‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 48 sur 167 · PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE

Plusieurs auteurs se sont beaucoup occupés des maladies auxquelles les végétaux sont sujets, et l'on peut citer parmi eux , comme ayant rendu de véritables services à la science, les Labretonnerie, Duhamel, Adanson , Roger- Schabol , Tessicr , Thouin et Tillet, parce qu'ils n'ont envisagé ce sujet que sous le rapport de la botanique appliquée. Mais d'autres ont voulu traiter cette matière sur le plan des ouvrages de médecine, par exemple , Plenck et le célèbre Ré, et nous ne comprenons pas bien quel but d'utilité ils se proposaient en créant des classifications scientifiques , dont nous donnerons cependant l'analyse dans le tableau qui suit, parce que nous devons mettre nos jeunes lecteurs à la hauteur des connaissances du jour.

Les maladies des plantes sont générales quand elles affectent à la fois tout le système organique, et dans ce cas elles peuvent être constitutionnelles, c'est-à-dire produites par une cause qui agit dès la formation de l'embryon, ou au moins aepuis le moment de son premier développement ; accidentelles , quand la cause du mal agit lorsque la végétation a commencé.

PATHOLOGIE. igi

# Elles sont locales quand elles n'affectent qu'une partie delà plante; et elles peuvent encore être constitutionnelles ou accidentelles.

Toute maladie constitutionnelle peut se transmettre par la génération , au moins dans un grand nombre de plantes, et c'est pour cette raison que l'on obtient des fleurs doubles par la voie des semis. Toute maladie accidentelle ne peut se transmettre par la génération , et c'est pour cela que par le semis des pépins d'une très bonne poire , par exemple, on n'obtient le plus souvent qu'un fruit retourné à l'état de sauvageon.

Les maladies sont endémiques, quand elles sont particulières à certaines races ou certaines familles; sporadiques , quand elles attaquent indifféremment telle ou telle autre espèce; épidémiques, lorsu'elles attaquent tout d'un coup un grand nombre 'individus dans une même contrée ; contagieuses, lorsqu'elles se communiquent d'individu à autre , soit par un contact immédiat, soit par des molécules morbifiques portées, par lèvent, d'une plante sur une autre.

La première cause des maladies doit être attribuée à la nature du sol dans lequel les plantes croissent. S'il est très maigre, elles n'y trouvent pas une nourriture suffisante et se développent mal ; elles atteignent rapidement cette première période de désorganisation annonçant la vieillesse. Leur écorce se couvre de mousse *, de lichens , de chancres; la séve charrie peu de carbone, mais elle se charge d'une quantité surabondante de matières alcalines et terreuses, qui obstruent les vaisseaux conducteurs et occasionnent le dessèchement des branches. Si au contraire le sol est trop gras, s'il contient une grande quantité de détritus animaux, les plantes bulbeuses y pourrissent; les autres y fournissent une végétation très vigoureuse , mais au détriment de la fructification. Tan-

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