VII. En disséquant attentivement la tête, nous trou
! àmes une très légère ecchymose vers la protubérance ccipitalc externe , les os se touchaient par leurs bords, xceplé dans les fontanelles, ils ne présentaient aucune raclure ; en suivant la plaie de l’oreille, on reconnut rue la tige métallique qui l’avait faite avait pénétré dans e crâne , en brisant la partie supérieure du cercle oseux qui soutient la membrane du tympan, et en passant linsi entre la portion pierreuse du rocher et la portion cailleuse du temporal ; la dure-mère était perforée, elle erveau désorganisé dans une assez grande étendue, taes traces de la lésion démontraient que la tige ou ai-
rapport».
guille métallique avait été portée en différens sens, eh cl particulièrement d’avant en arrière. Toutes ces parties étaient baignées de sang, dont on trouvait uni assez grande quantité épanchée sur le rocher et à h base du crâne, où il formait des caillots épais.
VIII. Le cervelet et la moelle épinière étaient dam l’état normal.
Nous croyons devoir conclure de ces observations :
1 Que cet enfant est né viable , à terme , et bien constitué, ainsi que le démontrent l’étal des os du crâne, la présence des cheveux, la perfection des ongles, la hauteur du cordon ombilical, la descente des testicules; la longueur et la pesanteur totale du corps.
2° Qu'il a vécu et complètement respiré: les épreuves pulmonaires ne laissent ici aucun doute.
.5° Qu’il est mort fort peu de temps après sa naissance, comme le démontrent l’enduit sébacé de la peau, la mollesse du cordon ombilical, la non-exfolialion de l’épiderme, la grande quantité de méconium trouvée dans le gros intestin.
4° Que la cause de la mort a été l’introduction dans le crâne d’une tige métallique, préalablement chauffée, avec laquelle le cerveau a été désorganisé et ses vaisseaux déchirés, ce qui a occasioné l’hémorrhagie.
b° Que la présence des vésicules sur le trajet de la plaie, l’épanchement du sang et sa "ormation en caillots établissent que la blessure a été faite du vivant de l’enfant.
En foi de quoi nous avons signé le présent rapport ,
qque nous certifions conforme à la vérité ; et aux princbipes de l’art.
A ce
VIIe Rapport.
Défloration et viol.
Nous soussigné, docteur en médecine de la Faculté
ele demeurant à , sur la réquisition
e M. le procureur du roi, qui ncus a été signifiée par lf. B***, huissier, nous sommes transporté , aujourd'hui, 17 juillet 1523, à huit heures du matin, rue ee. ...» n° ... , accompagné de M. le commissaire oolice H***, afin de visiter la fille de M. G***, âgée e seize ans, que l’on nous a dit avoir été violée la veille uu soir, à dix heures.
Etant arrivé chez M. G***, l’on nous fit entrer dans 4 chambre de mademoiselle G***, que nous trouvâmes iu lit, et se cachant la figure. On nous raconta que i veille elle s’était laissée entraîner sous de faux prêtâtes dans la chambre de M. T***, âgé de..., qui, Drès lui avoir fait des propositions infâmes, en avait nousé, après l’avoir frappée et maltraitée, et l’avoir | enacée de la mort.
Ayant obtenu de la jeune fille la permission de la
rapports.
visiter, nous remarquâmes qu’elle était assez l'ornit pour son âge , mais très délicate, et paraissant tri craintive; tout annonçait que sa santé habituelle éla parfaite.
Nous avons remarqué sur les bras, la poitrine et h membres inférieurs, plusieurs ecchymoses récentes quelques unes étaient réunies, et présentaient aux bra l’impression des doigts, tandis quelles étaient plu larges et séparées sur les cuisses, où elles avaient ét à ce qu’il paraît déterminées par l'impression du poin et des genoux.
Ayant fait coucher mademoiselle G*** sur le bor de son lit, il fut facile de constater que toute la vulv était tuméfiée, et il s’en écoulait un liquide muqueu et d’un blanc jaunâtre, les grandes lèvres étaient rouge et comme accolées, les petites étaient gonflées, trè rouges, et offraient des traces de déchirures encori sanguinolentes et recouvertes de mucus.
L’hymen avait été déchiré, les lambeaux étaient distincts et sanglans ; la muqueuse vaginale, profondément ridée, était enflammée et conluse ; toutes ce! parties étaient douloureuses, et des taches rougeâtres répandues sur les pubis, les fesses, et la partie supérieure et interne des cuisses, indiquaient des violences récentes.
Ayant demandé à examiner les vêtemens que portait la veille la demoiselle G***, on nous les apporta ; la chemise était teinte de sang dans plusieurs endroits ; et l’on observait également des taches grisâtres, peu
épaisses, mais assez résistantes, qui rendaient le linge aide et comme empesé. Les ayant mouillées, elles répandirent une odeur spermatique très prononcée, et na les approchant du feu, elles prenaient une teinte muve fort distincte : voulant ne laisser aucun doute sur ns caractères de cette matière, nous en recueillîmes îuie petite quantité dans une capsule de verre. Elle formait des flocons et des espèces de nuages , au milieu eî l'eau distillée qui les tenait en suspension , et qui îait devenue alcaline ; nous la fîmes évaporer, et il ■ista un résidu de couleur fauve, qui, repris à froid par îuelques gouttes d’eau distillée , ne fut dissous qu’en îurtie, et laissa une substance d’un gris jaunâtre et u anime glutineuse, qui disparut en ajoutant à la liqueur ü n peu de potasse caustique; faits qui nous ont paru È! b ; nature à ne laisser aucun doute sur la présence du te «terme.
Aussi croyons-nous pouvoir conclure de l’existence i!' es contusions et des ecchymoses observées, de l’état é- ts-mentionné, des parties génitales et des taches de ce! ng et de sperme répandues sur ses vêlemens, qu’un e olaété commis sur la personne de mademoiselle G***, p En foi de quoi nous avons donné le présent rap- ,«i urt.
A Paris, le 17 juillet 1825.
•mi
VIIIe Rapport (1).
Prévention de viol mal fondée.
Nous soussignés, docteurs en médecine de la Faculté de Paris, professeurs, etc., demeurant à . . . , sur la réquisition de l’autorité , nous sommes transportés aujourd’hui . . . , rue . . . . , n° . . . , assistés d’un commissaire de police , à l’effet de visiter la fille de M. M***. âgée de quatre ans , qu’on soupçonne avoir été déflorée , et in ectée de la maladie vénérienne.
Arrivés en ladite maison , dans une chambre au troisième étage, nous avons trouvé cette enfant alitée, se plaignant de douleurs, d’ardeur et. de pesanteur aux parties génitales, de maux de tète, de coryza, de difficulté de respirer, de douleurs vagues dans la poitrine, et de quintes de toux très pénibles. La jeune malade, pâle et délicate, avait le pouls 'fébrile, la peau chaude et halitueuse, le visage rouge et gonflé, les yeux larmoyans.
(l) Extrait d’un rapport fait à la Faculté de me’d<cine le 2 juin 1 8 1 /) , au nom d’une commission, cumpose'e de MM. les professeurs Leroux, Dubois , Desormeaux, Dupuytren (rapporteur), commission nomuiëe par la Faculté, li 1 occasion d’une question de viol qui lui avait e'te' adressée par le pre'fet de police (Briant), Manuel de mcdocine legale.
Nous avons procédé à l’examen des parties génitales, t nous avons observé qu’elles étaient rouges, gonflées, ouloureuses ; que l’orifice du vagin était dilaté, que il membrane hymen n’existait plus, qu’il s’écoulait par t vulve un liquide blanc jaunâtre , comme granuleux, l’une odeur désagréable, et formant en se desséchant, uar la face interne des cuisses , des croûtes jaunâtres Il luisantes ; qu’il y avait à la face interne des grandes vvres de petits ulcères assez profonds , à bords rouges l. irréguliers, recouverts d’un liquide séreux, opaque , ■ssez consistant, mêlé de sang, et formant aussi des routes.
I De ces observations il résulte que , d’une part , des mptômes locaux semblent indiquer, sinon un viol ansommé , du moins l’introduction d’un corps quelconque dans les parties génitales ; que, d’un autre côté, îlstte enfant , pâle', faible, délicate, paraîtrait atteinte uune affection catarrhale à laquelle on pourrait peutne attribuer ces divers symptômes.
’ Nous penchons d’autant plus en faveur de cette derère opinion, que la saison et la constitution atmo- )hérique prédisposent ù ce genre de maladie; que îaque année on apporte à nos consultations de petites les qui présentent tous les symptômes énumérés ci- J -issus , et indépendans de toute violence.
’INous ajouterons : 1° que la rupture de l’hymen, soit
' l’elle paraisse recente, soit qu’elle paraisse ancienne, iul être produite par un grand nombre de causes dif— rentes, sa ne qu’on puisse déterminer à laquelle de
rapports.
ces causes ou peut l’attribuer ; 2» que la phlogose d
eranrlps ni . 1 ,ususc u
grandes et des petites lèvres étant un effet ^ de toutes les inflammations des parties génitales exte nés, on ne saurait la regarder comme une preuve , violence; 3° que l'ecchymose est elle-même très fr, quemment un résultat de l'inflammation dans les tiss. éminemment vasculaires, comme l'est celui de la vulv 4° qu’un écoulement jaunâtre, verdâtre ou sanguim ent, indique plutôt un degré de l’inflammation , que cause de cette inflammation; 5° que la dilatation c 1 oiifice vaginal peut être un effet du relâchement d. parties, aussi bien que celui d’un effort, fait poi introduire un corps étranger dans ce canal.
D’apres toutes ces considérations , nous dirons qu rien ne prouve qu’il y ait eu viol ni défloration ; qui selon toute apparence, cette petite fille n’est affecté
que d un catarrhe, qui pourra céder à un traitemer rationnel.
En fo' de quoi nous avons dressé le présent rapport que nous certifions conforme à la vérité et aux principe de Part.
A Paris, ce 2 juin 1815.
IXe Rapport.
Asphyxie par submersion.
^ous soussigné, etc., etc., sur la réquisition de etc.,
Iitc. , nous sommes transporté aujourd’hui , 8 octobre s829, à 8 heures du malin, à la Morgue, à l’efTel de vider le corps d un individu qui y avait été déposé depuis elc. , etc. A notre arrivée, on nous apprit que le ■ orps avait été trouvé dans la rivière, engagé sous un ;rain de bois au delà du Pont-Royal, et Ion ne put nous oonner aucun renseignement sur l’époque et les causes P5 ,a mort de cet individu, que personne n’avait réclamé. I Procédant sur-le-champ à l’examen dont nous étions îargé, nous avons fait les remarques suivantes :
I. Le corps, de cinq pieds trois pouces et demi de iQuteur , présentait peu d’embonpoint, mais était fort bien musclé; le front est large et élevé; les cheveux aurts et châtains; le nez droit et aquilin ; la peau offre coloration naturelle dans toute son étendue, à l’exrption de la paroi abdominale, où elle présente une igère teinte verdâtre. A la paroi thoracique latérale du té gauche, on aperçoit une plaie contuse très superîelle , entourée de tuméfaction et de quelques points ntus et ecchymosés ; une large cicatrice, presque msversale et déjà ancienne, existe sur la face dorsale 1 avant-bras droit, et est la suite d’une blessure par Animent tranohant. Du sable et de la vase se voient
ns le creux des mains, et entre les ongles et la peau 'S doigts.
III. Les dents, au nombre de trente-deux, sont belles sans aucune trace de carie ; la barbe est rare et de couleur des cheveux ; les favoris commencent sculesmt à paraître.