‹ Manuel complet de médecine légaleChapitre 51 sur 97 · MOYENS DE RECONNAITRE LES TACHES DE SANG · texte numérisé non relu

MOYENS DE RECONNAITRE LES TACHES DE SANG

11 n'y a encore que peu de temps que ces résultats out trouvé leur application, dans une accusation d'homicide , où la présence d'un couteau, que l'on croyait teint de sang, ajoutai beaucoup aux charges élevées contre le prévenu. Il fut démontré au laboratoire de la Faculté, de médecine de Paris , que ces prétendues taches de sang n'étaient autres que du citrate de fer.

Taches de rouille. Elles sont formées de sous-carbonate tritoxide de fer , et ont la couleur jaunâtre ou rongcàtre qne tout le monde leur connaît. C'est en vain que l'on élève la température, elles ne se détachent pas. MM. Yauquelin et Chandelier ont découvert que la rouille chauffée dans un tube de verre, produisait de l'ammoniaque. L'acide hydrochlorique dissout ces taches , et donne une liqueur qui offre , par les réactifs , tous Ici caractères des sels de fer. Dans l'eau la rouille se détache, gagle fond du vase ou reste en petite quantité en suspension ; m il suffit de filtrer le liquide pour démontrer qu'il n'y a pas dissolution , la rouille sera restée sur le filtre. Ces proprié chimiques sont trop tranchées pour que l'on puisse les méco naître. Le problème serait un peu plus compliqué , si des gont de sang étaient tombées sur une lame antérieurement rouillée mais la présence d'un sel de fer ne saurait masquer les caractè du sang.

Moyens de reconnaître si le sang est celui d'un homme d'une femme, ou s'il provient d'un animal.

Ce n'était pas encore asseï d'avoir découvert les moyens de prouver la présence du sang , on pouvait encore douter qu'il appartînt à l'individu bomicidé. M. Baruel a cherché à arriverf une plus grande précision. Il a reconnu qu'en traitant le sangp la moitié , ou le tiers environ de son poids d'acide sulfuriqne on en dégageait une odeur parfaitement caractéristique de l'a mal, et qui était celle de sa sueur. L'on conçoit que dans d expériences semblables , il faudrait s'en rapporter à plusieurs „ perts, dans la crainte que l'odorat ne pût être trompé. D* l'affaire de Bellan , qui avait assassiné sa femme , les trois et perts nu nombre desquels se trouvait. M. Baruel , déclarèrent

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