‹ Manuel complet de l'amateur de rosesChapitre 1 sur 69 · HISTOIRE DES ROSES · texte numérisé non relu

HISTOIRE DES ROSES

Patrie de la rose.

Idulqurs auteurs ont voulu assigner Ù la plus belle des •s une pallie, une origine restreinte a une localité. Orient, berceau des premiers hommes, dit M. de Pronville, est sa patrie, et les coteaux fleuris sur lesquels 'appuie la chaîne sourcilleuse du Caucase se sont parcs les premiers de cè charmant arbuste, et donnaient en même •Se ms leur nom à la plus belle race humaine. » uc ne partage pas l’opinion des auteurs , et je m’appuie T des faits que je pourrais puiser dans leurs propres ouvrais. Partout où la nature a placé des hommes , ses mains ^voyantes ont semé des végétaux propres à satisfaire urs besoins, et il semblerait qu’elle a mis leurs plaisirs au ambre de ces derniers, car partout où naissent des végéix utiles se trouvent aussi des fleurs charmantes dont le ‘éclat et l’odeur délicieuse sont des objets attrayans pour ùte l’espèce humaine.

A travers les moissons de blé dont se nourrissent les iropéens, l’œil agréablement surpris se promène avec mplaisance de la corolle azurée du bleuet à celle du quelicot éclatant. Au pied du maïs planté par le noir i ricain, les amaryllis odorantes, les superbes crinoles, les fayeuls délicats , étaient leurs corolles parées des couleurs is plus vives et les pins variées. La rose des marais, le ênuphar doré , et le nflombo orgueilleux, élèvent leur tête |perbe au-dessus des eaux qui submergent les rizières de

2 H1ST0JHÉ

FInde et de FEgyptc. Lès épidendres grimpans, la vanille odorante , parent de leurs corolles singulières les bocages dans lesquels croissent la eassave et le manioc ; partout enfin, la bienfaisante nature a semé l’agréable à côté de ! Futile. jj

Mais la rose semble avoir été l’objet de sa prédilection! particulière, car on la trouve partout, et si nous ne connaissons pas encore celles des contrées brûlantes de l’Amérique Méridionnale, c’est probablement parce que nos natura-j listes n’ont pas encore fouillé les montagnes élevées où la nature les a sans doute cachées. J e ne puis croire , comme le disent les botanistes, que toutes les espèces soient ren- ! fermées entre le yo mc et le 20 emc degrés de latitude, ce que ! dément d’ailleurs, la bose db Mohtezüma, celle «FAbyssi- : nie , etc. Quoiqu’il en soit, il me paraîtrait assez curieux de , faire une géographie des roses, et c’est ce que je vais tenter , dans le paragraphe suivant.

Géographie des roses.

Nous allons chercher la rose dans toutes les contrées cou-j nues de la terre, et partout nous la trouverons avec des grâces nouvelles, des attraits particuliers, qu’elle devra au climat, aux localités, et particulièrement à l’amour que les ; hommes lui témoignent en lui prodiguant les soins attentil*| d’une culture de prédilection.

Nous enverrons qui, attachées pour toujours au sol qui les j a vu naître , ne se rencontrent jamais dans d’autres pays, à moins que la main laborieuse d’un voyageur à la fois botaniste et cultivateur ne les ait arrachées du sein de leur ; patrie pour les transporter dans d’autres climats. Les unes étendent la sphère de leur pays natal à un continent entier , à une grande partie de ce continent, ou à un royaume ; les autres ne quittent jamais la province ou même la montagne, le rocher qui les a vu naître, et c’est vainement qu’on les chercherait partout ailleurs. C’est ainsi que 1» bose poudreuse (i), ne se trouve jamais qu’au pied du mont Baldo, en Italie; la hose Lyon (2) à Ténessée , dans l’Amérique Septentrionale ; tandis que la bose des champs* (3) couvre toute l’Europe, et la bose des haies (4) non-’

seulement l’Europe, mais encore une partie de l’Amérique

et tout le nord de l’Asie.

Dans l’excursion botanique que nous allons faire autour de notre globe terrestre , nous n’indiquerons pas toujours toutes les espèces de roses qui peuplent chaque contrée , mais seulement les plus remarquables par leur beauté, et celles qui se prêtent le plus aisément à la culture.

L’hémisphère occidental, comprenant les deux Amériques, sera la première moitié de la terre que nous explorerons, et nous commencerons par le nord.

Parmi les glaciers éternels qui couvrent les hautes montagnes du nord de l’Amérique septentrionale, au milieu de ces ours blancs affamés, de ces Groënlandais presque aussi bruts et aussi affamés que les ours contre lesquels ils sont obligés de défendre leur misérable existence, on voit une charmante fleur , la rose aux douces couleurs ( i ) épanouir sa grande corolle rose, toujours solitaire sur sa tige, aussi i que le soleil a fait disparaître les neiges des vallees. L élégant arbrisseau qui la porte peuple les déserts glaces qui trouvent entre le soixante-dixième et le soixante-quinzieme degrés de latitude nord. . , , , -

Sous le cercle polaire , sur les côtes qui bordent la baie d’Hudson , si célèbre par ces énormes cétacés, par les baleines que les Européens auront bientôt entièrement détruites, on trouve communément la jolie rosed Hudson ( a ) dont les rameaux effilés mais gracieux, se couvrent au puntems de nombreux corymbes de fleurs-doubles, d un rose pâle. On croirait que la nature a elle-même double ses charmantes corolles parce qu’elle prévoyait que les malheureux Esquimaux, obligés de lutter sans cesse contre l’àpreté d un climat glacé, d’arracher â la mer une. nourriture souvent peu abondante, toujours malsaine , négligeraient la culture d’une terre ingrate et presque stérile.

A mesure que nous descendrons vers le midi, que les hom- 1 mes seront moins malheureux et par conséquent plus disposés à jouir des charmes que la nature sème autour d’eux ,

nous verrons l’empire des roses s’agrandir.

Terre-Neuve, placé sous la cinquante-troisième parallèle, et la terre de Labrador , un peu plus au nord, pays sur les côtes desquels plus de cent vaisseaux européens s’occupent annuellement à la pêche de la morue, possèdent, outre les

(i) Roca blanda, Wiu.d, sp. ■>.. 1060.

(a) Rosa râpa, var. Iludsoniana, Base, Dict- drajiic.

histoire

deux roses dont nous venons de parler , deux espèces fort remarquables : la rose a veuille de frêne ( i ) y ouvre des /leurs petites, rouges, à pétales découpés en cœur ; et l| ROSE linsiNTE (a) d’un rouge brillant ainsi que son fruit, a/me à développer ses jolies petites corolles en forme de coupe, sous l’ombrage dès chétifs arbres verts, dispersés çft et la sur les côtes. On voit souvent les sauvages esquimaux parer de oes charmantes fleurs, leur chevelure et les peaux de rennes ou de phoques dont ils se couvrent,

La partie de l’Amérique septentrionale comprenant le* Ltats-Unrs,et les paysadjacens encore peuplés parles anciens habitons qu rl nous plaît de désigner sous la dénomination de sauvages, possèdent un grand nombre de roses dont nous ne citerons que les plus intéressantes.

Dans les marais de la Caroline, la rose éclatante (3)élève ses beaux corymbes de fleurs rouges, au-dessus des roseaux au milieu desquels elle aime à croître. La rose de Wood (. 4; se plaî t à mirer ses pétales roses dans les ondes limpides du Missouri. Le rosier de la Caroline (5) , également ami des taux, laisse passer les chaleurs de l’été avant de dé-

f 6Wlé,l SeS l fl T S CS i ma -1' S qU>iI habite - La H0SE

(6) décore les lieux humides delà Caroline et de la Virei-

me. Si la main du jardinier l’arrache du bord ombragé d’un ™ eaU - qU1 1 j/' 1 naître ’ P our la transporter dans le sol riche mais sec d un parterre, l’arbrisseau languit et, malgré

hvZZ S ° m i- • Ct “ S ‘ e d ’ C ‘! !xkr au g fand J™ «es fleurs nom- J

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Si le voyageur quitte le bord des fleuves et les savanes marécageuses pour pénétrer dans les forêts , il rencontrera au pied des collines rocailleuses le rosier a rameaux diffus {7), dont les Heurs roses, ordinairement deux à deux Pa -

Sline S d U I CO p mme ? CeQ)ent , de Vété ’ Sur lc Penchant des collines de la Pensylvame, il verra le rosier a petites fleurs

■ IpV Aif SSe ? u P etlt ™ is charmant, dont les fleurs dou- ’ Ue S ai *tes» à demi-ouvertes, teintes du rose le plus

(.) Basa fraxinifoUa, Don». Hat,.. 3o«.

(2) B osa mtida, Willd. Enuœ «d (3\ Posa lucida , Wiu.n. S p. 3 I0 (js (4) B osa Woodsii, Linul. Mon p si.

W,LL D . Sp . 3 ', io(x).

((>) Posa evralina , Iîojc. Dict. 11, n. aSÉ>

jîj n° Sa diffusa, Lisdl. Mono. p. j 8, t. 4- W Uv*t raryifitra. Wau, »p. a

délicat, le disputent en beauté à toutes les autres roses de l’Amérique. Il est malheureux qu’une espèce aussi séduisante soit d’une culture et surtout d’une multiplication fort difficile. Sur le bord des forêts de la même province et de plusieurs autres états, croissent le rosier a tiges droites ,

( i ) à fleurs d’un rouge clair ; le rosier a feuilles de ronce ( 2) dont les fleurs sont petites, d’un rouge pâle, ordinairement réunies trois ensemble ; et enfin, dans la Caroline inférieure le rosier soyeux ( 3 ) , à fleurs rouges ayant leurs larges pétales en forme de cœur renversé.

Les jolies créoles de la Géorgie entrelacent dans leur noire chevelure les fleurs grandes et blanches du rosier^lisse (4), dont les tiges longues et grimpantes aiment à s’entortiller autour des plus grands arbres des forêts.

La dernière rose qui figure dans la flore de l’Amérique, est celle de Montkzcma ( 5). Elle est odorante , d’un rouge Pèle, solitaire, et ses rameaux sont dépourvus d’aiguillons pour la défendre. Elle se plaît sur les pics élevés du Ccrro-Vonloso, près de la ville de San-Pedro, dans le Mexique , où elle a été trouvée par MM. Ilumbold et Boni plan d.

La ville de San-Pedro est sous la 19 e parallèle, ce qui dérange un peu les botanistes qui ne veulent pas qu’il y ait de roses au-dessous d« la 20 e . Mais cette rose trouvée par M. Ilumbold n’est pas la seule du Mexique, car on en possédait dès letems de la conquête. Nous en trouvons la prouve incontestable dans l’histoire d’Espagne. Le barbare Aldérète, à la tête des conquérans du Mexique, chargea de fers et fit mettre sur des charbons ardens l’infortuné empereur Guatimozm et son favori, pour les obliger, par ce supplice , à déclarer où étaient les trésors de l’Empire. Le Ministre, cédant enfin à sa douleur, jette quelques cris. Guatimozin le regarde: et moi, lui dit-il, suis-je sur des roses.

Nous ne connaissons de l’hémisphère occidental que les roses que je viens de mentionner, mais il est i» présumer que par la suite ou en découvrira davantage , car il est bien remarquable que lesbotanistes placentle plus grand nombre d’espèces dans les pays qui ont été le plus herborisés, et ils attribuent à des raisons physiques et géographiques, ce qui

(1) Ttosa slrirla , P'iurav. Somm. p. 19.

(a) «ara vubifolia , Lindi. Mono. p. n'i.

(i) Ho.ia seligera , Lindl. Mono. p. 128.

(4) Hosa Imigata, Lindl. Mon. p, «jb;ï.

\5) llosa. Dlonlesumie, Li.npl, Mono. p. <jG-

n’est sans- doute que le résultat de notre ignorance relative-J ment à la végétation des pays où, prétendent-ils, ne crois- i sent point de roses.

Jamais on ne persuadera un homme qui a pu juger de la prodigalité qu’a mis la nature à enrichir la végétation de j tous les pays, q«e la France seule possède vingt-quatre es- ' pèces de rosiers, tous décrits par Décandolle ( 1 ), tandis que '.i les deux Amériques n’en ont que quatorze.

Je ne croirai pas davantage que les rosiers cessent de croî- $ treau-dessous de la vingtième parallèle, tandis que M. Sait | en a rapporté une nouvelle espèce très caractérisée de l’A- j byssinie, sous le dixième degré de latitude.

Il est remarquable que toutes les roses d’Amérique, si j l’on en excepte celles de MontiSzuma , et a tiges droites, | ont beaucoup de ressemblance avec nos espèces d’Europe , 1 et pourraient se ranger assez bien, pour la plupart, dans la ! série des roses cannelles.

L’hémisphère oriental se composant des quatre parties du 9 monde, l’Australasie, l’Asie, l’Europe et l’Afrique, nous ^ offrira trois points principaux pour nos recherches, en at- p tendant qu’on ait suffisamment herborisé dans l’Archipel. J

Nous commencerons par l’Asie, la plus vaste portion de l’ancien continent, et celle qui passe pour le berceau j des premiers hommes. A elle seule, elle possède autant d’espèces de roses que tout le reste de la terre, et le nombre de jj celles qui y ont été suffisamment étudiées ne monte pas à jj moins de trente-neuf.

La Chine, ce vaste empire où l’on honore l’agriculture, « où les places se donnent au mérite, possède sans doute un grand nombre d’espèces de rosiers; mais jusqu’à ce jour $ nous n’en connaissons que quinze , dont la plupart est cultivée avec le plus grand soin par ce peuple plus industrieux qu’éclairé.

Le rosier toujours fleuri (a) se fait remarquer par ses j-i feuilles souvent à trois folioles, et quelquefois n’en ayant J, qu’une. Ses fleurs, presque sans odeur, d’un rouge clair et w peu éclatant, produisent cependant un joli effet lorsqu’elles-, jj ne sont pas encore tout-à-fait écloses. Le rosier de la i Chine (i) que beaucoup de botanistes ont confondu avec le

siricnsif , Lirai.. Uosa semperjlorcns WltLD, SJJ, a, 1078.

premier, et dont les fleurs , d’un rouge superbe, se succèdent sans interruption pendant toute la belle saison.

Parmi les plus jolis rosiers de la Chine , un surtout se fait remarquer comme une charmante petite miniature, dont lés tiges, pleines d’élégance, ne s’élèvent guère que de trois à cinq pouces, dont les fleurs , se succédant toute 1 année, dépassent rarement la grandeur d’une pièce d un * r£ *P.®* C’est le rosier de Lawrence (i). Ce pygmée du genre dilfère de tous les autres nains connus en botanique, et meme eu zoologie, par l’harmonie de ses proportions, ce qui est extraordinairement rare parmi ces sortes d’anomalies. Souvent à côté de celui-ci on rencontre la rose multiflore (2) dont les rameaux flexibles atteignent quinze ou seize pieds de hauteur. Ses fleurs sont petites, doubles, d’un rose pale, mais elles s« réunissent en grand nombre sur le même rameau pour former de très jolis bouquets.

Contre les rochers qui couronnent les collines peu escarpées, on voit monter en forme d’agréables rideaux de verdure,les tiges inermes et grimpantes du rosier de Banks (3)-. Ses rameaux se couvrent d’un grand nombre de petites fleurs très doubles, penchées, d’un blanc un peu jaunâtre, fort remarquables par l’agréable odeur de violette qu’elles exhalent.

Parmi les rosiers à fleurs doubles qui parent les campagnes et les jardins du vaste empire delà Chine, nous remarquerons encore le rosier a petites feuilles (4) , auquel les Chinois donnent le nom d’hai-tong-hong, et qu’ils cultivent avec soin à cause de la délicatesse de son feuillage et de l’agrément de ses petites fleurs très doubles et d’un rouge pâie (5).

La Cochinchine, placée entre le dixième et le vingtième degré de latitude, nous offre plusieurs rosiers de la Chine , et quelques-uns qui lui sont particuliers. Parmi ces derniers nous citerons la rose blanche (6 ), que nous retrouvons indi-

( 3 ) T! osa Banksiœ. Lindl. Mon. i 3 i.

(4) Bostt microphylla , Lindl. Mon., p. 19, add.

(5) Les autres rosiers connus de la Chine sont les rosa : histrix . Lindl.' Mon. p. 12g.— microcarpa , Lindl. Mon. p. i3o. — pseuclo imlictt . Lindl. Bibl. Lambert. — xanlhi.net , Lindl. Bibl. Lambert. — IriphrUn . Koab. IL ind. — tinnamomeà . Loua, Coch. 323. — bracteaia . Lindl. Mon. p. m- >— intlita , IIedodt. Kos. i(ii, t. 19. — sinioa -- Limn» Mon, p. 12G. — t'to

(G) [{«sa Mffo Lissa, Mon. p 8x.

gène »n Piémont, »n France, et danfc d’autres parties de Europe. Le rosier Tais épineux (i), dont les fleurs inodores sont couleur de chair ; et autres.

Le Japon, entre la trentième et la quarantième parallèle, possédé également une grande partie des roses de la Chine et entre autres la multiflore, une de plus jolies. 11 en est une qui paraît lui être particulière, c’est le hosier ne-’ gueux ( 2 ), dont la fleur solitaire a quelque ressemblance avec celle du rosier du Kamtschatka.

Si nous embrassons toute la partie méridionale de l’Asie, 5 comprenant les différentes parties de l’Inde, nous trouve-rons encore beaucoup d’espèces remarquables. Le nord de 1 P9* sède six ’ dont deux appartiennent également!

u la Chine. Parmi les quatre autres , deux sont indigènes du Aepaulo. Le rosier de Lyell (5), remarquable par ses fleurs nombreuses et d un blanc de lait, fleurit dans nos jardins, ou U a etc transporté, pendant une grande partie de l’été, et résisté assez bien aux rigueurs de nos hivers. La même contrée nous offre encore la rose de Brown ( 4 ) à pétales mies Cment d UD ^ CaU bIanC ’ et d ’ autres espèces mal con-

Eu nous rapprochant du midi, nous trouvons, dans le Cossan-ihan, le rosier a grandes feuilles (5), ayant quelque rapport avec notre rosier des Alpes, mais ne pouvant neanmoins etre confondu avec lui. Ses fleurs sont blanchâ-

A S T- .a j !alCS , p 0 rl - e n t au scmunet uae P el * ic pointe] îii " A I cu ’ ede 1 celui ' cl fleurit ,e «osier SOYEUX (6 ) dont le

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quatrefen'i eS ’ ! ’T q 7 SüJUaires ’ entourées de trois ou Sîie tÏÏÏ S q n 11CUI ; f T 1( i" t , l,ne S racieuse colerette. Le i ’ b c du flcngale, le hideux crocodile du Gange, se cachent quelquefois, pour attendre leur proie, dans les

(r) Rasarpinosissima. Loür. cocli. 3*>.

(a) nos a rugosa , Lurot. Mon n S (3) liosa Lyelliiy Lihdl. Mon. p. f 3 <4) XosaBruxnenii, Li.-vdl. Mon. 1,0 ( 3 ^">^opl v ll a ,U >DL . Monîp. 33.

Mou. p. ,oi.

w imohicrcHù, Mon. p. 8.

touffes épaisses du rosier toujours fleuri (i), dont le feuillage est éternellement vert, dont les jolies fleurs rouges se succèdent sans cesse. Il existe aussi à la Chine.

Dans les jardins do Ivaudahar, de Samarkand et d’Ispahan, les Persans cultivent le rosier en arbre (2), dont les tiges s’élèvent à la hauteur d’un grand arbrisseau, et se couvrent au printems de nombreuses fleurs blanches et odorantes. C’est là aussi que croît spontanément le rosier a feuilles de vinkttier (3), qui diffère si singulièrement de tous le(6 autres arbrisseaux de son genre, que l’on serait tenté de l’en retirer. Ses fenilles sont simples, sans folioles, et ses fleurs jaunes, ouvertes en étoile, sont marquéeç dans le centre d’une large tache d’un cramoisi foncé.

Le rosier de Damas (4), qui, transporté dans nos climats par les preux chevaliers qui accompagnèrent Saint- Louis dans sa malheureuse croisade, a fourni à nos cultivateurs un si grand nombre de variétés toutes fort belles, pare de ses fleurs nombreuses et en corymbe les solitudes sablonneuses de la Syrie.

Au dernier confin de l’Asie méridionale, près de Constantinople, la rose jaune (5) étale ses fleurs très doubles et d’un jaune éclatant.

En remontant vers le nord, dans la partie occidentale de l’Asie, nous voyons les plus belles femmes de la terre, les Géorgiennes et les Circassiennes, se parer de la plus belle des roses. C’est dans les contrées qui avoisinent le Caucase que la rose cent-feuille (6) a pris naissance. Tout ce que nous pourrions dire de sa beauté , de la douce odeur qu’elle exhale,, serait encore au-dessous de la réalité. Les poètes, seuls l’ont dignement célébrée. Le rosier féroce (7) mêle quelquefois ses grandes fleurs rouges à celles de la centleuille, et la rose pulvérulente (8 ) se fait remarquer sur le penchant du pic de Mazana, qui tient au Caucase.

Nous commencerons notre herborisation du nord de l’Asie, par la Sibérie, climat glacé où les Russes exilés vont payer chèrement quelques instans d’une faveur inutile. Le

(i) Tiosa semperflorens , Pronv. Nom. p. roi.

<o2hat > a“ arb ° rCa ’ PERS ' Sy “' 3 4 ‘ 5 * 7 8 °’ C ’ Cit l ,cut - être lc mêmc ‘l ue le W*

(3) Tiosa bcrberifolia, Wiixd ap. pl. i. p. i

(4) Tiosa damascena , Lindl. Mon. fia.

(5) Tiosa sulfurai, Willd. ap. 2 . io65.

((>) Tiosa cenlifolicL, Linn. sp. ro/ t .

(7) Tiosa ferox, Uwu. Hoaes, t. 4a.

(8) liosa fjulrimlerua, Liudl. Mon. p. oj.

io

rosier A grandes fleürs (1) , dont la corolle affecte les formes élégantes d’une coupe antique; celui du Caucase (2) ,| dont les fruits très gros renferment une pulpe molle; Le rosier JAUNATRE, dont l’aspect est aussi triste que celui des habitans du pays qu’il habite, se trouvent dans les parties qui s’éloignent le moins du Caucase. En se rapprochant de la mer Glaciale jusque sous le cercle polaire, dans les plaines d’Iset et de Jenisch, entre les monts Ourals et la Daourie , croît la rose rougeâtre ( 3), dont les pétales sont quelquefois d’un rouge très foncé, mais plus ordinairement pâles et décolorées comme la nature qui les entoure. Plus au nord, on rencontre le rosier aciculaire (4), à fleurs soli- ï taires et d’un rouge pâle.

Enfin, dix à douze autres espèces croissent encore dansa les possessions russes du nord de l’Asie , et parmi celles-là nous citerons la rose du Kamtschatka ( 5.), remarquable par sçs fleurs solitaires et d’un blanc rougeâtre. 1

Puisque nous avons commencé par les roses étrangères nous continuerons la même exploration , et nous verrons si P Afrique, ce pays des monstres, disent les naturalistes, ne nous offrira pas quelques-unes de ces gracieuses favorites de Flore, pour reposer nos yeux et notre imagination du] spectacle d’épouvante que nous donne la férocité des hommes et des animaux qui peuplent ses déserts brfilans.

Sur les bords de la vaste mer de sable du Sahara, dans toute la barbarie, et principalement dans les plaines qui avoisinent Tunis, le rosier musqué (6), étale ses nombreux corymbes de fleurs blanchesexhalant une légère odeur de musc. Cette charmante espèce se retrouve en Égypte, à Maroc .à Mogador, et jusque dans l’île de Madère. £

En Egypte croît le rosier des haies (7) , si commun dans toute l’Europe.

Dans les montagnes de l’Abyssinie, on rencontre une rose i qui a conservé le nom du pays qu’elle habite (8). Son fenil-'1 lage toujours vert et ses fleurs rouges doivent souvent servir de nourriture à la longue et difforme giraffe.

Deux autres espèces croissent encore dans la partie sep- ;

(1) Rosagrandiflora, Lindi, . Nom. p. 53.

(îl Rosa caucasea, Lindl. Mon. p. 97.

' J ' Rosa rubella, Lindi. Mon. p. 40 .

taris, Lindi.. Mon. p. 44- !chalica, Vent. cets. t. 67.

Rosa aci,

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