EXPÉRIENCES SUR UES
pêchent souvent d’en tirer des conclusions certaines.
1° Diverses précautions sont nécessaires pour que les expériences ne soient pas frappées de nullité. Il faut que les matières que l’on porte dans l’estomac des animaux ne puissent être rejetées, et qu’elles ne soient pas mélangées à des substances étrangères , quelquefois susceptibles de les décomposer et d’en altérer les effets délétères sur l'économie.
Pour satisfaire à ces conditions, on met à découvert, à la région cervicale , l’oesophage d’un chien sur lequel on opère, et qui doit être choisi vif, bien portant, et à jeun depuis huit ou dix heures ; les nerfs et les vaisseaux voisins seront ménagés, afin de ne pas aggraver l’opération. On passe ensuite une ligature autour de ce conduit, afin de l’attirer hors de la plaie; et, l’incisant dans une petite étendue, on y introduit le bec d’un entonnoir en verre, dans lequel on verse les liquides que l’on croit empoisonnés ; si les matières sont solides, on peut les introduire de la même manière, après les avoir divisées et les avoir mêlées à de l’eau distillée, si elles étaient en poudre ; ou bien , comme le conseillent quelques auteurs, les envelopper dans de petits Gornets de papier très mince , et les pousser par la plaie dans l’intérieur de l’œsophage; on lie ensuite ce conduit au dessous de la plaie, et l’on abandonne l’animal, certain que les substances portées dans l’estomac y resteront sans aucun mélange.
Des expériences directes ont appris qu’aucun accident grave ne suit immédiatement cette opération, les