C^8HI
I atome d’oxigène — i atome d’acide henz -ïque
-fO);
1 atome de soufre. — i atome de sulfure de benzoïle
2 atome de chlore — i atome de chlorure de benzoïle
(C28 ii^o q2 ).
6® Un assez grand nombre de substances organiques peuvent être représentées dans leur composition par 2 corps , exemple :
L’aeide acétique par de Tacide
carbonique et de l’acétone = C* O ;
L’éther, par de l’eau et du bi-
carbure d’hydrogène 0=C^ O, etc.
7° Selon M. Dumas, un corps hydrogéné, soumis à l’action déshydrogénante du cliiore , du brome, de l’iode , de l’oxigène, etc., gagne, par chaque atome d’hydrogène qu’il perd,
I atome de chlore, de brome , d’iode, et 1/2 atome d’oxigène.
La même règle s’applique à un corps hydrogéué qui contient de l’oxigène.
Si le corps hydrogéné renferme de l’eau , celle-ci perd son li>drogène sans que rien le remplace; mais, à partir de ce point, riiydrogène enlevé se trouve remplacé comme il vient d’être dit : la loi que nous venons de présenter est connue sous le nom de théorie des sub.^titntions.
Propriétés physiques, — Toutes ces substances sont solides ou
CHIMIK.
liquides, à la température et sous la pression ordinaires. Parmi elles , les unes sont fixes, les autres sont volatiles , sans décomposition, exemple le camphre, l’alcool.
Quant aux autres propriétés physiques, elles sont trop variables pour être exprimées d’une manière générale.
Propriétés chimiques. — Toutes ces substances, exposées à une chaleur rouge-blanc, se décomposent et fournissent de l’oxide de carbone, de rhydrogène carboné et du charbon. Si la chaleur est moins forte, et si surtout on ne fait pas passer les produits gazeux à travers un tJihe de porcelaine incandescent, alors d’autres produits s’ajoutent aux prérédents; en effet, il se forme de l’eau, de Tacide acétique , de l’huile, du goudron.
• On remarque que les produits les plus oxigénés, eau et acide acétique, se forment les premiers, puis l’acide carbonique et l’oxide de carbone , et que ce n’est qu’à la lin que se forment les produits hydrogénés (i).
Quand la subsîance est riche en oxigèiie, elle donne lieu à beaucoup d’acide et d’eau , tandis que celles qui sont riches en hydrogène et en carbone donnent beaucoup d’huiles et d’hydrogène carboné.
Si, au lieu de chaufferies substances à une température élevée, on les chauffe avec soin et à une température constante qui varie entre i5o et M. Pelouze a vu qu’alors beaucoup de ces
substances se transformaient en eau , en acide carbonique et en un autre corps, qui, le plus souvent, se sublime à la voûte de la cornue où se fait l’expérience; M. Pelouze dit alors que la distillation est blanche.
L’air et l’oxigène secs sont sans action sur les substances organiques. S’ils étaient humides, leur décomposition aurait lieu et lise formerait de l’eau et de l’acidecarbonique. Chauffées avec l’air ou l'oxigène, ces substances se décomposent beaucoup plus \\te en formant les mêmes produits et donnant lieu à un dégagement de calorique et de lumière. C’est un phénomène de vraie combustion.
Les substances organiques dans lesquelles l’oxigène domine sont en général peu altérables par cet agent.
(i) Cependant tous les produits passent en même temps parce que la dialeur n’étaut pas la même daus toute la masse, la décomposition finit dans une couche quand elle commence dans une autre, 0
Le soufre et le pliospliore se dissolvent dans les huiles, et l’alcool siirloul à chaud, d’où ils se déposent par refroidissement sous forme de cristaux.
Le chlore attaque toutes les substances organiques , a ! exception de quelques acides, en s’emparant d’une partie de leur hydrogène, et formant de l’acide chlorhydrique. Yoilà pourquoi il réduit les couleurs végétales.
Le brome et l’iode agissent de la même manière, mais avec moins d’énergie.
Le potassium et le sodium peuvent s’emparer de 1 oxigène de toutes les substances qui en contiennent , et donner lieu à des produits peu étudiés.
L’eau dis*:out beaucoup de ces substances; il est remarquable qu’elle dissout de préférence les plus oxigenees , telles sont les acides végétaux , la gomme, le sucre, etc. , pendant quelle ne dissout que fort peu de substances dans lesquelles 1 hydrogène prédomine.
L’alcool et l’éther dissolvent beaucoup mieux les corps dans lesquels l’hydrogène et les carbones sont prédominants, tels que les huiles, résines, etc. , tandis que les acides s’y dissolvent mal.
L’acide .sulfurique agit sur elles d’une manière très variée. Quelquefois il se combine av»^ c elles ; souvent il les décomposé en occasionnant la forniation d’une certaine quantité d eau aux dépens de leur principe, et les transforme en d’autres matières. Par exemple , quand on le chauffe avec de 1 alcool, en enlevant à celui-ci une portion de son eau , il le transforme en éther. Enfin lui-même peut sedéromposer tout en décomposant les substances avec lesquelles il réagit.
L’acide azotique décompose presque toutes les matières organiques, soit à froid, soit à chaud (i) ; en même temps il se décompose lui-même, cède son oxigène à l’hydrogène et au carbone de la substance, qui .se transforme en eau et eu acide carbonique , et [lasse à l’état d’acide hypo-azotique , ou d’oxide d’azote , ou d’azote, tandis que la substance se transforme en divers acides , dont l’un est presque toujours de l’acide oxalique ; voilà ce qui arrive pour le sucre, l’amidon, le ligneux, etc. De plus, il se forme de l’acide oxalbydrique. La gomme, le sucre de lait , l’acide pectique donnent de l’acide miiciqueetde l’acide oxalique.
(i) Selon AI, Erdinann, cet acide e«t identique avec l’acide métatartrique.
CHIMIE
Les bases se combinent bien aux divers acides organiques. De cette combinai.son , qui se fait toujours en vertu de la loi des proportions multiples, résultent des sels qui pour la plupart sont rristalÜsables et bien définis; d’autres, au contraire , ne cristallisent que confusément.
Quelques oxides méla'lique.s sont décompo-^éspar les substances organiques à une température élevée, et il en résulte de Tacide carbonique qui se forme aux dépens de l’hydrogène et du carbone de la substance organique. L’oxide de cuivre, par exemple , est souvent employé pour décomposer et faire l’analyse de ces substances. Si l’on ne fait que chauffer à une température peu élevée les corps gras avec les oxides de la première section, on les transforme en acides stéarique^ margarique, oUique ^ et eu nue matière appelée L’acide formé, en
s’unissant à l’oxide, donne lieu à ce que l’on connaît sous le nom de savons.
Beaucoup de substances organiques, chauflées avec de la potasse ou delà soude à une température de ï5o à 200 degrés, se décomposent en donnant lieu à la formation d’acide oxalique qui se combine avec Talcali.
Enfin les substances organiques, excepté Tacide oxalique et l’acide formique contenant plus d’hydrogène et de carbone qu’il n’en faut pour faire passer leur oxigèue à l’état d’e«uu et d’acide carbonique, peuvent désoxigéner beaucoup de sels; c’est en effet ce qui a lieu; aussi vient-on à cbauîfer un sulfate avec une matière organique, qu’il se forme un sulfure. Si les sels appartenaient à la dernière section , le métal serait même réduit.