‹ Manuel complet de l'amateur de rosesChapitre 7 sur 69 · BOTANIQUE DES ROSES · texte numérisé non relu

BOTANIQUE DES ROSES

Glossologie des rosiers.

Avant d’initier nos lecteurs dans les systèmes de nia s! cations plus ou moins naturelles que l’on a cherché à établir pour donner aux roses la véritable place que chacune dh occuper dans 1 immense chaîne des êtres organisés, nous devons lui apprendre le langage technique que les natura- ' listes ont créé pour se faire comprendre avec précision et concision, et pour ne pas charger leur style de circonlocutions si souvent répétées qu’elles eussent embrouillé leurs écrits de manière à les rendré inintelligibles.

Nons n’enseignerons cependant de ce langage, que ce qui est nécessaire pour l’étude des roses. ° ° i n

Prenons une rose simple, pl. i*«, fig. i, décomposons-la, et nous étudierons chaque partie les unes après les autres. V e ,. qm nous frappe le plus se compose de plusieurs feuilles délicates, colorées, sans nervures, fig. 1, a, a, a, exhalant ordinairement une douce odeur , et formant le plus généra-

ï “ e “vi ■ q r° n app , clle la neur> Ces petites feuilles prises en totalité, forment la corolle. 1

pèta™, fig. Z 2 en UnC ’ Ct nommC2 ' Ia H^ent» c’est un

DES EOSES.

Au milieu de cetfe corolle formée par les Détales en aperçoit plusieurs petits filamens d’un blanc verdâtre dont hi uns sont terminés par une petite tête jaune e se’nom mem cta fig. 3. Les autres terminé^ enpdîîe moÜSè

>lyF“°°pSS,T4‘.tf mi °' C q0 " le "’ u ''“ ’ « n(Jm ment

cÏÏonuTs^ 11 ' 6 ^ ’ plUS r°* m ,° inS déc0l, PÛes sur leurs bords.’

•L?° nt ,le s divisions cahctnales ou sépales.

S0 ^ e déS a SnÆfl que t0l,S les or 8 anÈS que nous connaisnu " '' ‘V sont l )orloes sur «ne partie assez épaisse , charnue, plus ou moins arrondie, fig. 1, c,c, constituant le fruit quand elle est parvenue à tonte sa grosseur. Quelques f SeZ * m P ro P rem cnt le nom de iubeix cette partie, u autres le nomment ovaire, d’autres calice

,uuJ- U ' eSt portee P ar un P etit P>cd, ou prolongement de t ^?’. n . omrne Pédoncule. Lorsqu’il est rameur, chacune de ces divisions porte le nom de pédieelte, lig. 1, d Drrlï lr u r ordinairement le long du pédoncule' ou des

fohacés . 0 ^ 08 Pf. ,tes , le,lil ! ( s ’ °" P lutôf de petits appendices otiaces, ce sont les bradées, hg. i e c; d’autres netitea cxpensmns membraneuses et foliacées sont placées fur les

2tfev, e ;, } ses à ,a basc dcs feuiiies ’ - «ont tes lit-

Rneuf Ï!‘r teS d /. vise f ordinairement ,un arbrisseau li-

Tnl ° U *F e -' f ran f m ’ ramcaux et ramu, ° s - Dans

l’on cm™ i le plus souvent cette division, et

la” généralement sous le nom de tige, le tronc

Pendînf bC ge,1 f, 8 braocbes e» môme les rameaux. Ced’nnl K ’ °? ûpP . elle Süuvent rameau florifère , la partie ?, bra " C J e qo. porteou doit porter les fleurs , fi/,, 1 La/bm/Zcdurosier se compose d’une, plus souvent de nomm ■’ nq ; /w r plllS S r , and «°“ bre de petites feuilles fl T 1 ’ d ’ un s, ’PP° rt commun

q Dent à la u ge, et que 1 on appelle pétiole , fig. i i ;

,X r !t q " elqudbis ram j fié ’ c ’ est - à -dire, que cba- H«e loiiole a son support que 1 on nomme pétiole particules & S ° nt S .° l,VCn , t munies de poils, plus ou moins w? S ’ P lus 0,1 moins rudes, ce sont les soies, fie. 5 Elles et nMeimT 1 - 0 ** P oi ^cs Portes, aiguës, souvent courbées,

% 6/ tja “ aiS qUal écorce ’ cc sont les aiguillons,

Telles sont les partie? qu’il est nécessaire d’étudier dans

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le rosier, parce que c’est de leur nombre, de leurs formes’ de leurs couleurs et autres accidens, que sont tirés les carac ^res spécifiques servant à distinguer entr elles les especes et les variétés.

« Ve la corolle.

Dans les roses elle est toujours polypetale, c est-à-mre, composée de plus d’un pétale, jamais moins de cinq, a moins qu’il y ait avortement ; régulière, c est-a-dirc, composée de parties semblables en forme et en dimension.

Dans la corolle, on étudie le nombre des pétales. Lorsqu’ils manquent absolument, on dit que la fleur est apctnle; s’il y en a cinq, la fleur est simple ; s’il y en a deux ou trois rangs , elle est semi-double ; s’il y en a beaucoup , mais que l’on trouve encore des étamines dans le centre, elle e^t double ; s’il ne reste que très peu d’étamines , elle est 1res double ; enfin, si tous les pistils et les étamines sont métamorphosés en pétales, la fleur est pleine.

Les collectionneurs de roses se plaignent de ce que ces mots double , semi-double , très double, etc., ne précisent pas mathématiquement le nombre des pétales dans une fleur; mais comme cette précision importe peu aux botanistes, parce qu’ils regardent les fleurs doubles comme des monstres sans intérêt pour l’élude, ces épithètes consacrées par un

antique usage , ont prévalu jusqu’à ce jour. '

On observe encore dans la rose, la largeur de sa corolle » sa forme hémisphérique ou simplement bombée, ou plate, c’est-à-dire formant un plan droit et horizontal; ou cn.insi elle est cupu Uforme, creusée dans le centre, de manière ressembler à une coupe.

2 ° Des pétales.

On étudie les pétales sous le rapport de leur sommet, de leur limbe , de leur onglet, et de leur forme générale.

Le sommet, fig. 2 , A , est l’extrémité libre du petale , opposée à celle qui est fixée au fond de la fleur.

11 peut être tronqué, c’est-à-dire comme coupé droit net; arrondi ; èchancrè, creusé plus ou moins; cordifornWi > creusé et formant deux lobes arrondis ; pointu ; acunane, , terminé par une pointe aiguë et alongée ; frangé , découp | en plusieurs petites lanières fines ; sinuè, ayant plusieurs p tits lobes très peu sailtans ; denté , etc. .

Le limbe est toute l’expansion du pétale compris entre t h, l, fig. 2 . Il peut être poilu, ou velu, sur la page (ou suilaW

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supérieure; sur la page ( ou surface) inférieure : strié , marqué t> lignes régulières; sillonné, ayant des ’ignes larges e c enfoncées comme des sillons; naviculaire, creusé dans sa longueur comme une navette ; concave, creusé dans sa largeur et sa longueur; convexe, creusé en dessous et bombé en dessus ; roule ; convoiutè, roulé plusieurs fois ; ehiffonè; plan , etc.

Il peut être : mince ; épais; transparent ; opaque ; blanc ; rose; rouge, etc. ; panaché, avec des raies longitudinales et assez larges, de deux ou trois teintés; linèé, de même, mais avec des raies très étroites, comme oes lignes ; maculé, avec des grandes taches d’une autre teinte ; tache., avec des taches plus petites; ponctué, avec des taches petites et arrondies ; pointillé, couvert de petits points d’une autre teinte.

Sous le rapport de sa circonscription, on le dit : entier, sans ! lobes ni diyisions; denté, son bord ayant de petites dents; lobé, divisé en deux ou plusieurs parties assez grandes ; ovale; ovoïde, approchant de la forme ovale ; arrondi,, presque rond; obrond, un peu arrondi; cordiforme, en forme de cœur ; lancéolé , ovale alongé et pointu aux deux extrémités.* alongé, trois fois plus long que large ; linéaire, très étroit, et cinq ou six fois plus long que large. Spatule, en forme de spatule, etc,

U onglet d’un pétale, fig. 2 , m, peut différer du hmbe par la couleur et la consistance. ,1,1 est long; très long ; large; très large, etc. -

3° Des Étamines.

Une étamine se compose du filet, fig. 3, n, attaché sur le réceptacle, et‘d’une anthère, fig. 3,o, petit sac jaune, rempli de pollen ou poussière fécondante.

Lorsqu’une étamine est privée d’anthère, on la dit stérile ou avortée.

On observe leur nombre , leur arrangement.

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