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men du médecin ? nous devons d’abord mettre de côté en les indiquant , les cas où la putréfaction n’a pas lieu : la congélation conserve indéfiniment les corps dans une parfaite intégrité , et l’on trouve encore dans les masses glacées du pôle, des animaux dontl’espèce a disparu de ces climats, et qui malgré les siècles accumulés depuis leur mort, sont aussi entiers et parfaits, que s’ils eussent été récemment tués. La chaleur sèche des sables des déserts de l’Arabie et de l’Egypte, dessèche promptement les cadavres, et les soustrait à la décomposition ; fait que nous retrouvons en Fiance dans quelques circonstances, et que nous étudierons plus fard : la chaux , le muriate de soude , le sublimé , arrêtent également la destruction de la matière animale, de même que le tannin, le camphre , les aromates , les résines etc. , substances qui servaient en Egypte à la préparation des momies : mais tous ces effets sont exceptionnels, et ils n’appartiennent d’une manière générale ni à notre pays, ni à nos usages ; noua devons seulement nous occuper des résultats habituels et communs , qui sont la putréfaction ; malheureusement pour la solution de la question que nous nous sommes adressée , le phénomène de la décomposilion cadavérique , offre d’énormes différences de durée , selon des conditions dont on ne peut toujours apprécier exactement l’influence , telle que la constitution de l’individu , le genre et la longueur de sa dernière maladie, la saison où l’inhumation a eu lieu, l’état du corps, l’existence d’i ectes déposés à
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sa surface etc. Beaucoup d’autres circonstances font encore varier les résultats , mais on peut au moins s’en éclairer ; ce sont : l’âge , le sexe , l’état de maigreur ou d’obésité, la nature du lieu où se trouve le cadavre , celle du sol où se fait l’inhumation , la profondeur de la fosse , l’absence ou la présence de vêtemens ou d'une bière, son épaisseur, sa nature, selon qu’elle est d’un bois plus ou moins résistant, de plomb, de pierre; l’intégrité ou la mutilation du corps, etc.
L’influence de ccs circonstances se rattache aux deux lois suivantes : 1° plus la matière animale contient proportionnellement de fluides ; 2° moins elle est soustraite à l’action d’une atmosphère chaude et humide ; plus la marche de la putréfaction est rapide. L'examen particulier de chacune des conditions dont nous avons parlé nous en donnera la preuve.
Constitution (influence de la). Le corps des individus bilieux à fibre sèche , dont la peau est épaisse et brune , les membres grêles et durs , les viscères larges, mais minces et sans graisse, se décompose plus lentement que celui d’un homme à tempérament sanguin , et celui-ci moins vite que le lymphatique.
Le genre et la durée de la maladie. Par la même raison , les maladies aiguës , et celles où le corps reste gorgé de fluide ; comme la gangrène humide , l’anasarque , les fièvres putrides dans lesquelles les fluides sont altérés et donnent des signes de décom]iosition partielle , même avant la mort , disposeront à une décomposition plus rapide que les maladies chroni-
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ques qui auront émacié et, pour ainsi dire, desséché
complètement le corps.
Saison où l’inhumation a eu lieu. L'état du corps au moment de l’inhumation, a une grande influence i sur la marche plus ou moins rapide de la décomposition putride ; aussi les cadavres enterrés pendant l’hiver se conservent-ils mieux que ceux qui l’ont été pendant l’été; attendu que , dans ce dernier cas, ils ont souvent subi un commencement de putréfaction , dans les premières vingt-quatre heures qui suivent la mort , ce qui n’arrive pas en hiver , etc. On conçoit aussi que les larves 1 déposées à la surface du corps peuvent hâter sa dé- f composition-, en perçant la peau , donnant accès à l’air, détruisant les tissus , etc.
Age. La constitution est plus humide dans l’enfance, plus sèche dans le vieillard ; aussi le corps de ces derniers se pulrifle-l-il bien plus lentement.
Sexe. La même remarque s’applique au sexe, l’organisation de la femme se rapprochant davantage de celle de l’enfant.
Maigreur ou obésité. Ces deux états ont leur résultat écrit dans les lois générales précédemment exposées.
Nature des milieux où se trouve le cadavre. Voici l’ordre de leur influence sur la rapidité de la pulréfaclion : 1° l'air humide à + 15°; 2° le fumier; 3° l’eau; surtout si on la renouvelle fréquemment ; 4° la matière des fosses d’aisance ; o° la terre.
Nature du sol. Les expériences de Lernery, Geoflroi et Hunaud, auraient conduit ces savans, selon Thouret,
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à admettre que les différences de la marche de la putréfaction dans la terre, dépend de la facilité du terrain à absorber ou à transmettre les gaz ; d’après ce principe, le sable favoriserait le plus la décomposition des corps, et les terres argileuses et compactes la retarderaient. MM. Orfila et Lesueur sont arrivés à des résultats contraires ; et il paraît en effet démontré que le sable et les terrains secs s’opposent mieuv à la putréfaction que tous les autres; tandis que la terre végétale , de terreau la facilitent.
Profondeur de la fosse. Plus la fosse est profonde , moins la décomposition est rapide. — Si le corps était seulement recouvert d'un peu de terre, il serait exposé aux influences atmosphériques, et il se putréfierait beaucoup plus vite.
Vétemens. — Bière. L’air étant le principal agent de la fermentation putride, on comprend l’influence du vêtement et des b' ères qui entourent le cadavre. Il y a , en effet , une grande différence dans la rapidité de la putréfaction selon que le corps est enterré nu, ou revêtu d’une serpilière, d’une chemise, enfermé dans une bière de bois mince ou épais , de bois léger ou résistant , de plomb , etc.
Intégrité ou mutilation des corps. Par la même cause , les corps uverts , ou dont la peau et les cavités ont été percées , incisées , elc. , se décomposeront beaucoup plus v
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