DIXIEME PARTIE
ATÎATOMIE ET PHYSIOLOGIE AEGFTALIS.
£0 Qu est-ce que le végétal ? Qua~t~il de commun avec Tanimai. et le aiinéral.^ En quoi diffère-t*il de Vun et de Vautre ?
II^TRODUCTION.
On donne le nom de plante ou de végétal [megetabile, planta)^ et dans les compo>és grecs , hotanê ^ hotnnos , à un être organisé et vivant dépourvu de sentiment et do mouvement volontaire. Nous avons indiqué , dans l’introduction à l’Hisloire naturelle, les caractères communs et différentiels avec l’animal et le minéral {moj-ez page 5ü5j.
La botanique est i’hisloire naturelle du règne végétal. Celle étude est si vaste qu’elle a besoin d’èlre divisée en plusieurs branches. Les végétaux doivent d’abord être étudiés par le naturaliste en tant qu êtres distincts les uns des autres ^ qu’il s’agit de reconnaître, de décrire et de classer ; celte branche de la science retient le nom de botanique proprement dite.
Elle se compose de ^lossologie ou de la connaissance des termes par lesquels on désigne les organes des plantes ; 2" de la taxonomie, on de la théorie des classifications appliquée au règne végétal ; 3® de la phytographie , ou de l’art de décrire les plantes.
Les végétaux peuvent encore être étudiés , en tant qiVêtres organisés et vivants. Celte étude porte le nom de physique 'uégêtaie, Elle comprend 1'* réfude de la structure des orgvnes des
HISTOIRE NATÎTRELLE.
plantes , qu’on nomme anatomie végétale , ou Vorganographie ; a® l’étude du jeu ou des fonctions de ces mêmes organes , considérés dans leur état de santé , ou la physiologie 'végétale ;
Eexamen des dérangements qui peuvent survenir dans [les fonctions des plantes, ou, en d’autres termes la pathologie 'végétale ; 4® l’examen des causes physiques qui , modifiées par la nature particulière des êtres, déterminent chacun d’eux à vivre dans un lieu déterminé, ou la géographie botanique,
A ces deux parties , qui constituent réellement toute la théorie de la science , on doit en joindre une troisième , savoir : l’étude des rapports qui existent entre les végétaux et l’espèce | humaine, ou X^hotanique appliquée ; elle comprend i® la botanique agricole ; 2® la botanique médicale ; 3® Xd^botanique économique et industrielle ; 4® la botanique historique , etc.
2® NOMMER, DÉFINIR, DÉCRIRE, SELON l’oRDRE DE LEUR APPA- RITION, LES ORGANES SIMPLES OU COMPOSÉS DE L.\ VÉGÉTATION ET DE LA REPRODUCTION.
La méthode la plus naturelle à suivre pour l’étude de cette partie de la botanique est, sans contredit, celle qui consiste à traiter les organes d’après l’ordre de leur développement. Aussi ©st-ce celle que nous nous proposons de suivre.
Lorsque l’on met ui e graine dans les circonstances convenables à la germination, on voit que, dans la plupart des cas, la partie de l’embryon qui se développe la première est la radicule, puis la tigelle s’allonge pour élever hors de terre les premières feuilles. Oa voit donc que c’est la racine qui commence par se développer, puis la tige, puis les feuilles. Ces trois organes, ainsi que beaucoup d’autres dont nous parlerons en meme temps, composent tout le système végétatif de la plante.
Puis, arrive une deuxième période où des organes nouveaux ( se développent; ce sont ceux de la reproduction; nous y revien- j
drons plus tard. ^ \ •
Nous allons donc commencer par traiter des organes de la végétation ou de la nutrition.
iftOTANIQUf..
• i^tXTION PREMIÈRE.
OKGAIfES BE TA ITGTRTTION OO BE IA vÉ.iiTETIOTT.
vpfrétalion sont ceux auxquels la nature a
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vrilles.
de la racine.
irémile inferieur^ , et c I pendant que
ronslamment en sens mven
la racine tend » ^ ^e caractère, on peut en
Vautre qupeui servir à la distinguer, c’est que, exjoindre un ^ j H «rend jauiais une couleur verte ,
ir^irqietr^utl^'aÆdes^èg^ p.ennent cette cou-
sont munies de racines; il faut en excepter
ÜeTrSÎr^t le plus souvent implantées veut à plantes aquatiques
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' ^ fl A rapines • les unes enloncees dans la ^asE ei {
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V implantent leurs racines : tels sont les lichens.
• Dans quelques végétaux (élus, a rosea,
racines qui les termiueul . le é qui se dirigent vers
d'un point plus ou moins eleve de la ti^e et qui 5
ÎIISTÜTRE ISATHRELLE*
la terre pour s’y enfoncer; on leur a donné le nom de racines aériennes ou adveiitives,
Àfin de ne point confondre la racine avec certains autres organes, on ne doit considérer comme de véritables racines que celles qui, dans la terre, représentent, par leurs fonctions et leur position, les feuilles naissant sur les dernières ramifications de la tige. Ainsi, selon M. Richard, les corps qui méritent le mieux le nom de racines sont les fibres que l’on nomme le chevelu.
Les racines peuvent être produites par dilférentes parties des végétaux, en général ceux qui concourent à la nutrition; en effet, que l’on enfonce en terre une branche de saule ou de peuplier, au bout de quelque temps son extrémité inférieure sera chargée de radicules, qui proviennent soit de la tige, soit des bourgeons des feuilles, qui, en raison du milieu où elles se développent, prennent les caractères des racines. Ces racines peuvent être appelées accidentelles.
Les racines offrent à considérer trois parties: le corps ou
partie moyenne, de forme et de consistance variée, c’est la plus volumineuse; a» le collet ou nœud 'vital ^ c’est le point ou la ligne de démarcation qui sépare la racine de la tige, c’est pf;ur quelques botanistes la partie la plus essentielle ; 3® les radicelles ou le chevelu^ formées par les ramifications plus ou moins déliées qui terminent la racine.
On peut reconnaître, d’après leur durée, des racines annuelles, hisannuelles , 'vivaces et ligneuses.
Les racines annuelles appartiennent aux plantes qui , dans l’espace d’une année, naissent, fructifient et meurent; tels sont le blé, le coquelicot (papaver, rhœas) , etc.
Les racines hisannuelles , sont celles des plantes cjui exigent deux années pour se développer entièrement (daucus carota).
Par racines 'vivaces , on entend celles qui, durant un nombre indéterminé d’années , poussent des tiges ligneuses ou herbacées qui se développent et meurent tous les ans (i).
Enfin, les racines diffèrent des précédentes par une consistance plus solide, leur tissu ligneux et la persistance de la tige qu’elles supportent.
Par rapport à leur forme et à leur structure les racines sont :
(i) Cette division est sujette à varier sous rinflucnce du climat et de la culture.
IIOTANIQUIÎ.
Vivotantes, quand elles s’enfoucent perpendiculairement en terre (rave, carotte, etc.). Ces racines sont particulières aux plantes dicotylédones.
Fibreuses, quand elles se composent de beaucoup de libres simples ou rameuses (palmiers, etc.); eUe.s sont particulières aux
monocoiylédones. ^ .
Ttibérifères , lorsqu’elles présentent, sur differents points de leur étendue, des tubercules ou corps charnus qui ne sont que des amas de fécule amylacée, réservée pour servir de nourriture au végétal (topinambour, pommes de terre, etc.); elles appaitiennent exclusivement aux plantes vivaces.
Bnlbifères , quand elles sont lormées par nn tubercule mince et aplati, nommé plateau, k la partie inférieure de ce plateau naît une racine fibreuse, tandis que la partie supérieure suppoite iiQ bourgeon de nature particulière, formé de beaucoup d’écailles ou de tuniques appliquées les unes sur les autres. C est ce bourgeon qu’on appelle bulbe ou oignon, ^
Nous ne parlerons de Torganisation de la racine qu en traitant de celle de la tige , car elle est la même. Quant à ses usages, on sait que plusieurs sont employées à la nourriture de l’homme et des animaux, que d’autres servent en teinture et que beaucoup sont employées en médecine.