DE D’ASPHYXIE
poitrine avec difficulté de respirer, de la céphalalgie , quelques nausées, et un accablement général : ayant I heureusement reconnu à temps la cause de cesaccidens, i il se fit frictionner tout le corps avec une solution de i chlore , moyen qu’il avait déjà répété plusieurs fois avec i succès , et qui détermine dans cette circonstance , outre • son action chimique , des sueurs abondantes et fétides : lie lendemain, il ne restait qu’un peu de lassitude, qui i ne tarda pas à disparaître. Cet acide a bien moins d’ac- 1 tion sur la peau que sur les poumons , ce qui dépend i du moindre degré d’absorption ; l’on sait qu’il est em- I ployé en solution dans l’eau pour guérir les affections < cutanées.
Asphyxie par les gaz acides sulfureux, nitreux, hydrochlorique , gaz ammoniac, le chlore , l’hydrogène, l’hydrogène carboné, arsénié, etc .
Il suffit de connaître chimiquement ces gaz pour éta- 1 blir leurs principaux caractères. La plupart sont très irrilans, et déterminent de la toux, des hémoptysies, etc. Tous agissent en outre négativement, ou par défaut d’oxigène. Le gaz protoxide d'azote , appelé aussi gaz. hilariant , produit d’abord de l’excitation, et le rire chez quelques individus; mais on sait l’histoire du I professeur Vauquelin , qui perdit connaissance après i en avoir respiré, et dont les premiers mots, en revenant i à lui , furent qu’il avait horriblement souffert.
Je ne sache pas que l’action de ce gaz ait jamais fait
DE i’ASPHl'XiE.
le sujet d’un rapport médico-légal, on pourrait tout au plus se trouver dans le cas de prononcer que la mort aéLé accidentellement produite par l’actioa de l’un d'eux, sur quelque jeune chimiste imprudent.
COMBUSTION SPONTANÉE