‹ Manuel complet de la bonne compagnie, ou Guide de la politesse et de la bienseance dedie a la jeunesse de deux sexesChapitre 32 sur 35 · IL · texte numérisé non relu

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Du Baptême^

11 faut inviter plusieurs mois à l’avance les parrain el tuatraine de l’entant .à nommer.

£>i les liens du sang vous ont donné droit à ce titre onéreux , vous ne pouvez vous en dispenser. Dans le cas contraire, on peut chercher un prétexte spécieux d’excuse.

Lorsqu’on a consenti à tenir un enfant sur les fonts de paptènie , il faut faire les choses convenablement , el selon son état et celui des parens.

On doit un cadeau à l’accouchée , et ce cadeau consiste ordinairement en sucreries. On en doit un à la commère , c’est-à-dire des gants blacs et des dragées; si c’est une jeune personne, on lui donne de plus iin bouquet de fleurs blanches. Si le compère veut lui faire sa cour, il peut ajouter à cet envoi le don d’un objet élégant et gracieux , comme un éventail; mais il est de bon ton alors que la marraine lui envoie en échange quelque '' présent de luxe et de goût. Elle doit aussi donner à l’enfant le bonnet et souvent la robe de baptême. C’est à elle aussi qu’il appartient de lui faire porter sa première robe.

La garde et la nourrice ont droit aussi à quelque cadeau.

- A l’église , le curé , le bedeau , le suisse et les pauvres doivent recevoir chacun une gratification proportionnée à leur état. On met simplement une pièce dans la main de ces personnages inférieurs ; quant au curé , on lui présente une ou plusieurs boîtes de dragées , dans une des quelles on renferme des pièces d’or ou d’argent.

, Les personnes des classes très-supérieures.

afin d’éviter de telles dépenses à leurs amis, font quelquefois tenir sur les fonts de baptême leurs nouveau-nés par leurs gens. Cet usage est on ne peut plus inconvenant ; il semble considérer cette sainte consécration comme une cérémonie assujettissante , et détruit dans leur source les sentimens de respect, d’ ^'affection, qu’un filleul doit porter à ceüx qui l’ont adopté devant Dieu.

Quoi qu’il en soit, à l’heure indiquée pour U cérémonie, on se rend à l’église dans une voiture aux frais du parrain. Celui-ci et la marraine passent les premiers ; vient l’enfant ■porté par sa nourrice ou par la sage-femme; puis le père, qu’acCorapagnent les autres per- ^nnes invitées à la cérémonie.

Dans beaucoup de maisons il est d’usage de donner, au retour du baptême, un grand repas, dont le parrain et la marraine recueillent tout l’honneur. Partout ceux-ci doivent donner à leur filleul des étrennes tant qu’il est enfant, et des marques d’affection pendant Soute la vie. •

On fait part de l’accouchement d’une dame par une lettre imprimée , à laquelle il. faut répondre par une visite que l’accouchée rend après ses relevailles. ^

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