TEMPÉ- RATURE
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Tables pour soumettre à Pessal par la voie humide un alliage d^argent à proportions quelconques , en prenant une mesure constante de dissolution normale do sel marin.
Le procédé par la mesure au poids de la dissolution normale se prête à l'essai de tous les alliages , puisqu'il suffit de prendre un poids de dissolution normale correspondant au litre présumé de l'alliage et de terminer l'essai avec les dissolutions décimes ; mais le procédé par les volumes n'a pas le même avantage , parce qu'on ne peut pas faire varier le volume de la dissolution normale, comme on en fait varier le poids. L'iuconvénient n'est cependant pas très-grave; car en conservant le volume de dissolution normale constant , il suffira de faire varier le poids de l'alliage et d'en prendre dans chaque cas particulier un poids tel qu'il contienne approximativement un gramme d'argent fin. Supposons un alliage au titre d'euviron 900 millièmes , ou fera la proportion ;
900 mil. : 1000 d'alliage : : 1000 mil. -, x iiii,i.
On cherchera le titre de l'alliage, sous ce poids, et on trouvera, par exemple, qu'à la mesure de 1000 millièmes de sel marin, il a fallu, pour précipiter tout l'argent, ajouter encore 4 millièmes de sel marin; c'est-à-dire que dans les m r,i d'alliage il y en a réellement 1004 d'argent. On trouvera d'après ce résultat que le titre réel de l'alliage est de 903,6 en faisant k proportion ;
III 1,1 : ioo4 iooo:a;=: 903,6.
Mais de pareils calculs, quoique simples, doivent être évités pour des opérations journalières tres-mullipliées; non seulement à cause du temps qu'ils exigent, mais plus encore pour les erreurs auxquelles ils exposent, et qui auraient beaucoup de gravité. Heureusement tous ces inconvéniens peuvent être évités par l'usage de tables très-commodes qui ne laissent à l'essayeur aucun calcul à faire.
Voulant, dans la pesée des alliages, éviter les fractions de millièmes, et même ne faire usage que de dizaines et demi-dizaines de millièmes, nous avons admis que le poids de l'alliage croissait, à partir du gramme, de 5 en 5 millièmes, et nous avons cherché le litre correspondant à chacun de ces poids, contenant tous un gramme d'argent pur. Ainsi au poids 1020 d'un alliage dans lequel il y a 1000 d'argent et 20 de cuivre, correspond le titre 980,39 : on Toblient par la proportion ;
loao : 1000 : : 1000 : x = 980 , Sg.
C'est d'après ce principe qu'on a formé la première et la deuxième colonnes de la table intitulée sel marin (page 11'] ). La première renferme le poids de chaque alliage et la seconde le titre correspondant. Les colonnes suivantes i, 2, 3, jusqu'à 10, donnent les titres de l'alliage, lor >f|ue, au lieu de 1000 milligrammes d'argent qu'il élail supposé contenir, il en contient réellement I, a, 3, etc. de plus, et par conséquent, i, 2, 3, etc. milligrammes de cuivre de moins. Une antre table, entièreoicnl semblable à la précédente, intitulée nitrate
d'argent ( page 226 ), fait connaître le titre de l'alliage, lorsque, sous le poids inscrit dans la première colonne» il conlient i, 2, 3 etc. milligrammes d'argent de moins et aulant de enivre de pins. Ainsi, ponr donner un exemple, l'alliage dont le poids estioio (1000 d'argent et 20 de cuivre) a pour titre 980,4 dans les deux tables. S'il contient, toujours sous le même poids, 4 d'argent de plus et par conséquent 4 de cuivre de moins, son litre sera de 984, 3, et se trouvera dans la table pour le sel marin à l'intersection de la colonne 4 et de la ligne horizontale 1020. Contient-il an contraire 4 d'argent de moins et 4 de cuivre de plus? Son titre sera de 976,5» et se trouvera dans la table pour le nitrate d'argent à l'intersection de la colonne 4 et de la ligne liorizonlale