui fait paraître la fleur renversée, quoiqu'elle ne le soit pas, par exemple , le basilic.
Lèpre supérieure (Labium superius).
Elle est tendue, porrectum, portée en avant dans la direction du tune ; redressée , ascendante , <wsurgens , ascendens , lorsqu'elle suit d'abord la direction du* tube et qu'elle se relève par son extrémité ; réfléebie , reflexum , renversée en arrière sur le tube; infléchie i>inflexum> renversée sur la lèvre inférieure ; voûtée , fornicatum , gakatum , courbée et concave intérieurement , en forme de casque ; falquéc, falcatum, courbée en manière de lame de faux; comprimée, compressum, pliée en deux dans le sens de sa longueur et aplatie latéralement ; plane, planum ;. entière , integrum ; émarginée, emarginatum , éch ancrée ; fendue, fissum ; partagée, partitum , lorsqu'elle est divisée jusqu'à
gb GLOSSOLOGIE.
l'orifice du tube, on la dit alors bipartie, tripartie, bipartition , tripartitum; lobée, lobatum , à divisions larges et peu profondes; bilobée, trilobée , biloba» tum, trUobatum.
Lèpre inférieure (Labium inferius).
On la dit : entière, integrum , quand elle n'a pas de divisions, ce qui est très rare : le plus souvent elle en a trois , et on la dit : trifide , trifidum , lorsque ses divisions sont longues et étroites; trilobé^, trUobatum, lorsque ses divisions sont larges et peu profondes ; tripartie, tripartitum, lorsque ses divisions commencent dès l'orifice du tube. On regarde si les cfi|isions sont égales entre elles , œquales, ce qui est rare, ou, ce qui est le plus commun, si elles sont inégales, inœquales. Dans ce cas, on observe quelle est la plus longue. On prend en considération la longueur de la lèvre inférieure, et on la dit plus longue que la supérieure, superiore longior ; plus courte, superiore brevior. Enfin, elle est tendue, porrcctum; abaissée , demissum ; réfléchie , renversée en af" rière vers le tube ; infléchie , inflexum , recourbée vers l'orifice du tube. Elle peut encore étr^ tachée, maculatum; tachetée, maculosum; pointillée, punctatum; bosselée, gïbbosum , relevée de petites protubérances arrondies; jplis&é&ipiïcatwn ; velue, viUosum; barbue, barbatum. %
Tafe (Tubus).
Il est : rectiuscule , rectiusculus , presque droit y n'éprouvant qu'une déviation à peine sensible; arqué , courbé , arcuatus curçus ; cylindracé , cjrlindraceus ; comprimé , compressus ; déprimé , depressus , plus large que long,; équilarge, equilatus , aussi large à la base qu'au sommet; dilaté , cxtensus, s'élargissant de la base au sommet, et l'on observe si c'est insensiblement ou brusquement ; » gibheixx , gibbus , gibbosus , offrant à l'extérieur un
DE LA COROLLE. (jj
renflement brusque , en forme de bosse* gibba, qui Correspond à une pocbe intérieure ; éperonné, calcaratus (pl. V> /g*. i3), muni d'une espèce de cornet plus ou moins allongé , nommé éperon , calcar(pl. ^Jpg- b) (pour l'insertion et la forme de ce dernier, •voyez nectaire) j fendu 9 Jtssus t fendu longitadinalement d'un côté.
§. III. COROLLE MOIfOPETALE AÏÛM-AIE.
On dit qu'une corolle est anomale , anomala , lorsque sa forme ne se rapporte à aucune de celles que les botanistes ont dererminées. On examine la ligure du tube, indivisé, abscisse , fendu*, etc. ; celle du limbe qui peut être sous-bilabié, unilabié, dimidié , ligulé , etc. , et on rend ses caractères par les mêmes termes que lorsqu'il s'agit d'une corolle régulière ou irrégulière.