‹ Manuel complet de médecine légale, considérée dans ses rapports avec la législation actuelleChapitre 102 sur 111 · RAPPORT ADMINISTRATIF · texte numérisé non relu

RAPPORT ADMINISTRATIF

poraius, sans distinction de limites géographiques ou politiques, nous prenons la liberté de recou ir à vos lumières, pour la solution d’une question extrêmement importante pour la santé publique, et que nos chimistes n’ont pu résoudre jusqu’ici.

Pour tâcher de démontrer dans le pain le sulfate de cuivre, on lit les essais suivans, avec une livre el demie de pain , dans la pâte duquel on avait fait entrer vingtquatre grains de sulfate de cuivre.

1° Quatre onces de ce pain, après la cuisson, furent mises en macération pendant huit heures dans huit onces d'eau distillée. La liqueur filtrée se trouva parfaitement limpide ; mais par l’addition de l’ammoniaque une légère teinte verdâtre s’y fit remarquer.

L’arséniate de potasse et le prussiate de potasse ont été sans action. Le muriate de baryte n’y a fait naître aucun précipité.

2° l ne lame d’acier bien poli a été plongée dans la macération de quatre onces du même pain , pendant six heures, et elle en a été retirée légèrement noircie, et ayant un reflet jaunâtre. Cette lame ayant été lavée avec de l’acide sulfurique très étendu , l’ammoniaque n’y a produit aucun changement de couleur.

2° Trois onces de ce pain furent bouillies dans une lessive alcaline, dans le but de détruire le gluten, qu’on croyait pouvoir empêcher la solution du su’fale. Le magma fut mis en contactavec de l’acide ni trique affaibli, l’ammoniaque, ajouté à la liqueur filtrée , n’y a pas démontré la présence du cuivre.

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