‹ Manuel complet de l'amateur de rosesChapitre 11 sur 69 · culture · texte numérisé non relu

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parce qu’il s’attache à l’extrémité herbacée des jeunes bour* geons et ne tarde pas à la détruire. C’est une petite chenille de la grosseur d’uue épingle, toujours renfermée dans une i ou plusieurs feuilles roulées et maintenues avec des fils de soie.

Lorsque la première sève est passée, et jusqu’à la seconde , il faut, si l’on doit greffer sur branche, maintenir autant que possible l’équilibre de la végétation sur les rameaux qui doivent être écussonnés. Pour cela on pince ou j ongle les rameaux trop vigoureux, qui s’emportent en gourmands. Cette opération consiste simplement à casser avec l’ongle leur extrémité. On arrête ainsi la végétation de ces branches, et la sève se porte sur les rameaux faibles.

TJn mois avant de greffer, il est bon de détruire les aiguillons qui peuvent se trouver à la place où doivent être places les écussons, afin que l’opération ne se trouve pas gênée par leur présence. En s’y prenant ainsi d’avance, les plaies ont le tems de se cicatriser, et l’àrbrisseau souffre moins de l’opération de la greffe.

Quand on écussonne sur branche on ne place qu’une greffe sur j^haque rameau, le plus près possible de la tige , comme nous l’avons dit, mais si l’on écussonne sur la tige, il faut en placer deux, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, de manière à ce qu’il n’y ait qu’une ligature à faire pour les deux. Si la chose n’est pas possible à cause d’un accident de l’écorce, il faut au moins les placer aussi près l’un de l’autre qu’on le pourra.

Si l’on avait un grand nombre d’églantiers à écussonner, il serait bon d’avoir quelqu’un qui ferait les ligatures à ruesure qu’une autre personne placerait les greffes; cela éviterait une grande perte de tems, et ce serait un véritable avantage, parce que le moment favorable pour faire ccl'te opération ne dure quelquefois que deux ou trois jours.

Il est fort essentiel aussi d’opérer avec vivacité, pour que le soleil n’ait pas le tems de dessécher la sève attachée à l’écusson. Si l’on doit garder quelque tems , c’est-à-dire quelques heures , les rameaux sur lesquels on lève les écussons, on les placera à l’ombre, le pied plongé dans de l’eau contenue dans un vase.

Après avoir posé les greffes à œil dormant , on laisse 16 rosier intact, car si on retranchait des branches, la sève pourrait se porter sur l’écusson , et il se développerait ; son bourgeon n’ayant pas le tems de s’aoûter périrait pendant l’hiver et entraînerait la perte de la greffe.

De vingt-cinq jours à si* semaines après l'opération de l a

DES HOSIEKS. 1Q £

. greffe, selon que la saison a été plus ou moins sèche, les écussons doivent être repris; un des signes auxquels on le reconnaît est la facilité avec laquelle le pétiole se détache net lorsqu’on appuie légèrement le doigt dessus. Il faut a ors desserrer la ligature qui, sans cela, formerait un étranglement et nuirait plus tard au développement du bourgeon.

Quand on a peu d’églantiers à soigner, on peut la défaire I ,!, e y. e ment et en refaire une autre plus lâche. Mais lorsqu il faut agir sur un grand nombre de sujets, on se contente de couper un tour ou deux de la laine , et elle se desserre toute seule.

Au mois de mars, on coupe la tête de l’églantier et la grefle ne tarde pas à pousser. S’il y en a deux elles commencent dès la fin de cette première année à former une petite tête à l’arbrisseau.

Mais pour favoriser le développement de la greffe, il faut, en coupant l’églantier, laisser un œil du sauvageon au-dessus et le plus près de la greffe. Cet œil aspirant, comme disent les jardiniers, sert à entretenir la circulation dans le som.'

met de la tige, qui sans cela courrait le danger de se dessécher avec l’écusson. Lorsque cet œil aspirant a poussé «eux ou trois petites feuilles, on le pince pour forcer la eve à refluer sur l’œil de l’écusson, et lorsque celui-ci a atéint cinq ou six pouces de longueur , on supprime entièrement l’œil aspirant.

Il est egalement nécessaire, pour les églantiers écusson- • v a œi f poussant , de laisser se développer jusqu’à un cer- 8ln point quelques gemmes au-dessus de la greffe , car «ans cela elle ne suffirait pas à l’absorption de toute la sève dep"^ Par 1CS racines > et l’arbrisseau courrait la chance

H arrive fréquemment, pendant la première année de j greffe , que le vent, ou les oiseaux en venant se percher nessus, ou enfin d’autres accidens, décollent son bourgeon J- la font périr. On évite cet inconvénient en le soutenant Te ? un petit tuteur attaché à la tige même de l’églantier, a son tuteur.

A u printems suivant, en mars, on soumet pour la préféré fois à la taille le bourgeon de la greffe. On cornence par couper l’églantier au-dessus, assez près pour quen s e cicatrisant la plaie ne laisse ni chicot ni défecrah &It< V Ct ° n la couvre avec de ia cire à greffer. Ensuite on toi 31 , . our S con de la greffe sur deux yeux, et l’on net-

le parfaitement l’arbrisseau de toutes les ramilles qui au-

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raient pu se développer sur sa tige, ainsi que des rejetons ou drageons qui sortiraient de son pied.

Dès ce moment on donne à l’églantier les mêmes soins que l’on continuera à lui donner pendant toute sa vie, et l’on commence à jouir de ses fleurs. j

De la taille.

Quelques amateurs prennent le soin de préparer les rosiers à la taille de printems par une taille d’automne tou à-fait inutile, si ce n’est pour la propreté. Ils iont cette avant-taille en octobre.

La taille du rosier se fait ordinairement au printems, dans les premiers jours de mars. Elle consiste a supprimer toutes les branches mortes ou malades, ou celles qui sof mal placées et qui peuvent être remplacées soit par un branche déjà formée, soit par un bouton susceptible d en fournir une. On raccourcît les pousses de l'annee preÇ^ dente , en les taillant sur un, ou deux yeux au plus, si ! on veut avoir de très belles roses. Quelques espèces, cependant , exigent qu’on les taille plus long, et d’autres ne veulent être que légèrement émondées de leurs brindilles pou produire une grande quantité de fleurs. Tout cela ne peu s’apprendre que par inexpérience, car la taille varie non seulement en raison des espèces et variétés, mais encor en raison des climats et des terrains.

Si l’on veut obtenir des fleurs en automne d’un rosie' ne fleurissant qu’une fois par an, il faut reculer l’époquj de lataille jusqu’en juiu. Enfin, les rosiers bifères et le» quatre-saisons , se taillent seulement après qu’ils ont donne leurs premières fleurs.

Si l’on ne veut retarder la floraison d’un rosier que de quinze jours ou trois semaines, on ne le soumet & la tai que lorsque la végétation a commencé et que les bourgeon ont déjà acquis de six à huit lignes de longueur.

De la floraison d’Iiiver.

Avec un peu d’art on peut forcer toutes les espèces rosiers à donner leurs fleurs en hiver, mais cependant, L,n ne force guère que des variétés bifères ou perpétuelles* parce qu’elles opposent moins de résistance, l’our parven" à ce but on emploie deux procédés.

CES ROSIERS» j Q y

Le premier et le plus simple consiste à élever des rosiers en pots, de les tailler en automne, et de les déposer en hiver sur les tablettes d’une serre chaude. En les y cultivant comme les autres plantes de la serre, ils ne tardent pas de fleurir. 1

Le second procédé, celui qui est généralement employé par les jardiniers du marché aux fleurs de Paris , consiste à forcer sous châssis, voici comment. On a des rosiers en touü'es, fràncs de pied ou greffes près de terre, soit en pleine terre soit en pots, mais assez rapprochés les uns des autres pour qu’on puisse en couvrir le plus possible avec un châssis, sans cependant qu’ils le soient assez pour pouvoir s’étioler on se nuire.

De bonne heure en automne, pour obtenir des fleurs dans le commencement et au milieu de l’hiver, ou en janvier et lévrier pour en obtenir à la fin de l’hiver et aux premiers jours du printems, on taille un peu long ; puis on couvre avec un ou plusieurs panneaux de châssis. Ôn creuse une tranchée autour des coffres, et on la remplit avec du fumier chaud, que l’on élève aussi haut que le coffre, et dont on entretient la chaleur en le remaniant souvent, tous les quinze jours à peu près, et le mélangeant à du fumier neuf toutes les fois que cela paraît nécessaire. De tems à autre, quand la température extérieure le permet, on donne de air pour essuyer l’humidité qui pourrait s’être amassée sur 1 rs rosiers, et l’on profite de ces instans pour les éplucher s oigneusement et enlever les feuilles moisies ou mortes.

Selon que l’on veut avancer ou retarder la floraison, on augmente ou diminue la chaleur et la lumière, au moyen «es panneaux que l’on ouvre ou ferme, et des paillassons dont on les couvre.

Des rosiers palissadés.

11 est de certaines espèces de rosiers dont les tiges grêles, longues et sarmenteuses, sout très propres à recouvrir des berceaux, à former des guirlandes, à être palissadés contre les murs où, dans le tems de la floraison, ils forment des rideaux enchanteurs.

lisse cultivent comme les autres rosiers, à cette seule différence que pendant les deux ou trois premières années d fout les tailler fort longs, afin de leur former des cordons 3 di s’étendent rapidement et garnissent bien,

10 g CULTURE DES ROSIERS.

Les espèces ou variétés les plus propres à ce genre de décoration, sont les rosa arvensis , à fleurs semi-doubles,.ou carnées ; scmpcrvirens ; bracicala ; roxburghi ; moscbata banksiana ; et multiflora.

Il est prudent de couvrir avec de la paille, pendant les fortes gelées, au moins jusqu’à trois ou quatre-pieds audessus de terre, les espèces : braclcata , roxburghi, moschata et multiflora. Si les rameaux gèlent, ils sont bientôt remplacés par ceux qu’émettent les tiges conservées.

Paye joq.

Rosier à feuilles simples.

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