RAPPORT SUR CET OUVRAGE
2o l'ordre qu'on dédaigne tant, et dont tout le monde sent la nécessité. Viennent ensuite successivement les articles de la balance d'essai et de ses dépendances; 3** des poids;
de la conversion des grammes en deniers et karats, et vice versa; 5' des fourneaux de coupelle ; 6° des moufles; 7* des coupelles; 8" de la purification des eaux fortes ou acide nitrique ; 9° de la préparation de l'acide pour le toucheau : ceci est relatif, en particulier, aux bureaux de garantie; lO' de la coupellation en général; 11° de celle de l'argent et de l'or en pai^ticulier; 12° de l'essai des lingots de doré et d'or chargés d'argent; IS** de l'opération dutou* cheau.
Enfin, comme dans les momens les plus difficiles de la révolution , la France , par l'extrême disette de cuivre dont elle avait un absolu besoin , a été forcée d'avoir recours à ses cloches qu'il a fallu fondre et raffiner, et que dans ces momens de presse et de trouble Tinexpérience et la mauvaise foi y ont introduit un grand désordre , l'auteur a joint à ce Manuel quelques articles sur l'Essai èes monnaies de billon ; sur la manière de séparer l'argent d'avec l'eau forte dans laquelle il est dissous; enfin, un article devenu essentiel, sur les caractères
kapport sur cet ouvrage. 5 et les signes auxquels on peut reconnaître l'alliage frauduleux de l'or et de l'argent avec le platine, et sur la méthode à suivre pour en faire le départ; car l'inaltérabilité, par le feu et par les menstrues acides, autres que racide hydrochloro-nitrique , ( nitro-muriatiqae ), qu'a le platine en commun avec For, n'a pas manqué de reveiller la cupidité. Ce petit ouvrage me paraît renfermer ce qu'il est essentiel ou utile aux essayeurs des bureaux de garantie de connaître : il est fait pour eux , et remplit son objet; clair et précis, il est écrit sans faste et sans luxe de doctrine ni d'érudition ; cependant il contient beaucoup d'observations fines placées à propos, et qui font voir que l'auteur est un homme exercé, et dont les connaissances vont beaucoup au-delà.
Je suis d'avis que cet ouvrage soit imprimé, afin qu'il soit dans les mains des essayeurs des bureaux de garantie, surtout, pour lesquels il est composé, et auxquels je pense qu'il peut être d'un grand secours et d'une grande utilité,
A ParlSj le ventôse an VU de la RépLiblicjae française.
Sl^né DARCET,