‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 20 sur 167 · DE LA* FLEUR GLUMACEE · texte numérisé non relu

DE LA* FLEUR GLUMACEE

grande partie des caractères de la baie. On les dit alternes , alterna, lorsque Tune est attachée un peu au-dessus èe l'autre , d'où on les distingue en valve supérieure et valve inférieure ; unilatées , unilatérales, attachées du même cêfté, à la même hauteur ; opposées , oppositœ , attachées vis-à-vis l'une de l'a utre; celle placée du coté de Taxe de l'épi , se nomme interne , l'autre externe; conjointes , connatœ , coadunatœ , coadnatœ, coalitœ, opposées et soudées par leurs bords.

Dans leurs formes générales elles peuvent être arrondies , subrotundœ ; ovales , ovales; lancéolées, lanceolatœ; linéaires, lincares; subulées, subulatœ, en alêne; sétacées, setaceœ, en forme de soie; concaves, concavœ, creusées en cuiller ;'coraprimées , compressai; carénées, carinatœ , en carène ou dos d'âne; nayiculaires, naviculâres , en forme/le naceHe; entières, integrœ, sans dentelures ni découpures; bidentées, bidentatœ; quadriûdes , quadrifidœ , à quatre divisions étroites; mucronées, mu~ cronatœ, se prolongeant brusquement en une pointe étroite; mutiques, sans pointe ni arête; anstées , aristatœ, munies d'une^iu plusieurs arêtes qui peuvent être placées s^le dos de la bâle , à sa hase ou au sommet , et dans le dernier cas on les dit terminales.

Les arêtes, aristœ, sont plus ou moins longues que la fleur ou l'épi auxquels on les compare.' On les dit au nombre de, une, deux, troi% do; courtes, brèves, lorsqu'elles sont au plus de la longueur de la fleur ; longues, longœ , si elles sont plus longues [ue la fleur; genouiltées , génicuiées , geniculatas , lant un coude brusque dans une partie de leur longueur ; articulées , articulatœ ; torses ou tortillées* tortœ „ tordues ; droites , rectilignes , rectœ , nctUineœ; épaissies en massue, clanf ormes; nues , 1 sans poils ni crochets ; velues \'nAUosœ ; plu-. 'umosœ, à poils ramifiés imitant les barbes

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d'une plume ; accrochantes, inuncantes, munies de très petits crochets dont la pointe regarde le sommet de l'épi; on les dit apicilaires , ap&ilares, attachées au sommet; dorsales, dorsales, attachées au dos; basilaires, basUafes, attachées à la base d'une valve.

Les valves sont égales , œquales , entre elles ; inégales, inœquales , entre elles; herbacées, kerhaceœ, de substance herbacée; membranacées, membranaceœ , membraneuses ; scarieuses , scariosœ , d'une nature membraneuse, sèche, sonore sous le tact , ordinairement transparente ; épaisses , c ras su- ; coriaces , coriaceœ\ nervées, netvatœ , ?/ervosœ , relevées de nervures saillantes.

On les dit encore hérissées , Uirtœ , couvertes de poils roides et appareils , et l'on observe si c'est en dehors ou en dedans; glabres, glabrœ ; frangées, fimbriatœ, à découpures très fines ;* striées, striatœ; obtuses, obtusœ ; planes, planœ; ventrues, • ventricosœ ; évasées , dilatatœ ; cordiformes , cordiformes, échancrées en forme de cœur ; tronquées, truncatœ, finissant brusquement comme si elles eussent été coupées neUj^scabres, scabrosœ, rudes au toucher; ciliées, cumtœ , avant des rangées de poils en forme de cils; munies d'une crête , cristatœ , plus ou moins saillante, ou prolongée en aile, placée sur le dos, sur les bords, ou sur une nervure longitudinale.

On examine aussi le sommet et la base d'une valve. Le sommet peut être entier, divisé en pointe, en lanières molles ou roides, en arrête, en barbe , en soie , et l'on tient compte du nombre de chacune de ces parties. On observe si la base est interne , externe, aristée ou nautique. •

Tous ces caractères s'appliquent égaiemenUaux valves de la glume.

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