‹ Manuel complet de botanique, ou principes de botanique elementaire, ... Par M. Boitard. Ouvrage orné de planchesChapitre 81 sur 167 · DE LUDWIG · texte numérisé non relu

DE LUDWIG

En 1737, Ludwig perfectionna le Rivin en y ajoutant a classes de plus , l'absence ou la présence de fa corolle

Simples. . .

Régulières.

A corolle .

Composées . .

Flenrs parfaîtes., .

Irrégulières, . .

Sans corolle, mais un calice. 17.

Fleurs imparfaites

système de fondées sur

tifonopetali.

Dipetali.

Tripetali.

Tetrapetali.

Pentapetaîi.

Hexapetali.

PolypetalL Regulares.

Regulares et irregulares.

Irregulares.

Monopetali, Dipetali.

Tripetali.

Tetrapetali.

Pentapetaîi.

Hexap Dubii

irtni

ris.

St

ai

Puhèmknti

ai

2,1x2. SYSTEME

Dix ans après, dans ses défmitionês generum auctœ et emendatœ , LudWig retoucha pour la seconde fois la méthode de Rivin , ainsi qu'il suit.

("Régulière . . i . Monopetahc Mono- I rcgularcs.

pétale. ) Irrégulière . a. Monopetalœ

irrcgulares .

En tubes.. 3. Compositœ tu- I bulosœ.

c JEn languet- 4* Compositœ ° P°" < t es lingula

igulatœ.

[En languet- 5. Compositœ tes et' eu mixtœ.

tubes. . .

il ** eux P^ ta ^ es 6. Dipetalœ.

mJ A trois pétales 7 . Tripetalœ.

1 Régulières . 8. Tetrapetalœ regulares.

Irrégulières. 9. Tetrapetalœ irrcgulares.

Régulières . 10. Pentapetalœ

regulares,

À cinq J Irrégulières. ri. Pentapetalœ pétales.) irregulares.

En parasol. ia. Pentapetalœ

umbellatœ.

A sir pétales i3. llcxapetalœ.

A plus de six pétales . 14. Polypetalœ. Sans corolle i5. Apetalœ.

ISur le même pied. 16. Relativœ monophytœ.

Sur différens pieds. 17. Relativœ diphytœ.

Fleurs sans enveloppe \ ou nues, sans

calice ni corolle 18, Nudœ.

en

or

DK SIEGE&B£CK. 24 S

Sieges»eck ( botanosoph'ut verioris sciagraphia) , en 1737 % publia deux méthodes qui n'eirrent pas d'application. La première est un mélange de celles de Énaut, de Rupius et de Ludwig; mais la seconde est remarquable en ce qu'elle est entièrement fondée sur la considération des fruits. Aussi je crois devoir en donner l'analyse.

(Une r. Monospermœ.

„ . fDeux 2. Dispermœ.

Grau.es «me» auJ^ 3 Trispermœ.

n0mbre de ) Quatre 4- Tetraspernue.

- *~v4 ' Cinq 5. Poljrspermœ.

I Une loge .... 6. Unicapsulares.

\ Deux loges.. 7. Bicapsulares.

f . j Trois loges. . 8. Tricapsulares.

^^"tZhZl^?^^' * Quadricapsulares.

neux à J^nq loges. % . . 10. Quinçuecapsulares. o | ' " jSix loges. .* . ji. $excaj>sulare$,

* J [Plus de six ia. Mulncapsularès.

5 1 I Io g*«

% If ♦ /"Une loge x3. Monopyreaœ.

I Deux loges. . 14. Dipyrenœ.

Dans un fruit I Troîs îoges . . i5. Tripyrenœ.

$ charnu, à. J Quatre loges. 16. Jetrapyrenœ.

fPlus de qua-

iWL^i?^ V - ( tre loges... 17. Potypjrrenœ.

Enfin en la même année parut la méthode des sexes de l'immortel Lus m ék , et dès ce moment la science eut des bases fondamentales dont jamais

J eût-être on ne s'écartera , quoique Ton sache fort ien par où elles manquent de solidité. Charles VonXinnée naquit en 1707 dans la province de Smolande, en Suède. Dès son enfance il eut un goût si passionné pour l'histoire naturelle, qu'il ne put s'occuper dWune autre science. Son professeur le crut incapable d'être rien autre chose que cordonnier, et ses paréos persuadés par cet Somme, l'abandonnèrent entièrement à son mau-

•vais sort. Lionée se trouva sans aucune ressource pour vivre , et fut enfin accueilli à Lunden d'abord par le médecin Rothman et ensuite par Stobœus. Tous deux surent apprécier le mérite du jeune homme, et lui procurèrent desmoyens d'existence et d'acquérir de l'instruction. Lorsqu'il se crut assez fort pour enseigner la botanique et l'entomologie, il fut à Upsal , où il vécut quelque temps dans un état bien près de la misère. S'étant brouillé avec un médecin puissant de cette ville, celni-ci fit fermer ses cours et le força à quitter sa patrie.

Linnée se retira en Hollande où il arriva dans la dernièredétresse , mais Boerhaave le prit sous sa protection et lui obtint la direction du jardin de Clifort 5 dès-lors son nom commença à se répandre en acquérant de la célébrité. 11 revint dans sa patrie d'où l'envie et la jalousie l'auraient expulsé de nouveau, si le premier ministre , le comte de Tessin,ne l'eût recommandé au roi et à la reine de Suède , qui rendirent justice à son mérite et le comblèrent de bienfaits. A l'âge de vingt-trois ans il fut nommé cbevalier de l'ordre de l'Étoile polaire , et peu de temps après il fonda l'université de Stockholm dont il fut le premier président. Il obtint , à la même époque, dans l'université d'Upsal , la chaire d'histoire naturelle que l'âge avancé de Rudbeck lui faisait laisser. Il Ja quitta plusieurs fois pour voyager en Laponie , en Dalécarlie, en Danemarck, en Allemagne* en Hollande, en Angleterre, et en France où il fît la connaissance de M. de Jussieu. Après avoir consacré sa vie entière aux travaux qui le couvrirent de gloire, il mourut le 10 janvier 1778.

Non seulement Linnée n'était pas ennemi du système naturel, comme l'ont soutenu quelques uns de ses partisans, mais il paraît même qu'il regardait l'établissement des familles naturelles comme le dernier point de perfection auquel la

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