RAPPORT ADMINISTRATIF
4° Six onces dudit pain furent calcinées dans un creuset , et le charbon en provenant fut pulvérisé dans un mortier de cristal , et soumis à l’action de l’acide nitrique affaibli ; il ne se manifesta pas de dégagement de vapeurs rutilantes, l’acide filtré était sans couleur, et l’ammoniaque y est resté sans aucune action.
L’inutilité de ces analyses permet aux boulangers de continuer de mettre dans le pain une substance aussi vénéneuse , et vos excellens ouvrages sur la toxicologie et la médecine légale, nous font espérer que ce ne sera pas inutilement que nous aurons réclamé votre assistance, etc., etc.
Bruges, ce 12 mars 1829.
Ayant fait à Paris un pain d’une livre, dans lequel on avait mélangé quatre grains de sulfate de cuivre , on en a fait macérer la moitié, en la portant par morceau dans un creuset rouge , et en la faisant calciner , jusqu’à ce que le charbon ait été complètement incinéré : l’opération a duré deux heures , et le résultat a fourni la démonstration évidente de la présence du cuivre. Les cendres étaient bleu de ciel, et traitées par l’acide sulfurique étendu, elles ont donné une dissolution limpide et à peine colorée, qui précipitait en noir par l’hydrogène sulfuré, en rouge cramoisi par le prussiale de potasse, laissait déposer du cuivre lorsqu’on y plongeait une lame de fer décapée, et prenait une belle couleur bleue par l’addition de l’ammoniaque.