‹ Manuel complet de l'amateur de rosesChapitre 16 sur 69 · I’ômMïk au». (Rosa sutphurea mm-- , rO‘*..i .i · texte numérisé non relu

I’ômMïk au». (Rosa sutphurea mm-- , rO‘*..i .i

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nom dé la botanique", doivent être d une exactitude bota-

DES BOSES. 1 17

nique parfaite , chose qui n’arrive presque jamais à nos

Ï >eintres de fleurs européens, malgré leurs études spéciaes. Donc on est suffisamment fondé, sur la description in- [complète de Thumberg et sur cette peinture japonaise, pour surcharger la nomenclature déjà trop embrouillée, d’une espèce qu’on n’a jamais vue que dessinée.

En bonne critique, nous devrions rayer le rosa rugosa, non seulement de la liste des espèces, mais encore de celle des variétés. Si nous le laissons dans cette dernière , c’est ■uniquement pour faire une concession à l’époque à laquelle [nous écrivçms.

2 0 Le rosa ferox de Lindley est le même que le kamtschatica de Redouté. M. Tory l’en regarde comme une simple 1 variété, et nous partageons tout-à-fait son opinion.

Les caractères sur lesquels se fondent, les auteurs pour en faire deux espèces , ne peuvent avoir aucune valeur en 'philosophie botanique, car ils sont tirés d’une légère différence dans la forme des aiguillons, et dans les proportions tout aussi variables de quelques autres parties (1).

Dans le premier , les aiguillons sont inégaux comme dans le second; raides comme dans le second ; seulement, dans ce dernier, ceux qui sont placés sous les stipules sont larges , plus grands, et un peu recourbés. On ajoute , comme caractères supplémentaires, que le kamtschalica est plus grand que le ferox , que ses feuilles sont moins brillantes, plus petites, ainsi que ses fruits.

Certes, si l’on établissait des espèces sur la considération des aiguillons, ou même des épihes , et sur les plus ou moins grandes proportions des autres parties, les orangers, poiriers , pommiers, pruniers, les ronces cultivées, les robiniers inermes, et mille autres espèces de végétaux armés d’épines ou d’aiguillons, centupleraient et au-delà les espèces décrites.

, 3 ° Larose du Kamtschatca était déjà connue par Linnée,

qui n’a pas été tenté d’en faire une espèce , quoiqu’il ne connût pas les deux roses précédentes, ce qui, cependant, lui laissait une large place pour cela. Les échantillons que l’on voit encore dans son herbier ont des fleurs et des fruits, ctsont étiquetés sous le nom de china.

D’ailleurs, les échantillons recueillis par Nelson, dans le dernier voyage du capitaine Cook, diffèrent de l’espèce cul-

*) Rosa ferox : arniis confertissimis, inæqualibus, conformibiiv ‘ 0s ‘i Kainlsuhatica : aculeis infra-stipularibus , falcatis, majoribus.

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tivée qui a fourni des caractères aux botanistes, par leurs folioles ovales et plus nombreuses, par leurs fleurs plus jpefjj tites, et par plus de dissemblance dans la forme des atgudlonsm

JÎI- T miîlpR fl Vil.

Voilà donc l’importance du caractère tire des aiguillon| devenue à peu près nulle.On ne me reprochera pas sans doute d’avoir partagé l’opinion deLinnée, en retranchant cero sier du nombre des espèces.

Caraetcres spécifiques .

Arbrisseau de trois à cinq pieds. . .

Branches inclinées, revêtues d un duvet persistant ,c t.

mées d’aiguillons inégaux , très serrés ou places deux a trois ensemble.

Feuilles ridées, ou rugueuses et opaques.

Stipules nuis, ou larges dilatés a 1 ex remite, coton neux ou poilus , glanduleux et contournes sur les

^Folioles au nombre de cinq à neuf, velues et pâles en dessous, peu ou point surdentées , ovales.

Pétioles tomenteux a souvent armes d aiguillons menu et droits.

Fleurs solitaires , ordinairement rouges.

Bractées nulles, ou larges et elliptiques.

Pédoncules tomenteux, nus au sommet, quelquelois u* lus ou chargés d'aiguillons à leur base.

Sépales très étroites, duveteuses.

Étamines au nombre de i 5 o à 180.

Ovaires , cinquante à soixante.

Styles velus, séparés.

Fruit sphérique , écarlate , nu.

Des parties les plus orientâtes de l’Asie.

Synonymie.

l osafcrox. Lawr. Pronv. Ait. Smith. Lindl.

-rugosa. Thunb. Willd. Lindl. Pronv. Pers. Sim M Kamtschatica. Rèdout. Vent. Lindl. Pronv. Pers. Suu»> Ramanas des Japonais. Thunb.

I. ROSÉ HÉRISSON, pl. 4- (Rosafcrox. Lindl. Smith Pronv. Lawr. Rosa kamtschatica. Redout. ) ,,

Tiges de quatre ou cinq pieds, effilées , inclinées , p ,u ’

| pubescentes, ou portant des soies, armées d’aiguillons ri- (■ gides et inégaux. Feuilles ridées, d’un vert brillant ; des stipules; pétioles glanduleux, ayant des soies , portant des ; aigudlons jaunâtres et presque droits. Folioles elliptiques presque pas surdentées. Fleurs simples , larges, routes ; | bradées nulles, ou presque orbiculaires et bordées de poils ■ glanduleux ; sépales triangulaires, quelquefois un peu comi'^posées ; pétales concaves , presque cordiformes, ondulés; disque un peu élevé.' Péricarpe jaune et soyeux.

Cette rose , originaire du Caucase, est cultivée en Angleterre et en France, dans quelques collections botaniques. Ses grandes Heurs purpurines paraissent en avril et mai, avant les espèces odorantes, si le rosier est vigoureux et qu’on le taille court.

II. ROSE RUGUEUSE. ( Rosa rugosa. Thunb. Wild. fers. Smith. Lindl. )

* Tiges menues, duveteuses , armées d’aiguillons droits et presqü égaux; point de stipules ; pèl,iolcs émarginés ; folioles fugueuses, simplement dentées, obtuses etmucronées, à nervures très serrées ; point de bradées; pédoncules chargés a aiguillons courts, épais à leur base , droits, verticillés.

• calice obrond ou globuleux , nu ; sépales entières, très étroites, réfléchies , deux d’entre elles ayant l’extrémité folia- : y Cée et dentée.

Cette variété, indigène du Japon , n’en est, je crois , jamais sortie. >

III. ROSE DU K AMTSCHATK A. (Rosa hamlscliatica. y^yent. Ait. Fers. Smith. Lindl. de Pronv.)

, | Tiges de trois à quatre pieds, à branches d’un brun pâle, dont les poils et les aiguillons tombent souvent dans la vieillesse; aiguillons stipulaires, larges, courbés, placés de deux à trois ensemble , les intermédiaires plus courts ; feuilles Srises, opaques; stipules frangées et glanduleuses sur les bords; pétioles sans aiguillons ; folioles émoussées, simplement et profondément dentées, à dents calleuses à l’extréf'é. Fleurs d’un rouge foncé ; pédoncules pourpres , velues ? * a base ; calice globuleux , nu ; sépales faiblement glandueuses, légèrement élargies à l’extrémité, plus longues que I pétales ; ceux-ci en cœur et mucronés, de i6o à i-^o éla- V tfunes ; disque élevé, apparent; 5 o ovaires.

, te rüse croît spontanément au Kamtschalka. On en ^possède quelques sous-variétés, savoir:

v Kamischaticà simple, à fleurs simples, d’un violet

2. Parnassina de Pronville ; Damossine, Hardy. Arbrisseau à rameaux érigés, armés d’aiguillons inégaux , droits; feuilles cotonneuses en dessous , composées de sept 'folioles > alongées , demi-fermées , à nervures roussâtres ; fleurs réu- j nies au nombre de trois à cinq sur chaque pédoncule, pleines, assez bien faites; pétales d’un rose foncé. Obtenue par Étienne Noisette.

ROSE BRACTÉOLÉE. (Rosa bracteata. PI. 5 )

Observation. Cette espèce en renferme quatre des auteurs. i° h’involucrata ; 2° le bracteala ; 3° le tyctlii , toutes trois j de Lindley ; 4-° et le clynopltylla de Redouté et Thory. Nous | sommes fondés à les réunir presque par l’opinion de Lindley lui-même , qui les regarde comme des variétés , car il dit : J « Les sous-espèces qui constituent cette série , etc. »

M. de Pronville pense que 1 ’involucrala serait confondu avec le bracteala , s’il ne s’en distinguait par ses feuilles plus étroites et gercées ( pruinosis) en dessous, et par ses brac-jj tées notablement distantes des fleurs. Le premier de ces caractères est insuffisant, parce qu’il est , pour les physiolo-f; gistes, le résultat d’une maladie ordinairement héréditaire dans plusieurs végétaux ; le second l’est epcore plus , parce qu’il consiste en un léger déplacement d’une partie tout-àfait accessoire, si peu importante, qu’elle manque dans beaucoup d’espèces , et même dans plusieurs individus! d’une espèce à bractées. .ji

Quant au lyeUii, je ne sais s’il est cultivé en Europe, mais ce qui le distingue le mieux des précédens, ce sont ses bractées étroites et entières , notablement distantes des fleurs.

Voilà une chose embarrassante pour les auteurs. Le clinojtti phytla de Redouté et de Thory, qui se classe naturellement 1 dans nos variétés , forme aussi , selon M. Sabine, une es- t

F èce qu’il ne sait où placer , parce que M. Thory, comme I observe très judicieusement M. de Pronville , nomme j feuilles florales et non bractées , les appendices foliacées qui I sont à la base du calice.

Il résulte de cette multiplication d’espèces fondées sur I des caractères peu importans, que plus on en fera de nou - | velles , plus il faudra en faire , et que l’on sera bientôt obligé 1 d’en compter autant que de variétés. Citons-cn un exemple- l Le rosa bractcciia , Var. B. scabriusculis de Lindley, om®

2 . Parnassina de Pronville; Damossine, Hardy. Arbris seau à rameaux érisrés. armé? d’aipruilïon- •

aloagées, demi-fermées, a nervures, oublies; fi. -r». c*<\ nies an nombre de trois à cinq sur chaque pédoncule, min ries, assez Mro ailes; pétalesd’uu rose foncé. Obtcipu- ptq Étienne A disette.

! ROSE BR AOT ÜOLÉE. bradeata.ll ;■ )

s Ob. ’ .u u! Cettt-fcMx N- • nrenfsnue quatre des eu te '■

; de Lindley ; 4° et le ctynopl-.ytf« ;ie Redouté < t Théry. < 'j sommes fondes à les réunir presqin: par 1 opinion de lu.. . j lui-même , qui les regarde comme -'es variétés, car il ti {' a Les s*u$^ctnèecx qni constitu» cet • 'me , etc. »

M. du- PronvilL' p.- que ' ■ • ietaii rrnit

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